Kampot et la douceur de vivre.

Dimanche 29 octobre

On dit que la province de Kampot est l’une des destinations les plus attirantes du pays, villages décontractés, paysages luxuriants, des grottes mystiques et son poivre considéré comme le plus raffiné sur la planète (oui Martine promis je pense à toi 😉). Nous avons décidé de nous abandonner dans cette région pendant 4 jours.

Notre point de chute sera la cité de Kampot, nous avons trouvé une chambre dans un hôtel bon marché au Borey Vatanac Guesthouse à côté du centre. Le meilleur moyen pour explorer ces merveilles en toute liberté est le scooter, il faut juste que je ne me trompe pas de côté, nous roulons à droite ici 😊

Nous arrivons à Kampot dans l’après-midi avec un mini bus de la Compagnie Sorya. Quand nous avons réservé nos billets sur le site Camboticket nous avions vu le trajet Phnom Penh-Kampot en express. On peut effectivement considérer ce trajet « express » mais sécurisant pas du tout !! Ici au Cambodge, il roule vraiment n’importe comment ! Ludo n’en revenait pas, moi j’ai préféré ne pas regarder la route…

Quel plaisir de retrouver cette douceur de vivre et le calme en dehors de Phnom Penh, moins de klaxon, moins de monde dans les rues, moins de scooter sur les routes, nous pouvons même traverser la route plus sereinement ; nous nous sentons ici comme dans une ville de bord de mer au mois d’avril. Il y a bien quelques touristes mais ils se fondent dans le paysage.

Ce soir, nous découvrons une autre vie au bord de ce fleuve bien moins impressionnant que le Mékong ; le coucher de soleil qu’il nous offre le rend néanmoins tout aussi magique.

 

Le long des quais, des péniches qui offrent détente et plaisir de vivre. Nous montons sur l’une d’elles et nous ferons ce soir notre plus belle rencontre de nous séjour ici, cette péniche deviendra aussi notre « Mojito Time » de nos fins de journée 😊

Elle est tenue par une jeune fille, la vingtaine, très agréable qui parle bien anglais. A bord ce soir, il y a aussi sa maman, ses 2 jeunes frères et sa sœur. Jonas et Lily s’avancent, le tour est joué ! Un jeu de dé, un puissance 4, quelques gestes pour se comprendre et des rires !

 

Au bord du fleuve beaucoup d’autres péniches offrent pour 5$ par personne une croisière sur le fleuve avant la tombée de la nuit. Nous préférons rester là dans cette ambiance familiale, on s’y sent un peu chez soi.

 

Lundi 30 octobre

Aujourd’hui nous explorons les alentours de Kampot. Ludo a loué 2 scooters la veille pour nos trois jours ici ; question budget et liberté c’est ce qu’il y a de mieux. La location d’un scooter nous revient à seulement 4€ par scooter pour la journée. Nous nous sommes renseignés pour aller jusqu’à Kep mardi, en tuk-tuk, il faut compter 25$, le calcul est vite fait. Nous serons donc des « riders » ces 3 jours. Jonas entamera même sa conduite accompagnée 😉

Les alentours de Kampot sont riches : montagnes, villages, rizières, rivières, temples et grottes… Mathilde, notre amie nantaise qui a vécu ici pendant 1 an, nous a conseillé de passer plusieurs jours ici, elle disait qu’il y faisait bon vivre, je sens qu’elle avait raison !

Ce matin, nous avons choisi d’aller jusqu’aux rapides de Tek Chhouu. Plus une rivière que des rapides, cet endroit est apprécié par la population locale qui aime venir ici pour se rafraîchir et partager un moment de détente nous a-t-on dit.

C’est facile à dit Ludo ! On passe le vieux pont, 1ère à droite, ensuite à gauche et toujours tout droit pendant… je ne me souviens plus  😉

La route file droit vers la montagne, le paysage est toujours aussi vert, la montagne en toile de fond, l’ambiance change. « Toujours tout droit ! » Oui mais là il y a un péage improvisé au milieu de la route « 1$ please ! » Nous devons payer pour continuer notre route jusqu’aux rapides. Quelques kilomètres plus loin, nous apercevons une rivière en contrebas, nous continuons et arrivons dans un village en bord de route. Des cabanes en bois ouvertes sur pilotis et des échoppes bordent la rivière. Nous devons être arrivés. C’est le cas !

Il suffit de descendre à pied derrière ces cabanes pour découvrir les rapides.

 

Au bord de l’eau, une famille de cambodgiens est installée. Cela ressemble à une réunion de famille, un homme âgé est tout vêtu de blanc. On s’interroge, une cérémonie sûrement mais laquelle ?

Nous cherchons et découvrons qu’ici au Cambodge, certains moines bouddhistes peuvent revêtir une tenue blanche lors d’une ordination, ils doivent au préalable se raser la tête et respecter les 10 préceptes des lois bouddhistes ; il y a aussi les nonnes qui sont vêtues de blanc mais pour elle c’est leur tenue quotidienne contrairement aux bonzes qui sont habillés avec leur tunique orange (couleur de l’illumination et de la joie nous confie un guide).

Les nonnes ne suivent pas les 10 lois bouddhistes comme les hommes car elles sont trop rudes nous explique-t-on. Elles participent à la vie des pagodes, vivent dans le respect de certains de ces préceptes mais ne peuvent être considérées comme les moines. « C’est trop nul, ce n’est pas normal ! Elles devraient pouvoir avoir les mêmes droits ! » dit Lily, ma petite féministe préférée 😉

« Maman, on peut se baigner ?! » demandent Lily et Jonas en cœur. Mais bien sûr ! Dans la rivière, des enfants sont déjà dans l’eau, ils s’éclaboussent, se poussent, rient, une scène joyeuse et enfantine s’offre à nous

 

Plus timides qu’en Indonésie, les jeunes cambodgiens n’osent pas s’approcher des enfants, Lily s’y tente, un papa parle à ses enfants et leur dit de venir, ils refusent. Lily est déçue. Je n’explique pas cette différence d’attitude, il me semble qu’il y a comme une certaine crainte, toujours un peu de curiosité mais avec une barrière qu’on n’avait pas ressenti en Indonésie.

Je m’installe dans un hamac au bord de la rivière et profite moi aussi de cette pause « cambodgienne », à côté de nous une nouvelle famille arrive, toujours ces 3 générations ensemble, un grand-père au visage si marqué et à la fois si serein, un papa joueur avec son petit garçon, et une petite fille qui partage avec sa grand-mère une toilette coquette 😊

Ils paraissent tellement joyeux, la vie semble simple quand on les regarde et pourtant leur quotidien est tout autre.

 

 

Il est 12h et nous décidons de manger dans un des stands qui longent la route au bord de la rivière.

Des feuilles de bananiers grillent sur de la braise, dedans… surprise ! Je suppose qu’il y a des bananes. J’en achète une, je goûterai. Un peu plus loin, une dame est assise à un stand, il me semble qu’elle mange une soupe ? Je lui demande si c’est bon. Nous nous installons et en commandons. « C’est une soupe à quoi maman ?! » Je ne sais pas, il y a des pâtes, c’est sûre mais le reste… On verra bien ! En attendant, je découvre l’intérieur de ma feuille de bananier, cela ressemble bien à une banane mais en beignet, c’est juste exquis ! Le beignet est fait avec un riz gluant fris. Ludo goûte et s’empresse d’aller en acheter deux de plus. Nos découvertes culinaires ne sont pas aussi étranges qu’à Phnom Penh, je repense aux œufs à la cambodgienne en disant cela 😉

 

« C’est trop bien papa ici ! On pourra revenir ?! » Nous sommes d’accord, l’endroit vaut le détour et même avec un péage « improvisé » à 1$ !

Pendant que nous mangeons nos soupes aux nouilles, germes de soja et jambon de … (on ne sait pas quoi) ; un cambodgien s’assoit auprès de nous. « Where do you come from ? » France ! and you ? Il nous explique qu’il est né ici au Cambodge, qu’il a dû vivre dans la jungle au nord pendant 4 ans pendant la période des khmers rouges et qu’il est ensuite parti pour l’Europe, il vit aujourd’hui à Londres, il est professeur à l’université.

Nous échangeons un moment sur la région et surtout sur le nord, il nous confie que la région de Siem Reap est selon lui la plus fabuleuse du Cambodge ; je peux sentir dans sa voix son attachement et l’émotion avec laquelle il en parle. Nous le remercions et nous reprenons la route.

Direction à l’est, les grottes de Phnom Chhnork, nous prenons la route direction Kep, une ville balnéaire.

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Des paysages de collines et de rizières nous entourent, les couleurs sont encore une fois magnifiques même avec cette lumière aveuglante. La chaleur ne tombe pas, nous avons toujours très chaud, 35 – 36° degrés, notre température moyenne.

15 minutes que nous roulons et nous quittons la route centrale qui mène à Kep pour un chemin de terre, il faut traverser la campagne pour arriver jusqu’à la grotte. Ici, encore et toujours autant d’enfants de partout, j’ai lu que 40% de la population au Cambodge à moins de 14 ans. « Hello ! Hello ! » Ils sont contents, nous sourient, nous font signe ; certains en uniforme d’école, d’autres pas. Ils sont vraiment livrés à eux-mêmes ces enfants me dis-je. Ils s’improvisent même guide !

 

 

Nous arrivons à la grotte ; un escalier de 203 marches, non, je ne les ai pas compté, c’est « Lonely » qui le dit 😊, gravit la colline puis redescend jusqu’à une caverne impressionnante. Elle paraît aussi immense qu’une cathédrale. A l’intérieur de la grotte, notre jeune guide de l’âge de Lily nous fait découvrir des stalagmites évoquant des formes d’animaux, c’est un petit jeu, nous devons découvrir lequel. Un éléphant ! Nous avons même droit à la tête de la vache qui rit 😊

 

 

La caverne principale abrite un temple de brique hindou dédié à Shiva. Ce temple date du VIIe siècle, la grotte l’a vraiment bien préservé.

 

 

« You want to go ? » Notre jeune guide nous laisse le choix de passer par l’intérieur de la caverne pour redescendre ou emprunter les 203 escaliers. « Allez maman, viens on passe par dedans !! » Je sens bien que Ludo aussi en a envie. « C’est parti mon kiki ! » comme disait Emanuel notre driver guide en Indonésie !

C’est une séance d’escalade qui nous attend dans le noir de la caverne… Lily et Jonas crapahutent, je ne suis pas rassurée du tout ! J’ai l’impression de descendre dans les méandres de la terre ; des chauves-souris ont élu domicile, magnifique, il ne manquait plus que ça ! Nous avançons doucement plus à cause de moi que des autres 😉

La lumière du jour apparaît ! « Courage maman, on est bientôt arrivé ! » Je retrouve mes coachs en herbe. « Encore un petit effort ! »

Note pour plus tard : les grottes, ce n’est décidemment pas pour moi !

 

 

Il est temps pour nous de rejoindre Kampot, notre QG « mojitos », maman en a bien besoin pour se remettre de ses émotions 😉 Nous reprenons notre chemin chaotique jusqu’à la NH33, la grande route. Le soleil est en train de descendre dans le ciel, les lumières et les couleurs ont changé.

Sur le chemin nous nous arrêtons devant une maison traditionnelle sur pilotis « d’après vous les enfants, pourquoi les maisons sont construites sur pilotis ? » Lily s’empresse de répondre « Pour avoir une plus jolie vue ! » Avec Ludo on sourit. Autour de nous, des rizières, des marécages, nous sommes à la fin de la saison des pluies qui commencent ici en juin jusqu’en octobre. Ils finissent par comprendre.

 

 

« Il y a pourtant bien des maisons sans pilotis maman ! » dit Lily. « Ils doivent alors avoir les pieds dans l’eau eux ! » Sur ce chemin de campagne, les maisons se succèdent et les différences de richesse avec. Il n’y a pas de quartier « résidentiel » ou « populaire » ici. Face à face, deux maisons et sûrement pas le même quotidien pour chaque habitant.

 

 

Mardi 31 Octobre

Rabbit Island nous voilà !

7h30 – Nous enfourchons notre monture (= notre scooter) et nous prenons la direction de Kep, une ville à environ 30 kms à l’est de Kampot. Il nous faudra environ 40 min pour rejoindre l’embarcadère. Ma conduite s’est améliorée mais les routes cambodgiennes restent des routes cambodgiennes : camions, scooter, 4×4, goudronnée, pas goudronnée et des stops qui ne sont pas toujours des stops…

Il est 9h nous embarquons dans un petit bateau à moteur. Il y a du vent ce matin et la mer est agitée. Les 30 min de traversée sont largement suffisantes. Le bateau tangue, je vois que Jonas est aussi rassuré que moi… Je préfère le laisser auprès de Ludo pour ne pas lui faire plus peur. Et à l’image de Jonas qui dit « Nous sommes de grands marcheurs », ce matin je me dis « Et au pire, nous sommes de grands nageurs 😊 ».

 

 

Tout est bien que finit bien… Nous débarquons sur Rabbit Island ! Il est 10h et le bateau vient nous reprendre à 16h.

Une journée détente et plage en perspective.

La plage est un petit bandeau de sable de 200m environ bordée de palmiers, de transats et de hamacs. Derrière nous, l’île ou plutôt une jungle a priori inhabitée. Nous nous installons dans une petite cabane en bois sur pilotis. Lily et Jonas sont déjà à l’eau. « Maman, on ne voit pas les poissons ici ! » La mer n’est pas aussi clair que nous l’avons connu en Indonésie. On s’habitue vite aux eaux turquoise 😉

Je m’installe dans un hamac et là à cet instant je me dis que la journée va faire du bien. Notre rythme est plutôt soutenu et même si je réalise que nos journées ne sont pas des journées de travail, elles n’en sont pas moins reposantes (et là j’imagine bien vos mous quand vous lirez cela et vos réflexions « Ils sont quand même en vacances pendant 9 mois… !! » 😊 )

 

 

La matinée passe doucement. « Maman, j’ai faim ! » C’est vrai qu’il faut nourrir nos estomacs. En m’approchant de la paillotte qui fait office de restaurant, je vois une petite fille qui pleure, elle à l’air malade, une vieille dame lui frotte le dos avec du citron. Je m’approche. Elle ne parle pas l’anglais mais je comprends vite en la touchant qu’elle a de la fièvre. La vieille dame me fait comprendre qu’elle a attrapé froid. Son regard me touche terriblement. Demi-tour, j’ai toujours une petite trousse de pharmacie avec moi. Je m’empresse de lui ramener 2 sachets de doliprane. La vieille dame me sourit, elle a déjà compris. Un peu d’eau et un sourire un peu forcé de cette petite qui a encore des larmes sur ses joues, j’espère qu’elle ira un peu mieux.

A ce moment-là, je repense à Jeromine et à Mathilde, nos deux amies nantaises rencontrées en Indonésie pendant notre Komodo Trip. Elles se sont retrouvées dans une même situation sur l’île de Flores ; une famille avec une petite bien malade et pas les moyens de lui acheter le médicament nécessaire. Maman ou pas, on ne peut pas se résoudre à accepter cela ; tout du moins, on ne peut pas passer son chemin en fermant les yeux. J’ai aimé l’image de nos amies se rendre à la pharmacie la plus proche et ramener ce précieux médicament parce que c’est ça aussi voyager dans des pays plus défavorisés. Ce n’est pas seulement profiter de jolies plages, manger du bon poisson pour quelques roupiah et profiter de cocktails à 1€. Alors, bravo les filles pour ce joli geste d’amour.

Notre journée « beach and presque sun » se poursuit. Jonas en profite pour nous faire rire 😊

 

 

C’est à mon tour de ne pas me sentir bien, certainement quelque chose qui n’est pas passé. Des crampes, quelques sueurs, je ne me sens pas bien. Trousse à pharmacie me revoilà. Ludo m’invite à me retourner vers la paillotte. « Pourquoi ? Je ne me sens pas bien ! » Regarde me dit-il ! Au loin, la petite fille a repris de son sourire et de son énergie enfantine ! Elle joue. Je suis contente de la voir ainsi. Avant de partir tout à l’heure, j’ai laissé à la vieille dame un sachet de doliprane en plus. Elle dormira bien cette nuit.

 

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Il est 15h, Ludo me propose de nous rapprocher des bateaux, il voit que je ne vais pas bien et s’inquiète, c’est mignon. Moi je me demande comment je vais bien pouvoir rentrer jusqu’à Kampot en scooter… D’ici là peut-être que les médicaments feront effet.

La traversée se passe bien mieux qu’à l’aller, heureusement ! La mer est plus calme.

 

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Il est 16h, nous arrivons à l’embarcadère de Kep ; nous profitons d’un moment de répis pour y aller. La journée n’aura pas été telle qu’on l’imaginait et même couchée pour la soirée je souris en repensant au regard de cette petite fille avant notre départ de l’île. Un petit bonheur, un bonheur simple.

 

Mercredi 1 novembre

« On va pêcher comme tonton Pablo maman ! » me dit Jonas au réveil ce matin. Nous avons réservé une excursion de pêche avec Captain Chim’s. Il est aussi réputé sur Kampot pour les croisières au coucher du soleil, les sorties d’observation des lucioles, sa guesthouse, son restaurant traditionnel ; nous nous contentons ce matin par la pêche 😊

Nous embarquons sur un bateau traditionnel, 3 cannes à pêche, des hameçons, « Il nous faut notre repas de midi les enfants ! » Nous naviguons un peu sur la rivière avant de nous arrêter, sur les berges des bateaux de pêcheurs amarrés, l’essentiel de leur activité se trouve sur ce fleuve. En fin de journée, on peut apercevoir le ballet de tous ces bateaux qui partent pour la nuit. Nous nous arrêtons, le capitaine prépare les cannes avec les enfants. Lily et Jonas sont tous excités « Je vais pêcher mon fish pour midi ! » crie Jonas.

 

 

12h- Nous rentrons jusqu’au restaurant de Captain Chim’s « Where is your fish ?! » demande le patron « In the river ! » Avec Jonas, nous en avons bien attrapé un chacun mais le mien il m’a tellement fait peur que je l’ai rejeté à l’eau et Jonas a préféré relâcher le sien en bon samaritain. Nous ne sommes encore que des novices tonton Pablo 😉

Il nous faudra donc la carte pour commander ce midi !

 

 

La région de Kampot est aussi comme je vous le disais réputée pour son poivre. Avant la guerre civile, tout grand restaurant parisien utilisait du poivre issu de cette région ; malheureusement es Khmers rouges ont détruit les plantations de poivre pour face place à des rizières. C’est grâce à un groupe d’entrepreneurs et de gastronomes passionnées que je pourrais goûter un crabe au poivre ce soir !!

On dit de ce poivre qu’il à l’arôme délicat et puissant à la fois. L’épice est cultivée dans des plantations familiales. Le poivre de Kampot est si exceptionnel qu’il est le premier produit cambodgien à avoir bénéficié d’une indication géographique protégée (IGP, l’équivalent de l’AOP). Ses ventes ont eu des répercussions importantes sur le niveau de vie des cultivateurs locaux. Une bonne initiative.

J’ai donc envie d’aller voir ! A Kampot, la boutique de FarmLInk est le pionnier de cette production. On peut y voir le séchage du poivre dans le jardin à l’avant et visiter la salle de tri. Malheureusement pour nous, c’est la fête de l’eau et la boutique est fermée annonce le panneau sur le portail…

On devra se suffire des quelques explications de « Lonely » sur le sujet. La cueillette des baies se fait de février à mai. Le poivre noir est issu de fruits presque à maturité et séché au soleil, le poivre rouge provient de fruits entièrement mûrs et le poivre blanc est tiré de fruit mûrs débarassé de leur écorce dans l’eau.

La période de septembre à février est celle du poivre vert dont les grains doivent être consommés immédiatement après la récolte. La spécialité de crabes fris au poivre vert permet de le goûter dans toute sa subtilité, un vrai délice je vous l’assure !!

Il faut compter 30$ le paquet de 300 gr. Voilà pour le petit cours culinaire, maintenant à vos crayons, évaluation : « Comment obtient-on le poivre blanc ?! » 😉

Après avoir fait « chou blanc » devant la boutique de FarmLink, nous tentons le marché central de Kampot, Ludo cherche un hamac et moi du poivre pour Martine !

 

 

Ce soir, c’est notre dernière soirée sur Kampot et je n’ai pas envie d’en repartir sans goûter ce crabe au poivre. Ludo demande conseil à notre guesthouse. Il nous explique qu’il y a un restaurant cambodgien juste avant le nouveau point « on the riverside ». Ce soir, je mangerai mon premier crabe au poivre vert, ce soir je dégusterai mon premier crabe au poivre vert plutôt ! Je n’ai jamais mangé un truc pareil ! Un délice.

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Jeudi 2 Novembre

Aujourd’hui attention ! Chargez vos liseuses, vos téléphones, votre PATIENCE … c’est une journée de bus qui nous attend…

Kampot – Phnom Penh, départ 7h30 arrivée 11h30

Phnom Penh – Siem Reap, départ 14h30 arrivée 21h

Aujourd’hui, nous traversons le Cambodge du sud au nord, les temples d’Angkor et la famille Boucher, nos amis de France, nous attendent ! Lily est tellement surexcitée de rejoindre son amie Flora à Siem Reap pour les 3 prochains jours que même si nous lui disions qu’il y a 2h de plus, elles passeraient inaperçues 😉

Notre pause repas sur Phnom Penh sera tout de même appréciée par tous, y compris ce repas qui nous laissera tout de même dans un bref moment de solitude !

Arrivés à la gare routière, une chaleur insupportable, nous avons nos 30 kilos chacun sur le dos et 3h d’attente avant de repartir. Nous cherchons un endroit où se poser, là devant un petit restaurant, nous entrons. Quelques ventilateurs, ouf ! C’est déjà ça ! Juste le temps de se rendre compte que nous sommes dans un restaurant chinois, sur le mur tout est en chinois, la carte sur la table en chinois, autour que des chinois… Première réaction : « On fait quoi ? »… Deuxième réaction : regardons un peu autour de nous ce qu’ils mangent… Troisième réaction : « Guillaume à l’aide !! » 😊 😊 (Guillaume est un ami qui a vécu longtemps en Chine)

Une dame s’approche une carte à la main traduite en anglais, nous sommes sauvés !

Nous repartons de Phnom Penh pour nos 6h30 de bus restant l’estomac plein et un souvenir plutôt marrant.

 

Où dormir ?

  • Borey Vatanac Guesthouse – 10$ la nuit pour 4 personnes – propre mais sans restaurant donc pas de petit-déjeuner sur place.

Où manger ?

  • Captains Chim’s (St 724, plats 2-4$) – Ce restaurant est réputé pour ses petits-déjeuners et ses spécialités cambodgiennes comme le loc lak (bœuf) ; le Fish and chips et les vegetable noodles sont très bons aussi 😊

5 réflexions sur « Kampot et la douceur de vivre. »

  1. Coucou Jonas, c’est Léane, je viens de regarder ton blog et j’ai beaucoup aimé. Je passe le WE à Annecy avec mes parents.
    Demain,nous allons à Genève voir le salon des Automnales.
    Tu fais quoi de beau? et quelle est votre prochaine étape?
    Bisous et profite bien

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Léane, en ce moment je suis toujours au Cambodge, j’ai vu des dauphins d’eau douce dans le Mékong, ils sont en voie de disparition, avant il y en avait 1 000, maintenant ils ne sont plus que 85. Demain, on part dans la jungle pendant 3 jours pour aller voir des éléphants et s’occuper d’eux. La semaine prochaine, on change de pays et on part au Vietnam. Je suis content que tu m’aies écrit Léane. Bisous. A bientôt. Jonas

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