Ninh Binh, une beauté inattendue.

Jeudi 14 décembre

« Mais pourquoi on va dans la Baie d’Ha Long maman … ? On revient de la Baie d’Ha Long, on ne va pas y retourner !! » me dit Jonas. Ses remarques me font toujours rire 😊 « Nous allons explorer la Baie D’Halong terrestre Jonas » tentais-je de lui expliquer. Il me regarde avec des yeux qui veulent dire « je ne comprends rien à ce que tu me racontes ! »

Tout le monde connait la Baie d’Ha Long « maritime » avec ces paysages mythiques, mais peu savent qu’il y a aussi une Baie d’Ha Long qu’on appelle terrestre à 125 km de la première. Par contre si je vous dis « Indochine » le film bien sûr pas le groupe de musique 😉 ; les paysages vous parleront certainement mieux, une immense plaine rizicole plantée d’une forêt de pains de sucre rocheux, voilà la magie de ces lieux.

Pour se rendre à Ninh Binh, nous avions le choix entre le train et le bus, hésitation… Ce sera le bus ! De la gare routière de Haiphong, quatre départs par jour, nous avons de la chance un bus est juste sur le point de partir quand nous arrivons ! A peine le temps de passer par le guichet, « No ! In the bus. »

11h30 – Nous montons dans le bus et nous réglons notre trajet à l’intérieur, 120 000 Dg par personne, environ 6$. Le ‘Routard’ annonce 3h de trajet, au guichet on nous disait 4h, et bien non ce sera 5h30 aujourd’hui !

 

 

Le trajet est long mais la bonne surprise qui nous attend quand on monte dans le bus rendra ce trajet plus agréable que ce qu’on s’attendait.

« Bonjour » … « Oh maman ce sont des français !! » me dit Lily toute joyeuse. Virginie, Paul et Jules, leur petit garçon de 3ans, sont en voyage comme nous depuis 3 mois ; auparavant c’était au Chili et au Pérou qu’ils étaient, « c’était merveilleux ! » nous disent-ils. Je n’en doute pas. Ils vont eux aussi sur Tam Coc pour quelques jours et remonteront ensuite sur Hanoï avant de basculer sur le Laos. « Comme nous maman ! Ils vont au Laos. » Ce long trajet nous permet d’échanger sur nos expériences, nos anecdotes, nos galères et notre chance de vivre de si bons moments en famille.

17h – Nous arrivons à la gare routière de Ninh Binh, enfin ! « On se contacte pour manger un soir ensemble ! » se dit-on avec nos amis voyageurs. 

Avant de rejoindre notre guesthouse, il nous faut passer par la gare pour acheter des billets de train. Depuis plusieurs jours, nous tentons de les réserver en ligne sur le site officiel des chemins de fer au Vietnam  http://vr.com.vn/en ; mais rien n’y fait, nous ne parvenons pas à effectuer le paiement en ligne. Nous devons rejoindre Hué d’ici quelques jours pour passer la frontière Laotienne et le train de nuit nous semble la meilleure solution ; alors il nous faut des tickets. Direction la gare ferroviaire.

« Train station ! », le chauffeur nous regarde mais ne comprend pas… « Ok ! train, you know train ? » Toujours pas… « Tchu Tchuuuu !! » lui dis-je. Les enfants rigolent. Ludo sort son téléphone et tente une traduction en vietnamien. « Ga !! » … « Oui Ga ! » Voilà maintenant vous savez comment on dire gare en vietnamien 😉

Peu avant d’arriver à la gare le chauffeur s’arrête devant une agence de voyage. « Why ? »  … Ticket ? Il nous propose d’aller acheter les billets de train dans une agence. C’est bien tenté mais non merci ! D’autant que la gare se trouve juste en face de nous !

Billets en main – on dit que l’expérience d’une nuit dans le train de la Réunification au Vietnam est mémorable, on vous fera un retour prochainement 😉 –  nous pouvons enfin rejoindre notre guesthouse sur Tam Coc. Pourquoi Tam Coc et pas Ninh Binh ?

En fait c’est simple, Ninh Binh c’est la ville, son seul avantage c’est d’être proche des gares routière et ferroviaire ; si on veut un environnement plus calme au cœur de la campagne et des rizières, on dort à Tam Coc !

Au cœur des rizières, c’est peu dire… Quand le chauffeur nous dépose devant TamCoc  Guesthouse, même lui ne sait plus où il se trouve et pourtant, il est de la région.

En même temps comme dirait Ludo, il ne voit rien ! Ludo s’en est rendu compte dans le sens giratoire, il s’est quasiment arrêté au milieu du rond-point pour chercher sa route la tête contre le pare-brise pour vérifier qu’aucune autre voiture arrivée…

Entiers mais épuisés par cette journée, nous n’espérons ce soir qu’une chambre pour se reposer. « Oh non maman… C’est comme Sapa ici… On se gèle !!! » Notre chambre est glacée et mal isolée. « On ne peut pas dormir dans ce frigo ! » dis-je à Ludo. Pendant ce temps Lily jubile « des lits de princesse, on va dormir dans des lits de princesse ! C’est trop génial ! » Oui Lily, nous allons bien dormir dans des lits à baldaquins avec tous les froufrous qui vont avec, des princesses oui mais des princesses frigorifiées si papa ne trouve pas un chauffage !

Quelques minutes après, Ludo réapparaît avec un petit chauffage d’appoint… Jonas avait raison « C’est comme à Sapa ce soir… ! »

 

Vendredi 15 décembre

Quand Ludo voit ma tête ce matin, il sait que nous ne pouvons pas rester dans cette chambre… Une nuit de plus ici, ce n’est pas envisageable… Et je ne fais pas ma princesse !  Je suis congelée.

1ère étape, trouver une solution pour cette nuit avec la gérante car nous avons réservé ici deux nuits, si nous partons, nous perdons une nuit. 2ème étape, trouver une autre chambre pour le lendemain plus proche du centre de Tam Coc. Le cadre de cette guesthouse est très beau, au milieu des rizières et d’un pain de sucre mais tout semble à l’abandon. « C’est dommage ! »me dit Ludo « On pourrait être vraiment bien ici, viens on la rachète ! » … « Laisse moi revenir quand il fera meilleur » ai-je envie de lui répondre 😉

En moins d’une heure, nous trouvons une solution à nos deux étapes. D’abord en changeant de chambre pour une bien mieux isolée et ensuite en réservant une autre chambre au King Kong Hostel en plein centre de Tam Coc pour le lendemain.

Le moral des troupes remonte enfin. « C’est quoi le programme pour aujourd’hui ? » demande Jonas. Le coin offre plusieurs beaux sites à découvrir d’après le ‘Routard’. La visite d’une gigantesque pagode ?… Le moral vient tout juste de revenir, autant ne pas en rajouter, mieux vaut attendre quelques jours 😉 L’ascension d’un pain de sucre ?… L’énergie n’est pas au rendez-vous ! La découverte des grottes en barque ?… Bingo ! Tout le monde est d’accord.

On dit que les grottes de Tam Coc rivalisent de beauté avec celles de Trang An. Des pépites même dit-on d’elles. « Tam Coc ? Trang An ? Quelle différence ? » me demande Ludo.

Ici, les embarcadères qui proposent ce type d’excursions, on en trouve beaucoup, mais naviguer dans une barque au bord d’une route, non merci. Naviguer sur le site de Tam Coc est devenu un incontournable touristique, des bus viennent d’Hanoï chaque jour, les rameuses sont à la fois vendeuses de nappes brodées ; la notoriété n’a pas toujours du bon  Les grottes de Trang An quant à elles semblent mieux préservées d’après le ‘Routard’ mais tout aussi commerciale « sans les nappes ! » Nous sommes d’accord avec Ludo, nous préférons partir voir celle de Trang An, des nappes on en a déjà 😊 !!

« On va faire du scooter, on va faire du scooter !! » chantent Lily et Jonas. Le scooter reste notre arme absolue quand les enfants rechignent à bouger, ils adorent tellement ça que l’on pourrait faire passer la visite de plusieurs temples au passage, peut-être pas plusieurs tout de même… 😉

  • Location de scooter pour la journée sur Tam Coc, 100 000 Dg, environ 5$.

Trang An est à environ 12 km, la route qui y mène est déjà un vrai spectacle, elle ondule entre les pains de sucre et les rizières. Le trafic est calme, nous aurions pu nous y rendre en taxi mais nous n’aurions pas profité de la même ambiance.

« Regarde maman, une chèvre ! Mais pourquoi elle ne bouge pas ?! » me demande Lily. En bord de route, des vendeuses. « La chèvre n’est plus la chèvre… » tentais-je de répondre à Lily. « Grilled goat ! » Il faut savoir que la chèvre est la spécialité de la région… grillée et bien préparée, il paraît que c’est délicieux ! « Papa si tu manges de la chèvre, je ne te parle plus !! » crie Lily.

 

Arrivés à l’embarcadère de Trang An, des centaines de barques attendent les touristes « On peut choisir notre barque ? » Je ne pense pas 😉 Nous nous acquittons de notre entrée de 150 000 Dg par personne, environ 7$ et nous embarquons. Le voyage commence ! Sur une eau cristalline, nous glissons dans le silence, pas de moteur, juste le bruit des rames. « On peut aider la dame ? » nous demandent Lily et Jonas. « Bien sûr ! »

 

 

Au lieu des trois grottes que propose le site de Tam Coc, c’est neuf que nous pouvons en visiter ici – si on le veut – parce qu’à l’arrivée nous avons le choix entre la grande boucle ou la petite. Autant toutes les voir se dit-on. « Des mariés ! Regardez ! » nous crie Lily. C’est un vrai conte de fée cette baie ; des lits de princesses, des mariés sur l’eau, on va bientôt rencontrer une grenouille si ça continue 😉 !

 

Dans le site, pleins de petits temples sont disséminés dans les montagnes, quelques temples sont aussi visibles sur la rive du canal, un charme supplémentaire à cette jolie balade.

 

 

Mais le plus impressionnant arrive… La barque s’avance vers l’entrée d’une grotte creusée dans un pain de sucre, certaines plus grandes que d’autres, certaines plus longues que d’autres, certains plus basses, voire très basses !! La plus longue mesure pas moins de 600 m, une sensation forte pour moi… Me retrouver ici à moitié allongée dans une barque avec des stalactites qui frôlent ma tête… 600 m peuvent paraître long.

 

 

 

Quand la lumière réapparaît au loin, je reprends mon souffle et la sortie n’en est que plus belle. La lumière au départ douce, devient aveuglante et la magie des lieux refait surface une nouvelle fois, après chaque grotte c’est le même spectacle.

 

Et comme tout spectacle, celui-ci tire aussi à sa fin, nous prenons le chemin du retour de l’embarcadère, « ça fait combien de temps papa qu’on est parti ? » demande Jonas. 1h30, la grande boucle vous fait voyager pendant 1h30 dans un monde où l’imaginaire peut prendre vie.

 

 

La journée n’avait pourtant pas si bien commencé pensais-je en me couchant avec le sourire. Cette balade splendide sur Trang An et cette rencontre ce soir à la guesthouse avec Manon lui ont donné un tout autre visage. 

Manon est française, avec Ludo nous prenons une bière, assis sur une table vers la réception, quand Manon s’assoit sur la table à côté, puis finira par nous rejoindre à la nôtre. Encore la magie d’une rencontre 😊 Manon travaille en Malaisie depuis presque 2 ans maintenant, dans une agence d’évènementiel. Elle a terminé son contrat, profite d’une escapade vietnamienne avant de rentrer en France pour faire la surprise à Noël à sa famille. Manon nous parle de son expérience malaisienne, de son ressenti. Quand je lui demande ce qu’elle a prévu de retour en France, elle ne sait pas mais elle est confiante. Elle finit par me dire que la France, ce n’est qu’une petite pause mais qu’elle n’y restera pas. Peut-être l’Afrique du Sud – elle connaît déjà un peu – ou bien l’Amérique du sud… Quand le voyage commence, on n’a plus envie de l’arrêter nous confie-t-elle.

 

Samedi 16 décembre

« Comment il s’appelle l’hôtel papa ? » questionne Lily. « C’est le gorille ! » répond Jonas 😊 King Kong Hostel nous voilà ! A notre arrivée, Tuc le gérant nous reçoit très gentiment. « Une vraie chambre avec des murs isolés, des lits – durs voire très très durs !! C’est une planche de bois dessous me dit Ludo désespéré le soir, on en rigole – et une salle de bain avec de l’eau chaude. Un petit confort qui fait du bien. Et comme un petit bonheur en amène un autre… Dehors le soleil est revenu !

A environ 6 km de Tam Coc, « on peut gravir un pain de sucre !! » dis-je tout excitée. Les enfants me regardent et aucun des deux ne semble excité comme moi 😉 Autant ne pas leurs dire tout de suite qu’il y a 450 marches… « Moi je suis bien partant ! » ajoute Ludo. C’est parti. La campagne autour de Tam Coc est réellement sereine, on croirait que le temps marche au ralenti ici.

 

 

 

Sur le chemin en terre qui mène à Hang Mua, des hommes attendent. L’un d’eux se lève et nous montre un parking. Ca doit être ici que les scooter se garent pense-t-on. Nous payons 20 000 Dg par scooter. Et nous nous avançons vers l’entrée. « On s’est fait avoir ! » me dit Ludo. On observe le manège des hommes sur le chemin en terre derrière nous et les quelques scooters qui forcent le passage jusqu’à l’entrée. Le parking est gratuit ici ! Les parkings improvisés sur le chemin de terre ne sont qu’un moyen pour gagner quelques dongs de plus. Il fallait le savoir 😉

Quand Ludo arrive à l’accueil pour prendre les tickets, il est décidé à négocier l’entrée des enfants ! « How much ? » La dame lui explique que c’est 100 000 Dg par personne, environ 5$ ; puis elle lui demande 400 000 Dg. « Oh ! Children don’t paid. » Elle refuse mais l’homme à côté accepte. Comme quoi parfois il faut oser.

L’ascension commence… Lily se met à compter les marches, un, deux, trois… « Il y en a 450 Lily ! » lui dis-je. Elle se retourne « 450 !! Tu plaisantes ? » J’aurai dû attendre un peu avant de lui dire… « 450, ce n’est rien comparé à celui où maman va nous emmener en Thailande ! » dit Ludo en riant. Je souris quand je repense au Doi Sutep de Chang Mai.

 

A mi-chemin, les escaliers se séparent, de l’un ou de l’autre côté la vue sur le paysage est spectaculaire ! Par la droite, au loin Ninh Binh et la campagne environnante.

 

Quand on redescend les quelques marches pour remonter ensuite du côté gauche, on a une vue absolument splendide sur les pains de sucre.

 

 

De retour en bas, nous nous arrêtons brièvement dans la grotte ; ce n’est pas elle qui offre l’intérêt du lieu conclue-t-on unanimement car nous sommes bien tous d’accord, les 450 marches sont raides mais qu’est-ce que la vue est unique de là-haut 😊

 

Dimanche 17 décembre

« Qu’est-ce que cela fait du bien de bien dormir !! » Sur ce point-ci nous sommes aussi unanimes ce matin au réveil 😉 Une nuit au chaud, un repas hier soir avec Virginie, Paul et Jules, nos amis voyageurs rencontrés dans le bus à l’aller ; c’est avec un vrai sourire que tout le monde se lève ce matin.

Jonas était vraiment content de trouver Jules hier soir pour jouer au restaurant, nous étions nous aussi heureux de pouvoir poursuivre nos échanges et de mieux faire connaissance entre famille globe-trotter. Ces moments de partage entre « voyageurs » sont tout aussi importants que les échanges avec les locaux. Prendre le temps de discuter, de partager, de faire connaissance avec une personne d’ici ou d’ailleurs le fait-on vraiment dans notre quotidien ? Prend-on réellement ce temps-là ? Rares sont ceux qui répondent oui. Quand on voyage, le temps n’a plus la même valeur, les priorités changent et d’autant plus quand le voyage s’étend. Cela fait maintenant 3 mois que nous avons cette chance inouïe de savourer ces temps-là, une vraie chance.

Et quand on parle d’échange… Dans le hall de l’hôtel, à notre table de déjeuner, Tuc le gérant s’assoit avec nous. Je le pensais propriétaire des lieux, il n’en est que le gérant. Sa famille vit à une centaine de kilomètre d’ici à Vinh. « Cela doit être difficile de ne pas les voir… » lui dis-je. Il est content d’avoir ce travail qui permet de faire vivre sa famille ; il y part bientôt pour une semaine quand ce sera plus calme à l’hôtel ajoute-t-il. Tuc a 3 enfants, deux filles et un garçon de l’âge de Jonas. Alors quand il voit Jonas, il le taquine, le cherche pour jouer. Tuc est un homme très prévoyant, il m’explique que ses enfants doivent bien travailler à l’école, que c’est important. Sa plus grande a déjà une bonne place dans une banque, sa deuxième est à l’université d’Ho Chi Minh, et son garçon en classe 2, l’équivalent de notre CE1 en France. Tous ses enfants apprennent l’anglais et une autre langue, la plus grande c’est le japonais, la seconde le français et ensemble elles partagent leur connaissance qu’elles transmettront ensuite au petit dernier. Avec ces trois langues, on peut comprendre et se faire comprendre de tout le monde finit-il par me dire. Il a raison. Nous continuons à discuter un petit moment avec Tuc, il est attachant.

 

« Un peu d’école ce matin et ensuite on part pic niquer et…. Visiter Bai Dhin ! » dis-je aux enfants. « Oh non pas d’école… Oui on va faire du scooter !… Et pic niquer en plus !!… Et c’est quoi Bai Dhin ??… » … Je ne sais pas si je vais leur dire tout de suite que Bai Dhin est une gigantesque pagode… !

Ludo part à la chasse pour notre pic nique…. En face de l’hôtel, Kuan tient un restaurant le « Duc Chien », elle est tout aussi adorable que Tuc, et elle cuisine bien ! Son poulet sauté au gingembre est fabuleux 😊 Kuan sera également remplie de jolies attentions pendant notre séjour au King Kong.

Nous disions donc Bai Dhin… Pour s’y rendre c’est simple et pas très loin, seulement à 10 kms ;  on reprend la même route qu’il y a deux jours jusqu’à Trang An et nous continuons dans ce superbe paysage aux allures d’estampe chinoise. D’étranges pitons calcaires recouverts de végétation, des paisibles rizières, quelques temples et pagodes. Nous traversons cette beauté calme et sereine.

 

 

Puis nous décidons de quitter la route principale pour une plus petite. Au loin, nous devinons un temple qui doit être celui que nous cherchons aujourd’hui. D’ici déjà il semble immense.

 

« Pic nique Time !! » Nous ne pouvions pas trouver mieux, le cadre est magnifique, loin de l’agitation de la pagode et des touristes et le soleil au rendez-vous.

 

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« C’est quoi une voiturette électrique ? » demande Jonas à l’accueil de la pagode. Il doit se demander dans quel moyen de transport on va encore le faire monter 😊 !! Il faut savoir que pour faire face à l’affluence, ils ont installé le parking à 2 km de la pagode et ça grimpe ! D’où la voiturette électrique.

Trajet aller-retour en voiturette électrique, 60 000 Dg par personne, environ 3$. On peut choisir de ne prendre que l’aller et revenir à pied, mais nous nous en sommes rendus compte qu’au retour.

Bai Dhin n’est pas un site ancien comme on peut voir en Asie, les vestiges d’une ancienne vie impériale, au contraire, c’est un ensemble tout récemment inauguré en 2010 après dix ans de chantier pharaonique.

« Pharaonique, c’est peu dire ! » dis-je à Ludo en arrivant devant la porte de la pagode. La porte est tout simplement immense, disproportionnée, on pourrait y faire passer un mammouth avec un éléphant sur le dos !

«

 Oh non maman… Pas encore les temples d’Angkor !! » supplie Jonas. Angkor aura décidemment laissé à Jonas un souvenir impérissable 😊 Je rassure Jonas, non la pagode n’est pas si grande que ça… Quand nous arrivons devant le panneau du site « Ah non maman, tu fais au plus court !! » dit Lily d’une voix ferme. Il va nous falloir user de subterfuges pour les amener jusqu’en haut !

 

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Pour atteindre les édifices successifs, il faut grimper des marches et encore des marches ; des milliers de statues ont été façonnées et sont alignées là. Aucune ne se ressemble, nous jouons à découvrir les émotions et sentiments de certaines, une manière de faire oublier quelques marches 🙂

 

Un premier palier nous offre d’admirer un clocher avec une cloche à l’image de cette pagode… Enorme ! « 20 tonnes !! » s’exclame Lily. « Et ça fait combien de kilos ça ? » la questionnais-je. Séance de mathématiques improvisée 😊

 

 

Nous poursuivons nos escaliers pour atteindre l’édifice suivant. Ici, une pagode intermédiaire avec un impressionnant bouddha de 150 t à l’intérieur, autour de lui quelques génies. Mais ce ne sont pas les génies qui attirent le plus l’œil, ce sont ces milliers de niches peuplées d’autres petits bouddhas qui rendent les lieux impressionnants. « Combien penses-tu qu’il y en aient ? » demandais-je à Ludo. Jonas commence à compter 😉

 

« C’est quand qu’on a fini ?! » … Je vois bien que les enfants n’en peuvent plus. « Je fais au plus court… » Dernière étape le sommet, encore un peu de courage, quelques escaliers de plus… Et nous y sommes. La vue d’ici est jolie mais pas autant que celle de notre pain de sucre de la veille.

 

Le ‘Routard’ dit « Bai Dhin vaut le coup d’œil ! », nous restons sceptiques sur cette visite avec Ludo. Pourquoi une construction aussi démentielle ? Nous ne parlons pas ici de rénovation ou de réhabilitation d’un site avec une histoire mais belle et bien d’un chantier pharaonique. Alors oui la vue est jolie d’en haut, oui les allées avec ces milliers de statues sont surprenantes, oui un bouddha de 150 t on n’en voit pas tous les jours, mais je n’ai pas ressenti l’âme et les sensations que procure un site comme Borobodur en Indonésie ou Angkor Vat au Cambodge.

 

De notre séjour ici dans la Baie d’Ha Long terrestre, la balade dans les canaux de Trang An et notre ascension à Hang Mua nous aura bien plus touché.

 

Où dormir ?

  • Tam Coc Homestay – 28$ la nuit avec petit dej pour 4

Chauffage d’appoint disponible à la réception 😉 Préférer les chambres loin de la réception pour la vue, le calme et leur isolation !

  •  King Kong Hostel – 18$ la nuit avec petit dej pour 4

Tuc le gérant est au petit soin et le déjeuner est copieux.

 

Où manger ?

  • Duc Chien (en face King Kong Hostel)

Les prix sont corrects, Kuan parle français -c’est un plus ! – et une mention spéciale pour son poulet au gingembre 😉

 

 

 

 

3 réflexions sur « Ninh Binh, une beauté inattendue. »

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