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Kuang Si Waterfall, tout simplement magique !

Luang Prabang est connu pour être l’une de plus belles destinations d’Asie du Sud-Est, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, on dit qu’elle séduit par son charme et son rythme nonchalant. Luang Prabang est aussi connu pour son magnifique parc forestier où s’y cachent ses chutes extraordinaires, Tat Kuang Si. Mieux en vrai qu’en photo – mais cela vous devez vous en douter – voici un de ces petits moments magiques qu’on a la chance de découvrir en voyageant ici au Laos.

 

Samedi 13 janvier

« Jonas, ce matin, on ne peut pas se mettre en mode zéro pollution zéro changement climatique ! » lui dis-je. « Nous avons 30 km à faire et à pied… et je ne le sens pas très bien ! »

Cela fait trois jours que nous sommes arrivés sur Luang Prabang, l’ancienne capitale royale du Laos, et depuis Jonas prône « le déplacement écologique » 😊 Donc depuis trois jours, nous marchons à travers la ville : pas de scooter, pas de tuk-tuk mais nos baskets ! Seulement ce matin nous voulons nous rendre au site de Kuang Si à 30 km au sud-ouest de la ville, l’aller-retour c’est presque la Saint-Etienne-Lyon pensais-je – pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une course de nuit assez mythique vers chez nous en France – nous négocions donc un tuk-tuk. Jonas accepte !  

 

  • Trajet Luang Prabang – Tad Kuang Si, 50 000 Kip par personne, environ 6$ – compter 1h de trajet

 

« Je crains qu’il y ait beaucoup de monde… » dis-je à Ludo, depuis quelques mois passés en Asie, nous savons que des sites comme celui-ci sont très souvent envahi de cars de touristes – j’entendais encore hier deux touristes lire sur un guide que le Laos est passé de 200 000 visiteurs à 3 000 000 de visiteurs en seulement 10 ans et principalement des chinois et des coréens – nous décidons donc de nous y rendre sur le temps de la pause repas avec notre pique-nique dans le sac.

11h – « Le tuk-tuk est là et à l’heure, c’est magique ! » Décidemment la journée ne peut être que sous une bonne étoile. La route  secoue énormément, des trous, parfois même des cratères et des virages… Heureusement que le petit-déjeuner est loin !

12h – Nous arrivons à l’entrée du parc, très bien aménagé pour les touristes au passage : restaurants, marché artisanal, boutiques souvenirs, il ne manque que la boutique photo – pardon ! Elle est à l’intérieur du parc 😉

 

  • Entrée du parc – 20 000 Kip par personne, gratuit pour les enfants de moins de 8 ans

 

« Là, là regarde, ils sont là les ours noirs ! » crie Jonas. Dès l’entrée du parc, nous apercevons le Tad Kuang Si Bear Rescue Centre, un centre de protection des ours.

www.freethebears.org.au

Les ours qui y vivent ont été confisqués à des braconniers et gardés ici pour les protéger d’un sort funeste. Je n’en dirai pas plus car c’est Jonas qui a décidé d’écrire un article à leurs sujets 😊

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A partir de là, c’est comme si nous passions dans un autre monde… A travers une végétation luxuriante, quelques bruits d’oiseaux, nous longeons un sentier. C’est si calme ici. Puis là, quand nous arrivons au premier niveau, nous n’en croyons pas nos yeux… Des piscines naturelles formées par la roche retiennent des litres d’eau claire et turquoise. C’est paradisiaque !

Le spectacle ne s’arrête pas là… Pour rejoindre la cascade principale, des bassins limpides comme ceux-ci, nous en croisons à chaque détour du sentier ; certains sont accessibles – baignade et plongeon au bout d’une corde autorisé – d’autres sont sacrés donc interdits d’accès. Devant chacun d’eux, nous restons éblouis par la beauté des lieux.

 

 

Quand nous arrivons devant la cascade principale, nous en avons déjà plein les yeux, et pourtant le spectacle ne s’arrête pas là – un peu comme le moment où le public se met à applaudir pour faire revenir le chanteur sur scène, vous voyez cette joie de la petite dernière qu’on redemande, et bien là c’est pareil 😊 – devant nous, une puissante chute d’eau de 25m s’offre à nous. Nous pourrions rester là sur la passerelle et remplir la carte mémoire de l’appareil photo 😉

 

« J’ai lu dans le guide qu’on pouvait grimper jusqu’au sommet ! » dis-je. « Par la droite ou la gauche ? » me demande Ludo. On dit que le chemin de gauche est mieux entretenu, nous testerons finalement les deux, celui de gauche à l’aller et de droite au retour, bien plus escarpé effectivement.

 

Certains disent que ces 15 minutes de marche supplémentaire à travers la forêt ne sont pas indispensables, de là-haut, la végétation cache la vue. Pourtant, arrivés en haut, c’est un nouveau décor, les cascades et piscines turquoise ont laissé place à des petits bassins au milieu d’une végétation encore plus épaisse ; nous avons de la chance à cette période de l’année le niveau de l’eau n’est pas très haut, nous pouvons donc traverser ces bassins par un petit chemin et quelques ponts. C’est ici que nous pique-niquerons, loin de l’agitation d’en bas.

« J’adore les pique-niques comme ça ! » nous confie Lily. Tu peux adorer Lily… L’endroit est magique.

 

J’apprendrais trop tard, sur un blog de voyageurs, qu’il existe une ouverture secrète là-haut qui mène à un bassin tout aussi secret. D’après ce que j’ai lu, des anglosaxons partagent et diffusent l’information sur YouTube. Alors si toi qui lis cet article décide de te plonger dans cet univers fantastique et découvre ce passage « secret », je veux bien une petite vidéo moi aussi 😉

 Tad Kuang Si, unique, magique, éblouissant, paradisiaque, voilà les mots qui nous viennent à la bouche ce soir en terminant d’écrire cet article. J’allai oublier… Incontournable quand on vient au Laos !

 

Découvrir cette petite merveille suppose de séjourner dans l’ancienne capitale royale du Laos, Luang Prabang. Il y a pire comme supplice… Se promener entre villas françaises ou laotiennes joliment restaurées, se laisser porter par la spiritualité des lieux dans tous ces vats dorés, loger dans un ravissant petit hôtel, admirer ces moines en robe safran le long des rues, s’attabler dans un bon restaurant, ou déambuler dans le marché de nuit, trop dure la vie !

 

Où dormir à Luang Prabang ?

 

  • Sokmisay 2 Guesthouse

62$ la nuit dans une chambre pour 4 personnes avec le petit-déjeuner

Notre seule solution de repli après avoir quitter PhanhTasone Guesthouse en catastrophe au vu de l’état de la chambre. Solution hors budget je vous l’accorde mais solution indispensable. La chambre y était impeccable, la literie plus que confortable, un magnifique parquet en bois au sol, un petit balcon et le summum… Une baignoire qui a fait la joie de deux enfants ! « Une baignoire maman tu te rends compte, une baignoire !! Avec de l’eau chaude en plus !» Un confort énorme 😊

Nous n’y resterons que 2 nuits compte tenu du prix de la chambre.

 

  • Xayana Guesthouse

23$ la nuit dans une chambre de 4 personnes

La chambre quadruple est immense, très propre avec des lits au sol mais très confortables. Une grande salle de bain avec de l’eau chaude et une pression suffisante, ça c’est génial ! Accueil agréable par la gérante.

 

 Où ne pas dormir !!!

  • PhanhThasone Guesthouse

21$ la nuit pour une chambre triple

La chambre est sombre, humide, très humide (le mur était mouillé sur tout le bas) ! Nous n’y resterons qu’1h… C’est impensable de dormir dans un endroit pareil.

 

Où manger ?

  • Changkham Paseuth 🙂 – A côté de la Post Office

 Pour un super petit-déjeuner, il faut venir ici ! Sur place, une vraie boulangerie avec pains aux céréales, viennoiseries, muesli, café et un délicieux thé au gingembre ! 

  • NightMarket

Coup de cœur pour les pilons de poulet (Lily), et les macaronis avec des œufs pour Jonas, pas très local !! Sinon, le Fried Bamboo et les Fried vegetables sur la petite place (avant dernier stand !) sont excellents.

 

Au Laos, j’ai vu des Ours Lune… Par Jonas.

La semaine dernière, dans la forêt de Luang Prabang, nous sommes allés voir un centre de protection des ours noirs qu’on appelle aussi les Ours Lune.

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Les ours ont été sauvé des braconniers qui voulaient leur peau ou les vendre à des cirques. Il y en avait quelques-uns qui avaient perdu leur patte. J’étais content que ce centre sauve ces ours, mais un peu triste quand même car ils sont enfermés dans des enclos.

 

J’ai appris que les ours mangent tout ce qu’ils trouvent comme des fruits, des légumes et de la viande ; les ours sont omnivores. Ils jouaient aussi avec des grosses boules de plastique que les gens du centre remplissaient avec des friandises. J’ai vu un ours dormir, j’en ai vu un autre descendre une branche, il faisait comme moi avec ses pattes. J’ai aussi vu deux ours qui jouaient à la bagarre.

 

 

 

A la fin du parc, il y avait une présentation de tous les ours ; j’ai découvert qu’il y a beaucoup plus d’ours dans le monde que je pensais ; par exemple, il existe l’ours du soleil, c’est le plus petit des ours. Je ne savais pas aussi que le panda géant était un type d’ours.

 

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A côté du centre, il y avait une cascade où l’on pouvait se baigner. Une légende raconte que la cascade s’est formée grâce à un homme. A force de creuser la terre, il a fait jaillir de l’eau. Un cerf doré serait venu s’abriter sous un gros rocher. Cela a donné le nom de la cascade Tat Kuang Si ; « Tat » veut dire cascade, « Kuang » signifie cerf et « Si » veut dire creuser.

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J’ai adoré cette journée parce que j’ai trouvé les Ours Lune magnifiques et c’était la première fois que j’en voyais. FIN.

Jonas.


Quelques informations de maman : 

Tat Kuang Si Bear Rescue Center – http://www.freethebears.org.au

L’entrée au centre est gratuit, il se fait juste après le guichet des cascades de Kuang Si, sur la droite. Ouvert de 7h30 à 17h30. Les souvenirs vendus sur place financent la nourriture des ours. 

Une pluie du diable au Laos…

Imaginez que je vous dise qu’il existe un pays où 25% de ses villages sont aujourd’hui, au 21ème Siècle, contaminés par des munitions non explosées (UXO) ; un pays où 1 village sur 4 vit dans la peur de laisser jouer les enfants autour des maisons ; un pays où 1 village sur 4 vit dans l’angoisse de cultiver sa terre sous peine de perdre une jambe, un bras voire sa vie ; un pays où 1 village sur 4 vit dans la tristesse d’avoir perdu un enfant, un mari ou un ami…

Non, je n’invente rien, les chiffres parlent d’eux même ; plus de 270 millions de mines anti-personnels qu’on appelle ici « Bombies » ont été déversées sur le Laos. Plus de 50 000 personnes ont été tuées ou blessées à la suite d’accidents d’UXO entre 1974 et 2008. Jusqu’à 30% de ces Bombies n’ont pas encore explosé aujourd’hui. Elles attendent là patiemment, qu’un enfant joue avec, faisant office de balle, qu’un valeureux paysans bine sa terre et la percute, qu’une femme cuisine trop près et la fasse exploser…

Non, vous ne rêvez pas, je vous parle d’un pays qui a été le plus bombardé par habitant dans l’histoire, le Laos. Je vous parle des toutes ces bombes non explosées qui ont été dispersées ici durant les 580 000 missions de bombardement menées durant la Guerre du Vietnam sur le Laos. « Mais la Guerre du Vietnam… C’était au Vietnam ! Pas au Laos… » me répondrez-vous. Mais c’est sans compter la piste Ho-Chi-Minh…

 

Quand nous décidons de nous rendre au centre de la COPE sur Vientiane, nous savons que la visite risque d’être éprouvante mais ce fléau est le quotidien des laotiens et nous avons envie de comprendre.

La COPE – Cooperative Orthotic et Prosthetic Enterprise – est le principal fabricant au Laos de prothèses de membres, d’aides à la marche et de fauteuils roulants. Aménagé dans le centre national de réadaptation, ce centre d’informations très bien conçu propose une multitude de contenus multimédias sur les engins non explosés et sur les prothèses. Dès l’entrée, nous sommes mis en condition… Un banc avec deux prothèses de jambes y sont installées… Puis, nous passons le hall, le décor qui suit n’est pas plus léger… Au-dessus de nos têtes, des bombes suspendues, au sol des bombes, à droite un film projetant des bombardements pendant la guerre… L’ambiance est posée.

 

Un peu plus loin, dans une petite salle de projection, une série de documentaires très émouvants y sont projetés en permanence. Un nous suffira.

Nous entrons alors dans le vif du sujet quand nous passons dans la seconde partie de la salle. Les prothèses remplacent les bombes, au-dessus, au-dessous, des anciennes, des plus récentes ; le centre permet même de se mettre dans la peau d’un « mutilé » et d’essayer une jambe en plastique.

De partout des photos et des témoignages qui finissent une visite bien trop éprouvante. Eprouvante mais au combien importante pour comprendre.

http://copelaos.org/

 Au Laos, se rendre à la campagne, c’est le passé douloureux qui ressurgit. Entre 1964 et 1973, pendant la guerre du Vietnam, l’armée américaine a effectué plus de 500 000 missions de bombardements sur la piste Ho Chi Minh.

« Mais Ho Chi Minh, c’est au Vietnam… Quel lien avec le Laos ?! » … J’y viens.

La piste Ho Chi Minh est un ensemble de routes et de sentiers utilisés pendant la guerre d’Indochine et la guerre du Vietnam reliant la République démocratique au nord du Vietnam et la zone sud du Vietnam, en passant par le Laos et le Cambodge. Cette piste Ho Chi Minh fut utilisée par l’armée populaire vietnamienne et les combattant du Front National de libération pour ravitailler en nourriture et en matériel des miliciens du Sud. Evidemment, quand les renseignements militaires américains l’ont découvert… La suite vous l’avez comprise…

 

Toujours est-il qu’aujourd’hui au Laos, les conditions de vie dans les milieux ruraux sont difficiles, pauvreté, conditions climatiques pénibles et ces engins diaboliques qui hantent le sol des campagnes.

Un programme de développement rural pour la décontamination des zones à risque a été mis en place avec l’aide d’associations, la FSD – Fondation Suisse de Déminage – est l’une d’entre elles. La FSD œuvre d’arrache-pied à dépolluer les secteurs à risque avant de les réhabiliter. Les villages dépendent de cette aide pour accroître leurs surfaces cultivables, les villageois attendent de pouvoir cultiver du riz sur des terres saines, de pouvoir élever des poissons dans des étangs nettoyés de tout risque, ils attendent de pouvoir nourrir leurs familles sans danger !

 

C’est au centre d’information UXO à Luang Prabang que nous comprendrons la dévastation subie par le pays durant la guerre du Vietnam et comment 40 ans plus tard ces mines et ces engins explosifs non désamorcés continuent de faire des victimes chaque jour.

Dans ce centre, nous comprenons mieux le travail éprouvant de ces démineurs. Sur le terrain, armé de son principal et précieux outil, le démineur sillonne scrupuleusement chaque centimètre carré avec son détecteur de métal. Concentré, au moindre son, c’est tout un protocole qui commence. Etape 1, une fois la mine localisée, le responsable du site enregistre la position sur sa carte, puis vient l’étape 2, l’extraction. La mine est alors dégagée avec la plus grande précaution avant de déposer la charge explosive qui permettra de la détruire. Pour finir, l’étape 3, la destruction ; elle ne s’effectuera qu’en fin de chantier après la protection totale du site.

 

La vidéo qui suit présente l’action de la FSD sur le terrain, elle est très parlante !  

https://www.youtube.com/watch?v=APr_1cQvvXc&feature=youtu.be

 

Avant de finir cet article, j’aimerai vous parler d’un homme et de son histoire parce que parler avec des chiffres et des rapports d’histoire, c’est prendre de la distance. Et que l’on se rende à la COPE à Vientiane ou au centre UXO à Luang Prabang, la distance on oublie !

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Il s’appelle Ta. En 2004, Ta part pêcher autour de chez lui avec ses deux fils alors âgés de 8 et 10 ans. Là, dans l’étang, il trouve une Bombie. Il sait que c’est dangereux mais il a entendu dire que les explosifs pouvaient l’aider à avoir une meilleure pêche et Ta a une grande famille à nourrir. Il demande alors à ses deux fils de se cacher derrière un arbre et nage jusqu’à la Bombie. Aussitôt qu’il touche la mine, elle explose ! Ses deux fils terrorisés le sorte de l’eau et le ramène dans la barque jusqu’au village. 9h… Ta devra attendre 9h pour une aide médicale, oui nous sommes dans la campagne laotienne. Deux bras sectionnés, un œil de perdu et toute une famille qui travaille dure pour payer ses traitements médicaux. C’est grâce au centre de la COPE que Ta pourra à nouveau manger « comme les hommes » confiera-t-il.

L’histoire de Ta n’est pas une histoire unique ici, c’est malheureusement le quotidien de toutes ces régions les plus pauvres au Laos.

Informer, communiquer, partager, donner, aider… Nous ne pouvions quitter le Laos sans vous en parler.

 Et pour ceux qui veulent en savoir plus et qui ont un peu de temps – 1h30 environ – voici un magnifique documentaire :

Documentaire « La pluie du diable »

https://www.youtube.com/watch?v=2jKIt9txgTw

 

 

 

 

 

 

Au Laos, je tisse du bambou et j’apprends à fabriquer du papier 😊… Par Lily.

A Luang Prabang, nous avons découvert avec Jonas le tissage de bambou et la fabrication du papier.

Le mercredi 10 Janvier, le monsieur d’une association qui s’appelle le Ock Pop Tock est venu nous cherchée en tuk-tuk à une heure de l’après-midi. Son tuk-tuk était rose avec des motifs jaunes et orange, il était rigolo !  Jonas est monté devant avec le chauffeur, moi est maman nous sommes allées nous asseoir derrière.

https://ockpoptok.com/classes/

 

Quand nous sommes arrivés au centre, notre guide qui s’appelle Kho nous a expliqué qu’il teignait les bambous avec des couleurs naturelles. Par exemple, ils utilisent des feuilles pour faire le vert, un fruit d’ici pour faire le orange, une racine d’arbre pour faire le jaune et encore plein d’autres couleurs naturelles… 

Ensuite nous sommes allés nous installer à une table, nous avons choisi un dessin à tisser et nos brins de bambou ; il y avait différentes couleurs, moi j’ai choisi vert et rose. Après, nous avons commencé à tisser.

 

 

Au début, c’était facile, un brin dessus, un brin dessous, un brin dessus, un brin dessous ; mais après c’est devenu compliqué parce qu’au bout d’un moment, il y avait des brins de bambou dans tous les sens et il fallait changer de côté.

 

 

Nous avons fabriqué avec Jonas et maman un dessous de table. J’ai beaucoup aimé le tissage de bambou même si ça faisait mal aux mains 😊 😊

 

Un autre jour à Luang Prabang, je me suis achetée un carnet avec du papier laotien pour me faire un carnet à dessin de voyage. Le lendemain, nous sommes allés voir un village où il fabrique ce papier. Les gens du village fabriquent ce papier avec des écorces d’arbre qu’ils font sécher au soleil.

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Ensuite, ils pillent les écorces avec de l’eau pour les transformer en pâte à papier. Après, ils prennent cette pâte qu’ils mettent à tremper dans l’eau sur un tamis. Pour bien répartir la pâte en fine épaisseur, ils tapent l’eau tout doucement avec leurs mains.

 

A la fin, ils laissent les tamis au soleil pendant toute une journée avant de récupérer les feuilles de papier. C’était super de les voir faire !

 

 

Je peux dire qu’à Luang Prabang nous avons fait des activités manuelles 😉 😉 ! FIN. 

Lily.

 



Quelques informations de maman : 

Le centre Ock Pop Tock est une entreprise sociale créée en 2000 par une photographe anglaise et une styliste laotienne. Cette association est spécialisée dans le tissage du textile, l’artisanat et le design. Elle a pour but de promouvoir l’artisanat traditionnel laotien et de permettre à des villageois de vivre de leur savoir-faire.

Le centre propose des ateliers divers et variés – teinture du tissu, tissage au fil de soie, dessin traditionnel Batik et tissage de bambou – sur la demi-journée ou la journée complète. Le prix varie en fonction de l’atelier, par exemple, pour un atelier tissage en demi-journée, il faut compter 208 000 Kip, environ 26$ par personne.

L’expérience avec des enfants est géniale – seule, elle doit être bien aussi 😉 – le personnel y est accueillant et chaleureux, le cadre très agréable – on tisse dans une petite paillotte au bord du Mékong – et on repart avec sa création ! Je le recommande vivement.

https://ockpoptok.com/classes/