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« Nam Ou river aventure » ou comment vivre une belle expérience Kayaking en famille !

« Easy and Relaxing » qu’il disait ! Tout juste arrivés sur Nong Khiaw, nous nous sommes rendus hier à l’agence Green Discovery pour y prendre des informations sur un trip. C’est dans le ‘Lonely’ que j’y ai trouvé la meilleure façon de découvrir les sites le long de la rivière Nam Ou, le « Muang Noi kayak experience ».

« Easy and Relaxing » ! Le trip propose un trajet en bateau traditionnel -le long tail boat- jusqu’au village de Muang Noi Neua suivi d’une randonnée jusqu’à la cascade Tad …. Et le retour jusqu’à Nong Khiaw en kayak, et tout ceci dans la journée… « Easy and Relaxing ! » Nous validons.

« Mais moi je préfère de la tyrolienne ! » nous dit Lily et « moi je veux monter en haut de cette montagne là-bas ! » ajoute Jonas. Et bien pour l’instant nous allons pagayer !! Et c’est le moins qu’on puisse dire… (Mais cela nous ne le savons pas encore 😉

Mardi 16 janvier

8h30 – « Are you ready ?! » nous demande Lieh, notre guide pour la journée. Nous le suivons jusqu’au bateau qui nous attend en contrebas de notre guesthouse. Les kayaks sont déjà arrimés à l’arrière et n’attendent que nous…

« Regarde maman là, ça sert à quoi cette règle dessinée sur le pilier du pont ? » Lieh comprend ce que demande Lily et nous explique qu’avant la construction du barrage chinois en amont de la rivière Nam Ou, la rivière pouvait monter très haut durant la mousson et que ce baromètre permettait de faire des relevés. Mais depuis 2008, il ne sert plus ! Le barrage a considérablement baissé le niveau de la rivière et avec ses rapides. « Pour autant, cela m’arrange bien parce que le canoë kayak c’est comme le scooter, moins j’en fais, mieux je me porte ! »

Ce matin quand nous quittons Nong Khiaw, nous sommes dans une épaisse brume. Les jours suivants nous remarquerons cette même ambiance chaque matin jusqu’en milieu de matinée. Une brume qui donne une ambiance plutôt mystérieuse au lieu. Nong Khiaw, c’est une petite bourgade somnolente sur les rives de la paisible Nam Ou entourés de reliefs spectaculaires. On dit que rien n’égale le spectacle de la rivière depuis le pont particulièrement en fin de journée au coucher du soleil.

« C’est beau… C’est trop beau ! » Dans le bateau c’est le silence, chacun accoudé de son côté, nous laissons libre cours à notre imagination, nous avançons tranquillement.

 

Puis la lumière change, le décor avec ; la nature semble se réveillait avec… Le village de Muang Ngoi Neua apparaît au loin. Jusqu’il n’y a pas si longtemps, ce village était sans route, accessible uniquement par bateau ; depuis peu, une route – pour l’instant c’est encore une piste – est en cours de construction. Lieh nous explique que cette piste n’est accessible qu’en saison sèche pour le moment, « so dangerous when it’s raining ! » Ils n’ont que la rivière pour les ravitailler ajoute Lieh.

 Muang Ngoi Neua est un de ces villages qui mérite le détour. Entouré de montagnes et de falaises karstiques, si vous cherchez le plus bel emplacement en bord de rivière du nord du Laos, c’est ici qu’il faut venir ! Si vous chercher un village hors du temps, c’est ici aussi qu’il faut venir !

« C’est un village Khmu » nous précise Lieh. Cette ethnie sont les premiers habitants au Laos, jusqu’à l’arrivée des Lao du sud de la Chine, ils vivaient dans les vallées. Les Lao maîtrisaient les techniques d’irrigation et certains pensent qu’ils ont sans doute, pour ses raisons là, repoussé les Khmu sur les hauteurs. Les villages Khmu sont souvent installés près des cours d’eau.

« Regarde bien les maisons dans ce village Lily, elles sont différentes de ce qu’on a déjà vu ! » … « Elles sont comme chez nous ! » me répond Lily. Ce que veut dire Lily par « comme chez nous », c’est que les maisons Khmu sont posées à même le sol, elles ne sont pas sur pilotis comme dans les autres villages traditionnels que nous avons vu jusqu’à présent au Laos.

Les Khmu vivent des produits de la forêt, de la pêche et du petit artisanat local, ils cultivent aussi le riz, les fruits, les légumes, parfois le coton et le tabac. La plupart des travaux agricoles dans les villages Khmu se font en commun de manière à combiner la force et terminer le travail rapidement. Une belle leçon de solidarité 😊

 

 

Les aînés Khmu sont traditionnellement les personnes les plus importantes du village et sont responsables de résoudre tous les conflits du village. Les chefs de village comprennent le chaman (spécialiste en médecine spirituelle), l’homme de la médecine (spécialiste en phytothérapie), le prêtre et le chef du village. Pour ce qui est du mariage, le marié et la mariée sont libre de choisir leur partenaire (ouf 😉 !) mais les parents vont quand même négocier le prix de la mariée…

 

« Just one road in the village, so easy ! » nous dit Lieh en souriant. Nous avons une heure ici pour flâner dans le village. « There the Temple, just near hospital and over there school, just this street. » Ok, pas besoin de mapps.me, ni de GPS pour se repérer ici, une voie unique longue de 500m qui commence au monastère pour finir au pied du massif.

Nous avançons, et là, dans cette seule et unique rue, c’est un bol de tendresse que nous ressentons dans ces regards. Pas de contact mais une émotion. Les villageois poursuivent ce qu’ils font, lèvent les yeux, nous sourient et continuent… Il règne ici une telle sérénité… Nous n’avions, jusqu’à présent, pas ressenti une telle douceur. La pauvreté est pourtant bien présente à chaque coin de rue, mais les visages et les comportements ne sont pas aussi dures.

 

Nous quittons la rue principale direction l’école. Il y a tellement d’enfants ici me dis-je. Comment font-ils ? Quels moyens ont-ils ?  Le village a l’air si pauvre… Dehors, des enfants jouent au football, d’autres discutent. Les bâtiments semblent propres et en bon état, les enfants sont tous en uniforme et dans la cours il règne une douce ambiance comme dans la rue principale mais avec les sourires sont plus timides.

 

Avec Lily et Jonas nous entrons dans l’école, je les suis tout aussi curieuse qu’eux d’y découvrir une salle de classe ; les élèves sont sortis, nous ne gênerons personne. C’est en repartant que nous tombons sur ce mur « Built with 6 000 bottles »… Tout laisse penser qu’une association est à l’origine de cette école mais nous ne comprenons pas le lien avec ces 6 000 bouteilles… « Faudra demander à Lieh ! » me dit Lily.

 

Lieh nous lève ce mystère 😉 C’est l’idée d’une association anglaise, GIVE. Elle œuvre dans divers domaines comme la construction d’infrastructure écologique, l’éducation à l’anglais, la sauvegarde d’animaux en voie de disparition – ours noir, gibbon, tigres et bien d’autres – l’accessibilité à l’eau propre et saine, ils ont également un programme de reforestation et un projet de recyclage. C’est ce dernier qui nous intéresse.

L’association GIVE est partie d’un constat terrible, l’un des plus sérieux problème environnemental de notre temps, la gestion des déchets plastiques. « J’ai compris !… Les bouteilles ! » C’est avec des bouteilles non dégradable que les volontaires GIVE construisent des écoles, des dortoirs et bien d’autres infrastructures. Après avoir récolté ces bouteilles, ils les remplissent avec le sable du bord de la rivière et s’en servent comme de briques avec du ciment. L’idée est géniale !

Pour les curieux – et pourquoi pas ceux qui voudraient se lancer dans une expérience de volontariat 😉–  voici deux liens du site de l’association GIVE expliquant leurs différentes missions et leurs projets. Vous y trouverez quelques photos de construction avec ces bouteilles en plastique. Je sais je me répète mais je trouve l’idée vraiment intéressante. Avec un tel projet, on répond à un besoin sur le terrain tout en recyclant dans des endroits où la gestion des déchets est encore plus problématique que dans les pays développés.

https://www.givevolunteers.org/volunteer-locations/laos/trip-overview/

https://www.givevolunteers.org/why-give/our-projects/

 

« Are you ready ?! » nous lancent Lieh. Je crois avoir déjà entendu cela ce matin… Jusqu’à présent le trip était « easy », c’est maintenant que les choses sérieuses commencent… Le bateau prend la direction d’un autre village Khmu au bord de la rivière, nous naviguons quelques kilomètres puis le bateau stop. Sur le rivage des enfants jouent, se lavent et rient. Nous descendons.

« Maybe 1 hour to Tad Mork Waterfall » dit Lieh. « Mais on mange quand… ?! » demande Lily « The lunch Lieh ? » Lieh a tout prévu, il nous a préparé un pique-nique laotien. « C’est quoi un pique-nique laotien ? » demande Jonas. Surprise !

Autour de nous des reliefs et une végétation luxuriante. Nous avons l’impression d’être si petit ici dans cette nature si gigantesque. La brume de ce matin a laissé la place à une chaleur qui a cette heure devient étouffante, heureusement que le chemin qui mène jusqu’aux cascades nous conduit très vite dans la forêt.

 

Comme à son habitude, Jonas est déjà devant, il sautille, grimpe, ramasse des morceaux de bois, revient en arrière, repart… « A lot of energy Jonas ! » nous dit Lieh en riant. « Oh la regardez, il y a la rivière, on arrive bientôt à la cascade ! » Le bruit de l’eau est encore bien trop léger, nous n’y sommes pas encore Jonas ! Puis le paysage change, nous nous enfonçons encore plus dans la forêt, l’air devient plus frais, les bruits résonnent ; nous suivons toujours le ruisseau que nous traversons parfois en équilibre sur des rochers.

 

« On arrive ! Je vois la cascade ! » nous crie Lily. Au loin nous distinguons avec Ludo une chute mais nous espérons ne pas être venu jusqu’ici pour cela… Il faut dire que depuis notre arrivée au Laos, nous avons un bon « palmarès-cascades », du sud dans le plateau des Boloven à celles de Kuang Si à Luang Prabang, j’aurai envie de dire à Jonas « Et dis donc, les chutes d’eau ont remplacé mes temples ici au Laos ! » 😉

Lieh montre à Jonas qu’il faut escalader et continuer, « more, more ! » Nous poursuivrons ainsi jusqu’à Tad Mork, grimpant – parfois aidés de quelques cordes – se hissant, traversant la rivière pour arriver jusqu’en haut. Au pied de la cascade, un petit bassin dans lequel on peut se rafraîchir mais autant vous dire qu’il ne faut pas être frileux… Jonas tente d’y mettre les pieds « C’est glacé ! ».

 

Quelques tables permettent ici de se poser pour pique-niquer mais toutes sont déjà occupées, nous décidons avec Ludo et Lieh de redescendre manger dans une des fermes que nous avons croisé sur le chemin en montant. Elle appartient à un de ses amis, c’est la première ferme en « dure » ici nous avait-il expliqué, « an organic farm » = ferme biologique.

« Take your time for coffee break ! » J’aime déjà l’idée quand nous y arrivons. L’ami de Lieh a construit cette ferme avec l’aide de volontaires. Contre quelques Kip, vous pouvez venir ici pendant une semaine ou plus et participer aux tâches de la ferme – travaux, plantation, récolte, accueil des touristes, cuisine – tout en vivant le quotidien avec des locaux et en partageant avec eux. Des fermes comme celles-ci, j’apprends qu’il y en a un peu de partout ici au Laos et dans le reste de l’Asie. C’est avec une française qui loge ici depuis une semaine que j’en discute. « Quand on voyage, on a souvent tendance à se déplacer trop souvent, pour toujours en voir plus, plus de villes, plus de sites, plus de temples, plus de …. Tout ! On consomme toujours plus d’une certaine manière. « En choisissant de se poser dans une ferme comme celle-ci, on appréhende le pays différemment, il y a plus de partage avec les locaux, on apprend à vivre comme eux – j’ai appris à cuisiner au feu de bois par exemple ! Je n’avais jamais fait cela avant ! me dit-elle – le partage est vraiment différent ; alors oui on visite moins… » Maintenant à voir ce que l’on recherche vraiment dans son voyage…

Q

uand nous quittons cette ferme, les propos de cette jeune française tourne en boucle dans ma tête ; cela fait maintenant 4 mois que nous traversons l’Asie de pays en pays et j’avoue que parfois l’envie de se poser plus longtemps est grande – et pas que pour les enfants – l’envie de partager plus est tout aussi forte. Au Vietnam, nous avions manqué cruellement de ces échanges, depuis notre arrivée au Laos, nous sentons que les contacts sont plus chaleureux mais les vrais échanges prennent du temps et l’idée de vivre ainsi quelques jours dans une ferme avec une famille j’avoue me plaît assez 😊 Nous devons en parler ensemble en famille me dis-je !

Il est 14h30 quand nous revenons au bateau. L’heure est venue… C’est sérieux maintenant ! On n’a plus besoin des baskets mais de nos bras… Il faut se mettre en mode kayaking 😉 Lieh s’improvise alors moniteur, nous donne quelques consignes de sécurité, met à l’eau les kayaks, c’est parti ! Pour venir en bateau nous avons mis 1h30, reste à savoir combien nous mettrons pour redescendre.

Pourtant, aussitôt dans nos kayaks sur la Nam Ou, le temps semble s’être suspendu… Le paysage est tellement grandiose autour de nous, c’est comme si nous le redécouvrions alors que nous y sommes passés ce matin. Serait-ce la brume ? Le bateau ? Etions-nous encore endormis ? Peu importe, à cet instant-là il règne un calme, une pureté et une lumière ici que nous ne pouvons qu’admirer.

 

Parfois nous pagayons, d’autres fois nous nous laissons dériver, nous plaisantons et nous pagayons à nouveau.

 

 

«

 J’en peux plus maman ! C’est encore loin ?!! » … « Peut-être au prochain virage…? » …  « Allez, pagaie ! Nous verrons bien. » Nous passons le virage mais toujours pas de pont à l’horizon, vous savez le fameux pont de Nong Khiaw, spot unique des photos au coucher du soleil. « Non mais maman, j’en peux vraiment plus, mes bras, ils n’ont plus de force ! » …

Nous pagayons depuis deux heures maintenant et c’est vrai que la fatigue se fait bien sentir. « Il est où ce pont ?! » réclame Lily. « Sûrement après ce virage là-bas… Regarde papa et Jonas y arrivent presque… Si on voit papa arrêter de pagayer juste après, ce ne sera pas bon signe ; ça voudra dire qu’on est encore loin je pense… » Quelques minutes de mystère et… Papa s’arrête de pagayer !

« Oh non maman !! C’est pas vrai, j’arrête ! Je rentre à la nage ! »

Là, les choses se compliquent… « Ok Lily, vas-y, rentre à la nage… Mais fais juste attention aux poissons ! » … Lily me regarde avec surprise un brin énervée « Bon d’accord, allez on pagaie mais j’en ai vraiment assez ! J’ai mal de partout» finit-elle par dire. Je sens que le coucher de ce soir sera rapide 😉

17h30 – Nous arrivons au pont de Nong Khiaw ! Trois heures après notre départ. « Easy and relaxing… » Là, tout de suite, ce ne sont pas vraiment les mots qui nous viennent à l’esprit !

Ce soir, au repas, nous préférons « very beautiful, marvellous and so tired ! » En français, cela donne des images grandioses, des échanges fabuleux, des rencontres inoubliables, bref une journée merveilleuse mais pas « so quiet ! » 😊

 

Jeudi 18 janvier

Oui j’ai sauté un jour dans le journal, je vous rassure ce n’est pas une erreur, c’est au moins ce qu’il nous a fallu pour récupérer de notre « kayaking experience » ! Nous en avons aussi profité pour faire un peu d’école quand même…

 

 

Aujourd’hui est un jour nouveau ! … « Mais pourquoi je t’ai écouté !! » me lance Ludo en chemin. « Quelle idée… ?! Une montagne… » Ce n’est pas n’importe laquelle ai-je envie de lui répondre… « Vous verrez, on dit que le panorama d’en haut est magnifique, une vue à 360° ! »

Nous reprenons demain la route pour Luang Prabang et nous ne pouvions pas quitter Nong Khiaw sans faire cette ascension, rappelez-vous la montagne que Jonas voulait monter le premier jour, oui celle-ci !

 

Il est 13h30, ce n’est pas forcément le meilleur moment de la journée pour le faire – préférez le matin si je peux vous donner un conseil ! – et nous suivons Wong, notre guide de Green Discovery. Au passage, dépenser 50€ dans un guide n’est pas vraiment nécessaire, cela est notre autre conseil !

 « On va mettre combien de temps papa ?! » demande Lily. D’après ce que Wong nous a expliqué tout dépend de notre rythme et surtout celui des enfants, le gérant de l’agence était plutôt inquiet quand on lui a réservé le guide, « so difficult for children… » Ludo lui avait répondu en souriant « Don’t worry for children but for me !! » 😊

Jonas – encore une fois – est devant, Wong le suit à la trace depuis le moment où il a failli tomber sur Lily en se suspendant à une corde, il fait rempart 😉 Avec Ludo, nous suivons péniblement, très péniblement. Le chemin est vraiment pentu !

« Il a dit quoi en partant Wong ?! » demandais-je à Ludo ; « 1 heure et demi ! » … Bon d’accord, une heure et demi, cela ne semble pas beaucoup vue de l’extérieur ; mais je vous assure que là nous souffrons avec Ludo ! Je regarde Ludo et j’éclate de rire, c’est nerveux… Il va falloir nous faire rouler pour redescendre pensais-je.

« Maman, papa, on fait une pause !! » nous crie Lily et Jonas devant. Ouf ! « Ce n’est pas une pause » me souffle Ludo « C’est pour nous attendre oui !! » Je souris.

« Just half hour more ! » nous explique Wong. Nous repartons donc pour la seconde moitié et la végétation change, nous entrons dans une forêt plus profonde, la pente s’adoucit, puis tout à coup des bambous remplacent les arbres. Je sens que nous sommes plus loin du sommet et cela me rassure honnêtement. Je repense à notre retour en kayak d’il y a deux jours quand je me suis dit « ils s’endormiront vite les enfants… » Seulement là ce soir, ce sont les enfants qui risquent de coucher les parents !

« On y est papa, on y est !! Venez voir c’est trop trop beau !! » Nous arrivons… Patience ! « Wouaa… C’est merveilleux » La vue méritait la peine que nous nous sommes donnés pour arriver jusqu’ici. Voyez par vous-même ! 

 

 

 

Si vous deviez choisir entre Nong Khiaw et Muong Ngoi Neua, ce n’est pas facile – même Lonely le dit ! Sois-vous privilégiez les meilleurs choix d’options en hébergement et restauration et vous optez pour Nong Khiaw ; soit vous êtes en quête d’une atmosphère plus rurale et dans ces cas-là, c’est à Muang Noi Neua qu’il faut vous rendre. Si je vous dis cela, c’est que je garde un petit regret de ne pas avoir passé plus de temps sur Muang Noi Neua ; et parfois l’ambiance doit primer sur le confort 😊

Venir jusqu’ici un peu plus haut dans le nord, cela n’était pas prévu. Oui la magie du voyage c’est aussi cela ; ces petits changements de parcours qu’on peut avoir au détour d’une lecture, au détour d’un chemin ou au détour d’une conversation. Nong Khiaw fut un de ces changements et quand je repense à notre échange avec Sabine et Paul, nos amis bruxellois rencontrés dans le sud, j’ai envie de leurs dire ce soir « Merci pour ce merveilleux conseil ! »

 

 

Volontariat Laos

Quand j’ai effectué mes recherches sur internet pour trouver des informations supplémentaires sur « Myensabai organic farm », la ferme biologique de l’ami de Lieh, j’ai trouvé ce site « Helpx » qui regroupent des propositions de volontariat ici au Laos mais aussi dans d’autres pays. Pour ceux que cela intéresse !

http://www.helpx.net/hostlist.asp?host_region=964&network=9

La jeune française rencontrée dans la ferme m’avait également parlé d’autres sites comme Woofing avec lequel elle avait trouvé une ferme en Mongolie et dans le nord de la Thaïlande. Si des lecteurs de cet article en connaissent d’autres, je suis preneuse ! Je pourrai ainsi les ajouter ici 😊

 

Où dormir à Nong Khiaw ?

 

  • Phanoï Guesthouse

20$ la chambre triple

Une adresse à éviter ! Les bungalows sentent l’humidité, les salles de bain sont salles et même après la remarque au gérant, la salle de bain n’a pas changé… Nous en avons donc cherché une autre dans le village pour la suite de notre séjour ici et c’est juste en face au Sunrise Guesthouse que nous avons trouvé notre bonheur.

 

  • Sunrise Guesthouse

16$ la chambre triple

C’est une adresse agréable, les bungalows donnent tous sur la rivière. Attention toutefois, il y a différents conforts ; les plus anciens bungalows sont en bois, un peu tassés les uns sur les autres et certains ont même des WC turc. Les bungalows plus récents sont en dur avec des salles de bains propres et une chambre saine ! 

 

Où manger à Nong Khiaw ?

  • Q Bar

Un gérant et un personnel aux petits soins ici. Le soir, musique sympa, verre de vin « pas mauvais » 😉 et une super adresse pour goûter le fameux barbecue laotien ! Le serveur vous explique comment faire de début à la fin, notre meilleur repas ici, avis unanime !

 

Où NE PAS aller se faire masser à Nong Khiaw !

  • Sabai Sabai Massage

Quelle déception pour moi… !! Oui je suis d’accord avec ‘Lonely’, il règne ici bien une atmosphère de sérénité dans le jardin mais la sérénité s’arrête ici dans le jardin ! Dans une salle commune, les masseuses proposent des massages traditionnels laotien et aux huiles tout en parlant entre elles durant tout le massage, certains baillent, d’autres se font parfois les ongles en même temps qu’elles massent et le pire… la mienne qui a répondu au téléphone pendant mon massage puis a poursuivi son appel avec des sms…. Quelle déception !! A éviter. L’expérience d’autres voyageurs rencontrés au Q Bar étaient la même. Quel dommage.