Archives du mot-clé Phnom Penh

Good Bye Cambodgia… (bilan et petits conseils)

Vendredi 25 novembre

Nous voici à l’aube de notre 3ème mois d’aventure en sacs à dos et ce matin, nous quittons le Cambodge avec un petit changement dans notre programme. Nous rejoignons le Vietnam et non le Laos comme nous l’avions envisagé au départ. Pourquoi ? Je vais vous conter une histoire, celle d’un pays noyé sous un terrible fléau qu’on appelle la corruption.

Nous avions effectivement prévu de passer au Laos par la frontière au nord du Cambodge mais nous n’avons finalement pas voulu nous y tenter avec les enfants : une parodie d’un mauvais film mafieux, non merci ! Et pourtant malgré tout, nous y aurons droit même au sud…

C’est avec Soda, notre guide francophone sur Kratie, que nous avons le plus échangé sur le sujet. Comment est-ce possible que le pays soit encore si pauvre avec la masse de tourisme qui afflue chaque année rien que sur les temples d’Angkor Soda ? lui avais-je demandé. Tout se passe là-haut m’avait-il répondu. Depuis que nous sommes arrivés, ce n’est pas une mais plusieurs scènes de « back chiche » auxquelles nous avons assisté sur Phnom Penh, les policiers arrêtent et raquettent les automobilistes pour un feu grillé, pour un stationnement gênant…

Aux frontières, c’est parfois compliqué si on refuse de payer avais-je lu sur des forums. Je me sens déconcertée de voir cela, j’avoue ne jamais avoir été confronté à cette pratique et je trouve cela tout juste ahurissant. Pour nous éviter de nous mettre dans une telle situation, nous avons préféré réserver un bus de Phnom Penh jusqu’à Ho Chi Minh Ville au Vietnam avec la compagne GiantIbis. Le passage du poste frontière de Moc Bai devrait se faire plus « proprement » avons nous pensé.

Notre sortie cambodgienne se solde par un premier épisode du mauvais film mafieux. L’officier au poste frontière réclame 5$ à Ludo. « Why ?? » Nous ne comprenons pas pourquoi nous devrions lui donner de l’argent ! Il montre à Ludo son passeport : l’officier à l’aéroport à son entrée au Cambodge a oublié de valider son visa d’entrée. Ce n’est pas valable, s’il veut pouvoir sortir il doit le lui tamponner maintenant, mais pour cela nous devons lui verser 5$. La colère monte. Nous n’avons pas le choix…

Mais cela ne s’arrête pas là… Quand nous remontons dans le bus, on nous réclame 2$ de plus par visa Vietnamien en plus des 28$ que nous avons réglé en ligne sur le site pour obtenir nos eVisa. C’est juste énorme ! On pourrait se dire « finalement ce n’est pas grande chose 13$… » ; pourtant nous le considérons comme un vol.

 

Mais bien heureusement le Cambodge ne se résume pas qu’à C comme Corruption. Le Cambodge c’est aussi :

C comme Crabe…. Ce délicieux crabe aux poivres verts que j’ai dégusté sur Kâmpôt. J’en garde encore l’eau à la bouche ! Kâmpôt est connu pour son poivre si raffiné, on aime Kâmpôt aussi pour son charme, comme si le temps s’était arrêté ici. On y a passe un vrai bon moment.

 

A comme Angkor Vat… Venir ici sans visiter les temples d’Angkor, ce n’est pas envisageable, un lever du soleil devant Angkor Vat est une image qui reste en mémoire toute une vie, on se sent transporté ! Après réflexion, Angkor et Siem Reap méritent au moins 4 jours. En prenant le pass 3 jours pour les temples, cela permet de prendre son temps pour flâner et se laisser bercer par la magie des lieux. Ludo garde un vrai coup de cœur pour le Ta Prohm, il a trouvé dans ce temple envahi par la végétation des contrastes, des couleurs et une ambiance qui l’ont touchées.

 

M comme (là on a hésité !) Mékong, Mariage, Musique… Le Mékong reste comme les temples d’Angkor, un inconditionnel en venant ici. Du Nord au Sud, de Phnom Penh à Kratie, on ne peut l’éviter ; il traverse le Cambodge, le nourrit, le berce de ses caprices. Assis et rester là à l’observer, observer la vie qui s’offre autour, reste un merveilleux souvenir ; on le pense calme, il n’en est rien, mes bras se souviennent encore de notre sortie en kayak sur Kratie 😉 Y naviguer de cette manière, de la façon la plus simple possible reste selon nous la meilleure façon de vivre le Mékong. Le Mékong en kayak, voilà un autre de nos coup de cœur ! M comme mariage aussi et musique… Mais comment vous expliquer que les mariages au Cambodge sont des spectacles à eux seuls ! En bord de route se construisent le journée des chapiteaux : tables, chaises, fleurs, enceintes, tout y est !! Les enceintes surtout… Au Cambodge, si les moyens ne permettent pas de louer une salle, c’est devant la maison de la futur mariée que le chapiteaux est construit, sur le trottoir ou sur la route, tant pis pour les voitures. Et si par le plus grand des hasards, vous avez réservé une chambre pas loin, foncez à la première pharmacie venue… Boule quiès conseillées :)) Jusqu’au petit matin, quelque soit le jour de la semaine, c’est une explosion sonore ! Voilà pourquoi M comme Mariage nous restera 😉

 

 

B comme Bus… Au Cambodge, pour se déplacer, c’est simple soit le bus (j’englobe aussi les mini vans), soit l’avion, rappelez vous aucune liaison de train dans le pays, les voies ferrées sont en réhabilitation. Question budget, notre choix s’est vite tourné vers le bus. Nous avons passé des heures interminables sur ces routes. Je vous ai déjà confié l’état des routes, pourtant en Indonésie, nous avions été pas mal échaudé déjà, mais là… Ce fut de grands moments ! Donc pour résumer, état des routes difficiles, conduite dangereuse et bus surchargé, voilà à quoi on doit s’attendre pour la circulation cambodgienne. Notre pire souvenir… le trajet Kratie-Sen Monorom à 22 personnes dans un bus de 13 places…!

 

O comme Orage… C’est notre clin d’œil à Soda 😉 A notre arrivée sur Kratie, il était tard, il faisait nuit et nous avons eu droit à notre premier vraie gros orage à la descente de notre bus. A peine avons nous décidé de filer jusqu’à notre hôtel à pied que Soda passait par là. Les rencontres comme celle-ci, par hasard ne sont pas que du hasard, on n’y croit ou pas ; moi je continue à penser que cet orage a été ce soir là à l’origine d’une magnifique rencontre. Et je ne peux finir ce dernier article sur le Cambodge sans laisser ses coordonnées. Soda n’est pas seulement qu’un très bon guide francophone, mais cela vous le savez si vous avez lu notre article sur Kratie 😉

 

D comme Dauphin… Les dauphins de l’Irrawadie bien sûr ! Armez vous de patience, d’un kayak et d’un bon appareil photo waterproof ! Kampie à 15km au nord de Kratie est l’endroit où vous devez vous rendre pour pouvoir assister au beau spectacle des rares dauphins qui peuplent cette partie du Mékong. J’allais oublié, il faut aussi de la rapidité !! Parce que réussir à photographier un de ces spécimens demande une certaine pratique 😉 Et comme dirait Jonas « On a déjà beaucoup de chance maman, on a réussi les voir et il y en a plus beaucoup tu te rends compte ! Peut être qu’ils vont même disparaître, c’est trop dommage… »

 

 

G comme Ganesh… Et là, nous repartons à Siem Reap avec le musée d’Angkor. Un musée, pas très fun penserez-vous ; pourtant celui-ci mérite le détour avant de découvrir les temples d’Angkor. Ne faites pas la même erreur que nous, prévoyez bien trois bonnes heures ; ce musée permet de mieux appréhender l’histoire khmer et celle des temples par la suite. Un peu long pour les enfants, nous y avons tout de même appris beaucoup de choses sur l’hindouisme, les dieux et leurs rôles, certaines légendes comme celle du barratage de la mer de lait issue de la mythologie. Le lendemain, devant la splendide fresque d’Angkor Vat, on se sent moins seul 😉 Alors le musée d’Angkor à Siem Reap, un peu « expensive » mais « vaut le coup » 🙂

 

 

E comme Eléphant… Et dans éléphant, je parle aussi de la merveilleuse région du Mondolkiri, ce territoire sauvage et reculé qui mérite qu’on y accorde du temps. Nous n’avons pu le faire et cela reste une petite déception. Des treks de plusieurs jours en forêt pour rencontrer la minorité des bunongs, aux chutes de Bou Sraa qui d’après une ‘source sûre’ sont à voir, en passant par ce merveilleux éco projet l’Elephant Valley Project, le Mondolkiri regorge de belles promesses. Il ne faut pas hésiter à y rester !

http://www.elephantvalleyproject.org/

 

2ème mois d’aventure, qu’en dit la « planification » maintenant ?

Contrairement à l’Indonésie, nous avons laissé moins de place à l’improvisation ici au Cambodge. Nous nous sommes tenus à notre circuit de départ, il n’y a pas eu de réels coups de cœur  comme l’Indonésie qui nous en a dévié. Aujourd’hui je pense que si nous avions commencé par le Mondolkiri cela aurait pû être le cas… peut-être 😉

Ludo continue à réserver nos chambres. Sur le Cambodge, toutes nos réservations se sont faites via Booking. Nous avions encore en tête quelques mauvaises aventures avec Trip Advisor sur les lits supplémentaires et Agoda n’avait que trop peu d’offres ici.

Côté gastronomie, et bien nourrir nos jeunes estomacs est plus facile, peut être que nous nous sommes plus adaptés aussi… Jonas s’est découvert une passion pour le fish and chips ou le « toast with eggs and rice », Lily c’était plutôt « fried chicken with french fries ». « Moins parfumée » c’est ce souvenir que nous en garderons Ludo et moi ; les plats ont le même nom mais pas la même saveur.

 

 

Pour se déplacer au Cambodge c’est moins long qu’en Indonésie, enfin tout est relatif… On peut très bien passer d’une deux fois deux voies bien goudronnées à rien… une piste. Imaginez moi sur mon scooter avec Lily… Le Cambodge c’est aussi l’écriture khmer… et quand c’est traduit on a de la chance ! Sinon, c’est téléphone à la main avec GPS mobile même en scooter. Comme nous le disions plus haut, pour voyager au Cambodge, on prend le bus ! Et là, plusieurs solutions pour les tickets : soit par internet avec un prix fixe, soit dans les agences et c’est négociable, soit chez les revendeurs et guestHouse et c’est plus aléatoires. Pour l’achat sur internet, voici deux liens avec lesquels nous avons fonctionné :

https://bookmebus.com/

https://www.camboticket.com/

Et les communications dans tout ça ? Nous avions décidé au cours de notre séjour en Indonésie d’acheter une carte sim 4G locale pour plus de facilité. En Indonésie, nous avions payé environ 5€ pour 7 Giga sur 1 mois. A notre arrivée à l’aéroport à Phnom Penh, nous avons décidé de prendre cette carte sim directement à l’aéroport 18$ pour 12 Giga et 1h de communication locale. Nous ne sommes pas convaincus que prendre cette carte à l’aéroport soit la meilleure idée.

« On apprend quoi maman aujourd’hui ?! » Parce qu’il s’agit aussi de continuer à apprendre 😉

 

Nous avions décidé de modifier notre rythme ; oui, oui, nous aussi nous changeons les rythmes scolaires :)) à 1h d’école tous les jours.

Nous sommes restés sur cette régularité, qui est bien meilleure pour Jonas ; tout en sachant que certains jours avec les transports et les excursions l’école se reporte au lendemain. Jonas manquaient de concentration mais depuis que nous avons évoqué le sujet en « conseil de famille » cela va beaucoup mieux. Avec Lily, le problème ne se pose pas, quand j’arrive le cahier est déjà prêt et elle a déjà commencé 🙂 !! Tout est question de concentration, et nous y travaillons ! Pour preuve, quelques photos :))

 

 

Pour finir, le budget…. Et oui, la banquière est toujours là !! Comment vous dire que notre premier repas, notre première chambre ou encore notre premier transport nous a fait mal… Dollars ou riels, peu importe, le Cambodge reste bien plus cher que l’Indonésie.

Nous sommes passés de repas à 4 à 8€ en Indonésie à près de 25€ ici. L’hébergement aussi était plus élevé, les transports idem. Parallèlement à cela, nous avions en tête cet éco projet avec les éléphants dans le Mondolkiri qui nous coûtait 1/4 de notre budget total, 700€ pour 3 jours, et nous avions vraiment envie de vivre cette aventure dans la jungle. Malgré tout, grâce aux efforts de tous sur la nourriture et les transports avec le bus, nous avons réussi à tenir notre budget des 100€ par jour 🙂

Nous sommes fin novembre, nous avons passé des heures et des heures en bus, encore ce soir pour quitter le Cambodge ;  il est 17h et nous arrivons au Vietnam avec des souvenirs touchants, avec des souvenirs émouvants, avec des souvenirs « à la cambodgienne » !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Phnom Penh, jadis la perle de l’Asie

Jeudi 26 octobre

14h – Aéroport de Phnom Penh – Welcome Cambodgia !

« Maman, tu crois que ce sera pareil qu’en Indonésie ? Tu crois que les gens sont gentils ? On mange quoi ici ? Et c’est quoi la monnaie ? Et il est quelle heure dans ce pays ?… »

Nuit blanche dans un aéroport, chaleur étouffante, du monde de partout et deux enfants curieux en pleine forme ! Nous devrons faire preuve d’une grande patience aujourd’hui 😉

Aussitôt arrivé, objectif n°1 : retirer des dollars à l’aéroport.

Objectif n°2 : se poser à notre chambre. « Oh ! Blue Dog Guesthouse is near my house ! » nous annonce le chauffeur de tuk-tuk.

Nous restons un brin sceptique tout de même ; quelle probabilité pour nous de trouver un chauffeur à l’aéroport de Phnom Penh, capitale du Cambodge et Big City de 2 millions d’habitants qui habiterait à côté de la guesthouse que nous avons choisi ??

 

Sur notre trajet, nous retrouvons la même effervescence qu’à Surabbaya sur Java. « Papa… Oui ! Et bien Maman elle n’est pas prête à louer un scooter ici !! » … C’est certain !

Nous arrivons à notre Guesthouse. Au rez de chaussé, c’est un bar-restaurant, à l’étage une terrasse commune et quelques chambres. « C’est trop bien Papa ! On reste combien de temps ici ? » Toujours cette question à l’arrivée. Et souvent la même réponse « 3-4 jours, on ne sait pas encore… »  

  • Blue Dog Guesthouse – 25$ pour 4 personnes la nuit (5$ le lit /pers + 5$ la salle de bain)

 img_5403.jpg

 Cette après-midi, nous n’irons pas plus loin que la terrasse de la Guesthouse 😊 La très courte nuit précédente a raison de nous. Nous en profitons pour organiser notre séjour à la capitale. Il y a beaucoup de choses à voir, nous ne voulons pas nous disperser et nous devons aussi réfléchir aux enfants.

Les faire marcher pour découvrir Phnom Penh avec cette chaleur pendant des heures n’est pas envisageable, les emmener au musée du Génocide Tuol Seng et à la prison de haute sécurité Choeung Ek pour y comprendre l’histoire poignante de ce peuple avec les khmers rouges n’est pas concevable. Nous pouvons tout aussi bien leur expliquer cette histoire avec nos mots sans les exposer à des images bouleversantes. J’avoue quand même que je l’aurai bien fait seule.

 Les marchés, il y en a bien deux qui sont conseillés comme le psar Thmei et le Marché russe, à voir.

Phnom Penh, c’est aussi son palais royal, la résidence actuelle du roi Sihamoni, et la Pagode d’Argent « Elle est tout en argent Maman ?! Ca doit faire beaucoup d’argent alors ! » me dit Jonas.

Il y a une légende ici qui dit que Phnom Penh fut fondée après qu’une vieille femme, nommée Penh, eut découvert quatre représentations du Bouddha sur les berges du Mékong. Elle les installa sur une colline voisine, et la ville qui s’éleva autour fut appelée Phnom Penh, la « colline de Penh ».

Il y a environ 600 ans, Angkor fut abandonnée et la capitale transférée à Phnom Penh car l’emplacement d’Angkor n’offrait aucun avantage pour le commerce et la cité était aussi très exposée aux attaques du royaume de Siam (les thaïlandais). Phnom Penh occupait une position plus centrale dans le territoire khmer et elle était mieux située pour le négoce fluvial avec le Laos et la Chine via le delta du Mékong.

Le légendaire Mékong est un centre de vie ici, il y a tout une promenade le long du fleuve qui semble être un vrai spectacle de vie cambodgienne. Nous y irons !

« Papa, Maman !! Il y a une boum en bas !! Venez c’est trop bien ! » Nous avons envoyé Jonas chercher un menu en bas de la guesthouse pour commander le repas. Jonas est excité, il danse ! Nous rigolons 😊 On le suit,.Effectivement, le rez de chaussé de la guesthouse s’est transformé en bar de nuit avec de la musique. Les enfants découvrent la vie « by night » d’un bar… « Maman, plus tard, j’emmènerai mes copines en scooter avec moi dans un bar comme ça ! » Plus tard ma chérie, plus tard… On en reparlera 😉

Là, pour le moment il est temps d’aller dormir. 

img_3141-2

 

Vendredi 28 Novembre

Une nuit dans un lit… On oublie trop vite le bonheur et cette chance qu’on a. « C’est quoi le programme de la journée Maman ?! » demande Jonas. Oulà ! « Oui, c’est quoi le programme de la journée au fait ? 😊 »

Aujourd’hui, c’est culture et promenade dans la ville. Accessibles à pied, les principaux sites culturels sont situés près du fleuve, dans le quartier le plus central et le plus plaisant. Notre guesthouse est bien située car nous sommes près du palais royal. Une aubaine dirons nous, « trop nul ! » disent les enfants. « Il faut marcher ! Mais regardez il y a des tuk-tuk de partout ! » La promenade dans la ville s’annonce terrible…

Au détour de notre rue, nous apercevons des jeunes étudiantes en costume. « Oh regarde Lily ! Elles ont dû obtenir leur diplôme ! » Lily me demande pourquoi en France nous n’avons pas de cérémonie de ce type. « Oui pourquoi ?! » Lily propose d’en préparer une avec ses copines comme une vraie « pourquoi pas 😊 » On peut y réfléchir. Nous échangeons aussi sur les uniformes à l’école, bien ? Pas bien ? « Si j’en ai assez pour me changer quand il est sal, moi je suis d’accord » conclut Lily.

Nous arrivons au monument de l’Indépendance. On dit qu’il est inspiré de la tour centrale d’Angkor Vat, nous vous confirmerons cela dans une dizaine de jours quand nous y irons 😉 Il a été construit en 1958 pour commémorer la fin du protectorat français en 1953. « Mais Maman, on a colonisé le Cambodge aussi ? » demande Lily. « Et nous étions gentils avec eux quand même ? »

Nous poursuivons et découvrons un peu plus loin un parc qui prend vie à partir de 17h dit-on, avec les fans d’aérobic, de football et de takraw (un jeu au pied avec une balle en rotin). On y reviendra plus tard.

Au centre de ce parc, un autre monument très important pour les cambodgiens, le monument de l’Amitié Cambodge-Vietnam.

 

Ce monument de l’Amitié a été construit en 1979 à l’image de l’aide apportée par les Vietnamiens contre les khmers rouges. Il faut savoir qu’avant la période du kampuchéa démocratique (= période des kmers rouges très démocratique me direz-vous !), la ville atteignait près de 3 millions d’habitants en 1975 avec les nombreux réfugiés de la guerre du Vietnam.

Petite minute histoire 😊 En 1975, les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh, ils obligent la population à partir immédiatement dans les campagnes, des familles entières sont séparées et des dizaines de milliers y compris l’élite intellectuelle furent massacrés, et tout cela au nom d’une révolution ultra -radicale, à croire qu’une révolution tout court n’était pas suffisante…

Bref, je m’emballe, revenons à notre petit cours d’histoire. A ce moment-là, la ville ne compte pas plus de 50 000 habitants, des responsables du Parti, des ouvriers et des chefs militaires. Dans les années 80, on dit même qu’on voyait plus de vaches que de voitures dans les rues de la capitale. Il faudra attendre l’arrivée des Vietnamiens après 1979 et un processus d’immigration pour repeupler la ville.

Voilà pour la petite histoire et cet édifice au joli nom de l’Amitié.

En face du parc, un ravissant vat, cela doit être le Vat Bodum, je l’avais vu hier soir sur la carte. « Oh non Maman, pas encore un temple ! » s’écrit les enfants. Non mais ce n’est pas n’importe lequel, c’est un joli temple bouddhiste ! « Tu dis toujours ça ! » C’est vrai… Et nous y allons.

L’extérieur est un petit jardin, des jeunes jouent avec des bouchons et des tongs en pariant de l’argent, il y a une pagode (=un temple) ouverte. Les peintures sont très belles, de nombreux bouddhas décorent l’autel, deux ouvriers sont en plein travail pour restaurer l’un d’eux avec des feuilles d’or.

Je suis un peu déçue, je l’imaginais plus intéressant. 

 

Il est presque midi et le palais royal va fermer, nous décidons de descendre jusqu’au psar Thmei, le marché couvert ; nous pourrons certainement y manger aussi et nous reviendrons dans l’après-midi pour visiter le palais.

« Humm… je crois que je vais vraiment revenir végétarienne ou ‘insectivore’ d’Asie !! » Dans la rue, ces étals de viande partout, elle sèche là comme ça, au soleil avec les mouches et tout le reste. « Tu vas goûter Papa ?! » Papa a l’estomac solide mais il n’est pas encore prêt pour la grande aventure culinaire 😉

 

 

Et pourquoi pas plutôt une petite coupe de cheveux ?! Avec Lily nous nous installons et nous nous amusons de voir leurs têtes mi-figue mi-raisin devant le miroir. Jonas ne semble pas rassuré… Et pourtant… « Maman, je me sens beaucoup mieux, je suis plus léger sans tout mes cheveux ! » Et pendant ce temps…Où est papa ? « Maman !! Papa, il a même droit à un massage de la tête, la chance ! »

Quand nous arrivons au psar Tmei c’est déjà presque 14h avec cette pause « coiffure homme », les estomacs sont vides, les têtes transpirantes, il fait plus de 35 degrés, nous cherchons un endroit où nous rafraîchir et manger. Seulement dans le coin, à part quelques stands de rue pas très inspirant, rien. Nous nous rabattons sur une chaine de restaurant d’ici pas très bon marché. La pause est tout de même salutaire !

Nous sommes aussi venus jusqu’ici pour chercher l’agence de compagnie de bus chez qui nous devons acheter nos billets pour aller jusqu’à Kampot dans le sud dimanche.

Nous cherchons, cherchons et cherchons mais nous faisons chou blanc. La compagnie vue sur « Lonely » on ne la trouve pas, celle que Ludo a vu sur le net pas de bus pour Kampot, l’agence d’à côté ce n’est qu’en transport privé, trop cher ! Nous préférons abandonner pour le moment nous avons encore ce soir et demain pour trouver, on regardera ce soir sur internet.

Direction le marché psar Thmei ; c’est le marché central de Phnom Penh, il a été construit par un architecte français. De l’extérieur, c’est un dôme jaune gigantesque, à l’intérieur, c’est un endroit plein de vie regorgeant d’échoppes. On peut y trouver de tout en vrac : de l’or, de l’argent, du change, des vêtements, des chaussures, du poisson, des bagages, des fleurs, des horloges, des livres, du matériel électronique, des pierres précieuses… On pourrait y déambuler des heures durant ! Les enfants ne savent plus où donner de la tête 

 

L’après-midi est bien avancée et nous décidons de retourner au palais royal pour boucler notre journée ‘culture’. « It’s too late ! » nous explique un guide devant l’entrée. Il est 16h quand nous arrivons devant le palais et il ferme à 17h. Mince ! Lily et Jonas sourient. « On va où alors maintenant » disent-ils avec leur regard malicieux, ils ont bien compris qu’ils avaient échappé à la visite !

Et si on prenait un tuk-tuk jusqu’au Mékong ?

Quelle merveilleuse idée ! Parce que cette promenade sera le meilleur moment de notre journée. Le Mékong est déjà à lui seul une attraction. Géant c’est ce qui me viendra à l’esprit en le voyant.

Sur le quai, toujours cette même effervescence, du monde de partout et pas que des touristes. Beaucoup de cambodgiens se pressent, achètent des offrandes, des fleurs, de l’encens et se dirigent vers un petit temple, des enfants sont là et allument les bâtonnets d’encens contre quelques riels. Ils prient. En fonds, une musique traditionnelle. On s’interroge, y a-t-il quelque chose de spécial ce soir ? Ou est-ce toujours comme cela ?!

 

 

 

 

Autour de nous, des cages à oiseaux, une multitude de cage à oiseaux. « Mais que font-ils avec ? » Un couple en achète deux, font une prière et les relâchent. On nous explique que cela porte bonheur. « Juste 1$ Papa, pour faire un vœu ! » Nous préférons nous assurer avant avec Lily et Jonas qu’ils les relâcheront bien 😉 « Nous avons rendu la liberté à 2 oiseaux Maman » me dit Jonas tout fier.

 

Nous continuons notre promenade le long du quai, après la prière, place au sport !

Mathilde, l’amie que nous avons rencontré en Indonésie, m’avez prévenu qu’en fin d’après midi le long des quais nous pourrions voir ces « mythiques séances d’aérobic », elle avait bien raison ! C’est énorme !

Une enceinte, un professeur, de la musique et c’est parti. Un groupe est déjà en pleine séance, tous en tenue de sport, et un, et deux, et trois… Tous en rythme, d’autres personnes se joignent au groupe contre quelques billets dans le pot à côté de l’enceinte. Une vraie séance de gym ouverte, exceptionnel !

Sur le quai, certains jouent aux tennis, d’autres à un sport dont je ne connais le nom… au pied avec un volant ‘particulier’ « Si on en trouve une j’en ramène » dit Ludo, il trouve ce jeu super.

On assiste à un véritable spectacle de vie cambodgienne ce soir sur ce quai.

 

 

Nous avions déjà remarqué qu’en fin de journée, la vie c’était dehors dans la rue qu’elle se passait en Asie. La chaleur est tombée, et même si la nuit arrive vite, à 17h45 le soleil est couché, les cambodgiens sont là dans les rues, la ville s’anime autour des stands de rue. Ici en est la preuve. On fait du sport, on mange, on joue avec les enfants, on discute, on écoute de la musique, on rêve, on se fait tirer les cartes, on prie… on vit !

 

 

 

Ce soir, nous avons réservé des billets pour un spectacle d’ombres dans le sud de la ville vers le Marché Russe. Sovanna Phum Arts Association est une troupe de théâtre populaire indépendante qui programme des spectacles mêlant théâtre, musique et chant.

Pour réserver, je suis passée par leur site facebook car nous n’arrivions pas à les joindre par téléphone. Réponse très rapide.

https://www.facebook.com/sovannaphumtheatre/

 

Des quais, nous prenons un tuk-tuk pour passer par notre chambre avant d’y aller. « Il avait peut-être bien raison le conducteur du tuk-tuk hier en nous disant qu’il habitait à côté ! » On sourit avec Ludo car aucun des chauffeurs depuis ce matin ne connait le nom de notre guesthouse. L’heure tourne, nous lui demandons de nous emmener jusqu’au théâtre d’ombres.

Dans les rues, c’est l’enfer ! La circulation est devenue désastreuse, nous n’avons jamais vu ça. Le périphérique de Lyon un lundi matin avance même plus vite 😉 Nous décidons de finir la route à pied au pas de course si on ne veut pas arriver après la fermeture comme au palais royal cette après-midi 😊

19h01 – Yes ! Nous arrivons ! Devant, 2 touristes nous expliquent que la représentation est annulée par manque de monde… Oh non… Le responsable du théâtre nous voit et nous appelle « It’s ok ! » Nous l’avions eu par mail la veille au soir et nous avions réservé avec lui. La représentation aura donc bien lieu, les 2 touristes sont aussi contents que nous.

Des musiciens avec des instruments traditionnels jouent à côté de la scène pendant que le reste de la troupe joue une épopée d’après ce que j’ai lu indienne. Nous n’avons pas tout compris 😉 Mais la scène vaut le détour. Un peu cher tout de même 20$ pour 4 personnes, le spectacle dure 1h.

Après le spectacle, nous pouvons passer derrière la scène avec les artistes, s’essayer à cet art. Je crois que cela aurait été le moment préféré pour Lily et Jonas !

 

 

C’est après une journée bien remplie que nous rentrons à notre guesthouse « Maman, tu crois que c’est encore la boum ce soir ?! » demande Jonas. Très certainement, c’est vendredi ! Mais là ce soir, nous monterons au calme à l’étage, la journée aura été suffisante. 

Samedi 29 Novembre

Dans les alentours de Phnom Penh, il y a une multitude d’excursions intéressantes. Nous ne restons que 2 jours et il y en a surtout un endroit que j’aimerai découvrir : Koh Dach, appelée l’île de la Soie par les étrangers.

Nous avons demandé au chauffeur de tuk-tuk hier soir s’il pouvait nous y emmener. Pour 20$ la demi-journée, c’est avec lui que nous partons ce matin. D’abord direction l’embarcadère en passant par le pont de l’Amitié japonaise. C’est une île qui donne un aperçu de la vie locale, loin de l’effervescence de la capitale.

Cet endroit doit son nom au grand nombre de tisseur de soie vivant sur cette île.

Nous y passerons un moment très agréable, de la fabrication de foulard traditionnel à l’élevage des vers à soie, nous aurons un autre aperçu du tissage qu’était celui du coton au village sak-sak sur Lombok en Indonésie.

(Un article plus complet sur l’Ile de la Soie et la fabrication des foulards traditionnels arrivera plus tard sur le blog 😊)

 

« You have to paid for the ferry ! » Comment ça nous devons payer pour le ferry ? De retour à notre guesthouse, nous payons au chauffeur les 20$ annoncés et il nous réclame 4$ de plus pour le plus pour le ferry. Nous n’en croyons pas nos oreilles ! Toutes les occasions sont bonnes pour « grapiller » un peu d’argent. Ludo n’est pas d’accord et il est tenace le garçon 😉 Nous finirons pas régler que la moitié. Donc si l’envie d’aller faire un tour sur Koh Dach vous prend, mettez vous bien d’accord sur le prix total ferry compris !

Nous partons demain de Phnom Penh et nous n’avons toujours pas vu le fameux palais royal ! Hier, nous sommes arrivés après la fermeture du guichet alors aujourd’hui pas la même erreur. Nous voilà reparti après manger.

J’ai lu que le palais royal de Phnom Penh ressemblait beaucoup au palais royal de Bangkok, je n’ai pas le souvenir pourtant d’avoir payé autant à l’époque… 50$ pour nous 4 ! Nous trouvons cela vraiment énorme avec Ludo. Il a tout intérêt à être beau 😉

Caché derrière un mur d’enceinte, le Palais royal domine la capitale de l’extérieur. Résidence de l’actuel roi Sihamoni, le domaine est en parti fermé au public, nous avons donc seulement accès à la salle du Trône et à quelques bâtiments voisins comme la salle de réception et une petite bâtisse où sont exposées des objets royaux et les tenues traditionnelles.

 

 

« On va voir où on couronne le Roi maman ?! » dit Lily qui se croit déjà dans un conte de fée. Nous ne le verrons que de loin… Nous n’avons pas le droit d’y rentrer ! Nous devons rester autour de la salle et l’observer de l’extérieur. Quel dommage !

 

 

Dans la seconde partie du Palais royal, on peut y voir la Pagode d’Argent également appelée la pagode du Bouddah d’Emeraude.

Cette pagode doit son nom à son sol constitué de plus de 5 000 dalles d’argent. « On aura le droit d’y rentrer dans celui-là ? » demande Lily encore déçue de n’avoir pu voir ni la Salle du Trône, ni le Roi 😊 Lily s’était mise en tête qu’elle verrait le Roi cette après-midi, « Bien oui Maman, on va au Palais royal, c’est pour voir le Roi ! »

Nous pouvons effectivement y rentrer mais les photos sont interdites comme dans la salle du Trône alors qu’ils nous font payer un droit photo de 5$ à l’entrée. A l’intérieur, des tapis couvrent la plupart des dalles d’argent pour les protéger, on en aperçoit toutefois quelques-unes près de l’entrée. Face à nous, sur l’estrade un magnifique Bouddah d’Emeraude. « On peut prier maman ? » demande Jonas « Et comment on fait d’abord ?! » Il s’assoit à côté de moi et regarde comment font les fidèles autour. « Et si je te dis ce que j’ai demandé à Bouddha ça marchera quand même ?! » Un moine vient lui demander de faire une photo avec lui, les pauses photo reprennent 😉

 

 

Quand nous sortons du Palais royal il est déjà la fin d’après-midi et nous sommes à côté d’une aire de jeux pour enfant : pause récréation !

Une pause qui prend son temps… La nuit tombe et nous décidons de prendre notre repas sur un des stands dans la rue « à la cambodgienne » 😉

Noodle Soup pour moi et Ludo, les enfants ne sont pas emballés et préfère ne prendre que deux œufs durs et manger à la guesthouse en rentrant. La nuit est tombée et comme la veille sur les quais le long du Mékong, la ville s’anime de ces familles qui sont là dehors pour manger, discuter, jouer… vivre.

 

Sur le chemin du retour, nous passons devant la fontaine qui s’est illuminée pour la soirée. « On reste là Papa, un moment, c’est trop beau ! » J’en profite pour goûter à ma soupe, elle n’est pas exceptionnelle en goût mais plutôt copieuse. Ce soir, ce sera plutôt les œufs qui nous surprendront et pas en goût je peux vous assurer !!

Lily me demande d’écaler le sien, je n’ai pas fait la moitié que j’aperçois une tête de poussin… je préviens aussitôt Ludo qui est en train de faire celui de Jonas. Nous n’irons pas plus loin car nous savons ce que nous trouverons dessous ; maintenant reste à savoir pourquoi ?! « Mais oui Maman, la dame disait tout le temps ‘baby, baby’ quand on les a achetés ! » C’est un bon début d’explication. Internet nous donnera la suite.

Il s’agit d’une spécialité cambodgienne, l’œuf à la coque khmer qui est en fait un œuf couvé de 19 jours CUIT ! « Et bien moi je préfère l’œuf à la coque français » dit Jonas. Je suis bien d’accord avec toi ! Spécialité culinaire très appréciée par les cambodgien, elle ne restera qu’une mauvaise surprise pour nous ! Pour plus d’information sur le sujet, je vous suggère une recherche sur le net, je ne mettrais ni de lien, ni de photo !!

Sur cette découverte des plus surprenantes, nous allons nous coucher.

 

Dimanche 30 Novembre

7h – Le réveil sonne, mais ce matin juste pour moi 😊

Ludo a vu sur internet que dans le temple à côté de notre guesthouse, le vat Langka, on pouvait participer à des séances de méditation les samedis à 18h et les dimanches à 8h. « Vas-y ! » m’ont-ils tous crié en cœur.

Nous quittons Phnom Penh ce matin pour le sud du Cambodge à Kampot, et avant je m’aventure vers le temple pour méditer 😉

Dans la cour, des dizaines de personnes qui dorment là par terre, des enfants qui jouent avec des bouchons, une dame s’avance « 1dollars… », je suis émue. Un marchand ambulant circule dans le temple, en sortant j’achèterai quelques barquettes pour les enfants me dis-je.

Le temple est bien plus grand que je l’imaginais. Quand je m’avance, une odeur de jasmin m’enivre, c’est trop bon ! Un havre de paix, l’endroit idéal pour méditer. Ludo et les enfants avaient raison de me dire de venir ce matin. Je m’abandonne à ce moment rien que pour moi.

 

 

 

Il est 11h, nous quittons Blue Dog Guesthouse ; Jonas est déçu… « Il y aura des boums dans les autres guesthouses maman ?! » Nous partons pour notre bus et pour de nouvelles aventures 😊

IMG_5736

 

 

Un voyage de fou… par JOnas

Un jour à Phnom Penh en revenant d’un parc on a acheté des œufs durs. Le monsieur nous disait « baby, baby, baby », on ne savait pas pourquoi. C’était le soir, on est allé près d’une fontaine avec plein de lumières et des jets d’eau, on a commencé à éplucher les œufs. Quand Lily est arrivé à l’intérieur, elle a vu un truc tout bizarre et nous a dit : Laisser tomber, ce n’est pas la peine ! Dans les œufs, il y avait des bébés poussins !!

img_6599

 

Un autre jour quand on visité la ville, on est allé au bord du fleuve qui s’appelle le Mékong. Il y avait plein de vendeurs d’oiseaux. On en a acheté deux chacun avec Lily pour 1 dollars et on les a tous relâchés en même temps, c’est parce que ça porte bonheur et c’est très joli.

 

La semaine dernière, on est allé visiter un grotte à Kampot. On a payé un guide sinon ce serait trop dure parce qu’on descendait profond. Dedans la grotte, il y avait un temple et des chauves-souris qui volaient tout en haut. Il y avait de l’eau parterre et on devait escalader les rochers. Les rochers avaient des formes d’animaux, il y avait des éléphants, une tortue sacrée et même un rocher qui ressemblait à « la vache qui rit ».

 

Bisous à tous,

Jonas.