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Un musée génial à Chiang Mai !… par Jonas

Quand on était à Chiang Mai, nous sommes allés dans un musée qui s’appelle « Art in Paradise ». Dans ce musée, on peut voir des peintures en relief 3D et si on installe l’application du musée sur son téléphone, on voit s’animer les dessins. Avec Lily, on s’est beaucoup amusé à prendre des photos devant les peintures et je voulais vous le partager. 

 

Dans le musée, il y avait plusieurs salles avec différents thèmes. La première salle contenait des dessins sur l’eau. J’ai vu des cascades, des requins qui sortaient de la peinture pour essayer de nous manger ; mais aussi des sirènes, des poissons et des fonds sous-marins.

 

Ensuite, j’ai vu une autre salle avec des animaux, un crocodile a failli nous dévorer. Il y avait des pandas qui escaladaient des bambous, une girafe qui bougeait la tête, un aigle ainsi qu’un tigre. C’était ma salle préférée !

 

Puis, nous sommes arrivés dans une pièce avec des toiles célèbres comme la Joconde ou un portrait de Van Gogh qui s’animait en passant devant.

 

Ensuite, il y avait un espace avec des scènes où l’on marchait sur des ponts, des passerelles ou des planches. Le vide en dessous était peint en « trompe l’œil » , ça veut dire que les dessins nous faisaient croire à des choses qui ne sont pas vraies.

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La cinquième salle présentait des scènes de la vie de tous les jours avec un chat qui voulait manger une souris sauf que la souris c’était nous ! J’ai pu voler sur un tapis et sur un avion en papier et même escalader un immeuble.

 

On a passé une porte et nous sommes arrivés en Egypte. Là, j’ai vu des hiéroglyphes sur les murs, une momie nous a enfermé dans un sarcophage. Il y avait même des coffres où on voyait des pièces tomber quand on utilisait l’application du musée.

 

Plus loin, on s’est amusé avec des jeux de miroir, avec Lily et papa on a pris des positions très bizarres.

 

Après, nous sommes allés dans le monde des dinosaures et de la préhistoire.  Ici, j’ai pu échapper à un T-Rex, à un Ptérodactyle et à l’éruption d’un volcan. J’ai regardé aussi dans un œil de dinosaure.

 

Cette visite était géniale, j’ai trouvé marrant les dessins en 3D dans lesquels j’ai fait du ski, du surf, monter dans une gondole et sortir de la lampe d’Aladin.

 

Si vous allez à Chiang Mai, je vous conseille vraiment la visite de ce musée et n’oubliez pas votre IPhone pour l’application qui anime les peintures.

FIN.

Jonas.

 

Mes rencontres en Thaïlande… par Lily.

Dans une ferme au nord de la Thaïlande, je me suis fait des amis. Je veux vous parler d’eux, d’où ils viennent, ce que j’ai appris avec eux et pourquoi j’ai aimé ces moments.

Lundi 29 janvier, nous avons pris un tuk-tuk pour aller dans une ferme et c’est là que j’ai commencé à rencontrer une amie. Elle s’appelle Angela, elle est danoise, elle a presque 30 ans. Dans ce tuk-tuk, il y avait aussi une hongroise, une allemande et une française.

Les après-midi à la ferme, nous allions au bord du lac nous baigner, un après-midi avec Angela nous nous sommes déguisés en guerrière avec le sable du lac. Angela, elle est trop gentille mais elle a peur de tout : un matin dans la ferme quand on travaillait au « big project » de Pi Nan, le propriétaire de la ferme ;  un volontaire a trouvé là où nous creusions la terre une énorme chenille rouge dangereuse. Pi Nan nous a expliqué que si elle nous piquait, nous pleurerions toute la nuit. Devant cette chenille, Angela tournait la tête et ne voulait même pas la voir ! Angela a aussi peur des requins et dans le lac où nous nous baignions, elle ne voulait pas aller nager au milieu parce qu’elle avait peur qu’il y en ait. Ensemble, nous avons beaucoup rigolé.

 

Dans cette ferme, j’ai rencontré Nobara, la fille de Pi Nan et de Noriko sa maman. Elle a 6 ans, elle est thaïlandaise et très mignonne. Je ne pouvais pas la voir la journée car elle allait à l’école et ne rentrait qu’à 16h. Je suis allée avec sa maman la chercher à l’école un après-midi. Les soir après le repas, avec Jonas nous allions jouer avec elle à la pâte à modeler dans sa maison. Quand elle rentrait de l’école, nous allions ramasser des fraises ensemble dans le potager et je lui apprenais les couleurs en anglais. Le soir, je lui faisais réviser les couleurs avec la pâte à modeler. J’ai beaucoup aimé jouer et partager ces moments avec elle.

 

Pendant que je travaillais avec papa, Jonas et Angela au « big project » de Pi Nan, j’ai aussi rencontré Shay, c’est une volontaire comme nous, c’est une Israélienne qui voyage toute seule en Asie. Je l’aime beaucoup Shay parce que j’aime sa façon de me parler ; quand j’étais avec elle j’étais heureuse.

Avec Shay, j’ai aimé chanter, j’ai aimé dessiner avec ses crayons aquarelle, j’ai aimé dansé avec elle. Elle m’a aussi appris à compter jusqu’à 10 en hébreu et aussi une chanson de son pays que nous avons chanté pendant notre retour dans le tuk-tuk. J’ai revu Shay quelques jours plus tard à Chiang Mai. Shay habite un village dans le nord de l’Israël, c’est un pays qui se trouve vers la Turquie pas loin de la France. Elle nous a dit qu’elle nous invitait dans sa maison quand on rentrerait en France, j’ai demandé à maman si on pourrait, elle m’a dit « oui » !

 

Dans le tuk-tuk du retour de cette ferme, j’ai appris à connaître Giovana. Elle a 24ans, elle est brésilienne et elle était volontaire dans la même ferme que nous. Dans le tuk-tuk, elle fabriquait des attrape-rêve avec du bambou et du fil. Elle voyage toute seule depuis deux ans dans le monde entier. Giovana, elle est toujours joyeuse et même un peu « fofolle » comme Jeromine en Indonésie. Nous avons revu Giovana à Pai ; elle nous a rejoint un matin pour se baigner avec nous dans la rivière. J’ai aimé être avec Giovana parce qu’elle me faisait trop rire.

 

J’ai adoré faire ces rencontres, j’étais trop contente de mes moments passés avec eux et toute ma vie je me souviendrais de celui avec Shay.

« Shay, all my life, i remember this moment with you. Il love you Shay »

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Chanson « Terre et Ciel » parole en hébreu

Adama, Veshamayim

Chom Ha’esh

Tzlil hamayim

Ani margish zot begufi

Beruchi,benishmati.

Heya… heya… heya… heya… heya..

Heya… Heya… ho !

 

Traduction

Terre et ciel,

Chaleur du feu,

Bruit de l’eau,

Je le ressens dans mon corps,

Dans mon esprit, dans mon âme.

 

Et notre petit plus, la version anglaise 😊

 

FIN.

Lily.

Pai, quiet and easy life…

« 762 !! Tu blagues maman ! » … Non je ne lui parle pas de temples cette fois, mais de virages. « Non maman, on n’y va pas, ce n’est pas possible, 762 tu te rends compte ! »

Là vous allez penser que nous venons d’annoncer aux enfants que nous nous rendons à Pai à pied… Et bien même pas ! Nous cherchons pourtant toutes les possibilités qui s’offrent à nous pour éviter ce trajet en mini-van ; l’avion : trop cher, le scooter  : pas envisageable pour relier Chiang Mai à Pai c’est près de 120 kilomètres et avec tous nos sacs c’est impossible, « il ne nous reste que le mini-van Lily… »

Quand nous en avions demandé à Wong, notre chauffeur de Grab sur Chiang Mai, l’état de la route pour rejoindre Pai, je me souviens de son regard vers Lily qui avait la tête penchée à la fenêtre de sa voiture, supportant déjà à peine la montée au temple du Doi Suthep (et comparé à celle de Pai aujourd’hui je puis vous assurer que ce n’est rien !) ; « very hard… » avait ajouté Wong.

 

Samedi 3 février

Armés de granules aux huiles essentielles, d’un petit-déjeuner sans laitage ni œufs, d’un stick anti-nausée, nous partons donc à l’assaut de cette fameuse route. « Le mieux maman, c’est que tu m’assommes tout de suite ! » Je rigole, pas elle…

Pour relier Pai depuis Chiang Mai, c’est 120 kilomètres plus au nord en direction de la frontière birmane, plusieurs montagnes à traverser et quelques centaines de virages parfois très serrés. Si on fait abstraction des conditions de route, les paysages que nous traversons sont magnifiques mais peu sont ceux dans le mini-van qui prennent le temps de les regarder ! Jonas finit par s’endormir moins d’une heure avant l’arrivée, pour Lily la pauvre, ce trajet sera vraiment difficile ; huiles essentielles, diètes et stick n’auront pas suffi…

« Il est où notre hôtel papa ? Et il s’appelle comment ? Et le petit-déjeuner il est compris dedans ? Et on mange où à midi ?… » Jonas en mode « Cinq question à la seconde » ! Si vous avez déjà des enfants, vous ne pouvez que sourire en entendant cela ; les autres, pas d’affolement, c’est normal ! Avec le temps le débit se calme ou c’est peut-être nous qui nous habituons ! 😉

« L’hôtel Jonas n’est pas loin, il s’appelle le Canary GuestHouse, oui on peut faire le petit-déjeuner sur place et non, nous ne savons pas où nous mangerons à midi ! Patience… On va déjà poser les sacs. »

Très vite nous nous apercevons que la ville en elle-même de Pai est agréable et festive mais n’a qu’un intérêt limité, elle reste un repère de BackPackers, de Hippies, de bar et de restaurants. Pourquoi venir ici alors ?

 

On vient à Pai pour se perdre en scooter d’abord.

La plupart des curiosités de Pai sont situées hors de la ville, « il nous faut une moto papa ! » disent Jonas et Lily en cœur. « Papa, s’il te plaît une moto-cross ! » ça c’est Jonas ; « un scoopy pour nous avec maman ! » vous l’aurez deviné c’est Lily 😊 Cela fait un long moment que nous ne sommes pas remonté sur des scooters, depuis Vang Vieng au Laos je crois même il y a plus d’un mois déjà. Alors première étape pour maman, « se remettre en jambe » et ne pas oublier qu’ici en Thaïlande on roule à gauche !

 

  • Location d’un scooter  – dans la Walking street près du 7 Eleven et de la station de bus – 150 Bath la journée, environ 3€.

 

C’est lors de nos balades en scooter jusqu’à la cascade de Nam Tok Mo Paeng et des sources chaudes de Tha Pai que nous verrons les plus beaux paysages.

 

 

On vient aussi à Pai pour se balader sur le Canyon et y voir un magnifique coucher du soleil.

Le Canyon – pas le Grand ! – est le lieu le plus visité du coin à 8km de Pai en direction de Chiang Mai, sur la route c’est impossible de louper l’entrée ! Des dizaines et des dizaines de scooters stationnés, des pick-up et des mini-vans plus loin, avant même d’y monter, nous nous demandons combien il y aura de personnes en haut…

Dans le Canyon, j’ai lu qu’il était possible d’y trekker mais honnêtement avec les enfants, je ne le conçois même pas, avec moi non plus d’ailleurs 😉 ! Aucune installation n’a été prévu pour la sécurité, le chemin peut se montrer très étroit, le sol est parfois 30m plus bas ; chacun s’y aventure donc à ses risques et périls.

 

Quand on s’avance, le panorama doit être vraiment impressionnant pensais-je. Formé par l’érosion continue de la pierre, ce canyon unique ici en Thaïlande abrite des falaises vertigineuses, des crêtes rocheuses et une végétation très dense.

« Allez papa, viens avec nous plus loin !! » Je ne me sens pas en sécurité, et pour une fois Ludo me rejoins ; il ne s’avancera que de quelques mètres sur ce chemin. Le canyon se poursuit à perte de vue, il s’étend apparemment sur plusieurs kilomètres. Pour les randonneurs aguerris, le canyon est un véritable terrain de jeux, pour les randonneurs aguerris oui ! Plus loin, nous découvrons un endroit plus « safe » d’où nous admirerons un magnifique coucher du soleil.

 

On vient également à Pai pour ses sources chaudes.

C’est dans un parc protégé à 7 km au sud-est de la ville qu’on peut venir se prélasser dans d’agréables piscines naturelles. Pourquoi vendent-ils des œufs en bas avais-je pensé avant de grimper. Pendant notre ascension, nous voyons passer un touriste avec un petit panier en bambou et 3 œufs dedans… Mais que font-ils ??

« Papa, maman, ils font cuire des œufs en haut !! » nous crient Lily et Jonas. Un mystère élucidé 😉 Nous apprenons en haut que l’eau est à 80°C, « surtout n’y touchez pas ! » Ce sont les eaux de pluies qui ruissellent dans des failles pour descendre en profondeur proche du magma de la terre, l’eau chauffent et remontent en vapeur par ses failles avec la pression.

« C’est un début d’œuf à la coque » dit une touriste près de nous à son mari. C’est énorme ! Jonas tu veux un fried egg ?!

Nous redescendons car nous sommes venus ici plus pour se baigner que pour manger des œufs ! En bas, la température passe de 38°c, à 37°c puis 36°c dans des bassins successifs. « Non mais elle est trop chaude l’eau !! » crie Lily, c’est certain que cela te change des douches froides de la ferme lui dis-je 😊 Ici tout est calme, les lieux sont propices à un vrai moment de détente.

 

Pai, un coin magnifique avec des paysages à couper le souffle disent certains ; je ne les rejoins pas sur ce dernier point. Pai est une ville très sympathique oui une de ces petites villes où il fait bon vivre en se prélassant au bord de la rivière ou en partageant un verre le soir dans un de ces bars ; mais c’est au-delà de Pai qu’il faut aller pour apercevoir quelques beautés, de là à dire que ce sont des paysages à couper le souffle, pour ma part la campagne autour de Chiang Mai m’a bien plus comblé.

 

Pour l’heure, il est temps de rentrer sur Chiang Mai pour y préparer notre départ pour le Myanmar, l’excitation monte ! Dans 3 jours, nous serons sur les terres birmanes, j’ai encore du mal à y croire. Comme un rêve qui devient réalité 😊

Mais avant nous devons rentrer sur Chiang Mai… « parce qu’il faut refaire la route dans l’autre sens maintenant ! Avec les mêmes virages ! » nous dit Lily. Oui Lily…

 

Où dormir à Pai ?

Le coup de cœur des enfants en vidéo ! Et des parents aussi 😉

 

  • Canary GuestHouse

Le lieu idéal pour un séjour au calme en amoureux ou avec des enfants ! En retrait des rues bruyantes de la ville, au bord de la rivière, cette guestHouse propose des petits bungalows très agréables avec une petite terrasse. Le petit-déjeuner y est excellent et copieux.

1300 Baths, environ 33€ la nuit dans un bungalow triple.

 

Où manger à Pai ?

 

Sans aucun doute, perdez-vous dans la « walking street » le soir où marchands ambulants, gargotes en tout genre propose des brochettes grillées, des soupes de potiron merveilleusement bonnes, des pad thaï, des smoothies trop délicieux– mon préféré ananas-citron vert-bananes – de la cuisine indienne, des salades de papaye et que sais-je encore… Il y en a pour tous les goûts et la cuisine y est très excellente ! Avec 50 Baths, environ 1€ vous mangez en vous promenant dans ce marché de nuit. Un moment que toute la famille a adoré, Lily et Jonas y ont pris plaisir à acheter eux-mêmes leurs repas 😊

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« Mindfull Farm », un woofing mais pas que…

« Maman, pourquoi tu pleures ? Tu es triste ? » … « Non Lily, je suis heureuse… » C’est difficile à croire quand on est enfant qu’on puisse pleurer de joie. Ce matin, dans ce songthaew qui nous ramène à Chiang Mai, c’est encore un peu de la ferme qui est avec nous ; Shay, Tomer, Melanie, Giovana, John, Sophie, leurs sourires, cette gentillesse et cette joie. Cette joie que je vois sur le visage de Lily et Jonas et qui me fait pleurer. Ce matin, hier soir et les jours d’avant, c’est un concentré de tout cela que nous avons vécu dans cette ferme woofing au nord de la Thaïlande. En voici le récit.

 

Lundi 29 janvier

Et pourtant ce matin-là, tout pouvait déjà basculer… 

7h30 – Nous arrivons à l’arrêt du songthaew qui doit nous conduire jusqu’à notre ferme « Mindfull Farm » à une soixantaine de kilomètre au nord de Chiang Mai. Les songthaew sont des sortes de pick-up avec deux rangées de sièges à l’arrière. « C’est bien c’est tout ouvert ; je ne serai peut-être pas malade comme ça ! » dit lily. J’espère… car la route qui nous mène à la ferme s’annonce plutôt tortueuse, un trajet de 3h pour une soixantaine de kilomètres…

 Hier, nous avions préféré venir repérer les lieux, « Only one bus go to the farm per day ! » nous avait prévenu Noriko par message. Oui autant faire les présentations tout de suite, « MindFull Farm » c’est avant tout Pi Nan, son fondateur et le papa de cette famille, un ancien moine bouddhiste, Noriko la maman et Nobara leur fille de 6 ans. C’est cette famille thaïlandaise qui nous accueille pendant 4 jours en mode woofing.

Woofing = proche cousin du couchsurfing, c’est une solution de tourisme alternatif. En échange de l’hébergement et des repas, on retrousse ses manches et on participe aux travaux dans une ferme d’agriculture biologique.

« 8 a.m ! » nous avait prévenu le chauffeur hier ; sauf que nous aurions dû préciser que nous allions bien aprèsS amoeng… La ferme est à une heure de route après Samoeng ! Quand je montre au chauffeur le nom de la ferme, elle secoue la tête « No, no, no… »  Moment de doute… C’est pourtant bien ici qu’on doit prendre ce pick-up mais à quelle heure ?! Levés depuis 6h, nous n’avons pas déjeuné et nous sommes là assis sans trop savoir. quoi faire. Noriko nous sort de ce flou, « only one pick-up to Mindfull Farm at 11h30 ! » nous répond-elle par message.

Bon ok, je résume la situation, 6 sacs, 2 enfants déjà fatigués et affamés, 1 papa sans café et 1 maman qui perd déjà patience… pas très bouddhiste tout ça ! » Il nous reste 4h à attendre alors autant le faire en meilleure condition, nous décidons de chercher un café où patienter.

 

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11h –  Nous voilà de retour à notre arrêt pick-up, « Mindfull farm ? » nous demande un chauffeur. « Yes !! » Le chauffeur charge les sacs sur le toit et nous explique que nous devons patienter jusqu’à midi. On n’est plus à 30 minutes près 😉 Avec Lily nous partons en quête de « quelque chose à manger dans le pick-up » pendant que papa et Jonas surveillent les sacs.

12h – C’est parti ! Dans le pick-up, nous faisons connaissance avec d’autres volontaires, Angela une danoise qui vit au Japon, Julia une allemande, Camille une jeune française et Patra une hongroise. L’ambiance est donnée, un joli mélange de culture, de croyance et de personnes nous attend. Nous quittons rapidement l’effervescence de Chiang Mai pour laisser place aux paysages de campagnes, collines, rizières, verdure, la vue est déjà apaisante. 

15h – « You are arrived ! Mindfull Farm ! » nous annonce le chauffeur qui monte sur le toit pour descendre nos sacs. « But where is the farm ?? » … « Just over there ! » nous répond le chauffeur en nous montrant un chemin.

 

Autour de nous des maisons en bois, une jeune fille assise dans une cours avec un bébé dans les bras, plus loin une grand-mère qui semble ailleurs, puis le chemin s’arrête. Des escaliers descendent jusqu’à une rivière, nous la traversons sur un pont de bambou et là un magnifique spectacle… Des rizières et au loin une ferme, on ne peut rêver mieux comme cadre, ici le temps semble s’être suspendu.

 

Le terrain de la ferme est grand, sur plusieurs niveaux, aménagés de différents espaces ; certains pour cultiver des légumes, des arbres et des fleurs, plus haut une pépinière, encore plus haut des espaces d’habitation, un espace pour le yoga et la méditation, des douches à ciel ouvert… A peine sommes-nous arrivés que Lily et Jonas ont déjà disparu. « C’est génial papa, maman, ici !! » Ils courent dans tous les sens, ça y est ils se sentent déjà chez eux. 😊

 

Puis nous découvrons notre chambre, nous avons beaucoup de chance, Pinan et Noriko nous ont gardé un petit bungalow en bois fermé. Fermé ??… Pourquoi ? Oui ici la plupart des couchages sont en plein air et je vous avoue bien sincèrement qu’après notre première nuit ici avec toutes nos couches de couvertures que le toit et les murs ne sont pas optionnels ! Nous sommes d’ailleurs impressionnés par la variation de températures, il fait si chaud la journée et si glacial la nuit. « Maman, j’ai mon bout du nez tout froid… » se plaint Lily la nuit, « Papa, serre-moi j’ai besoin de ta chaleur » dit Jonas. Les nuits, nous dormons à 4 dans un lit deux places, en mode « chaleur humaine » ! La dernière nuit avant notre départ, certains volontaires iront même jusqu’à dormir près du feu à la belle étoile collés les uns aux autres 😉

Ici, à la ferme, les journées sont rythmées et organisées autour des repas et des travaux. Dès notre arrivée Pi Nan nous emmène découvrir son « big project » comme il dit. Pi Nan veut agrandir son dernier potager, pour cela il faut creuser, bêcher et déplacer une quantité de terre pharaonique. « Are you ok to do that ? » … Jonas a déjà une pioche à la main, Lily un seau ; ils sont déjà à la tâche. Dit comme ça, on pourrait imaginer « être à la mine » ! Non pas du tout, comme le dit Pinan, nous pouvons nous reposer quand nous en avons besoin, « if your body don’t want to work, you can rest ! »

 

Ce soir, c’est notre premier repas et une chose importante à savoir, c’est qu’ici l’alimentation en plus d’être bio, elle est exclusivement vegan, on ne mange rien qui ne provienne des animaux. Nous étions au courant en venant, nous avions pris le temps d’en parler avec les enfants mais avec appréhension « Que vont manger Lily et Jonas … ?! »

J’ai encore en mémoire ces 4 jours sur le bateau en Indonésie où Jonas ne s’est nourri que de riz. J’espère secrètement que ce ne soit pas le cas… Semaine de diète ou pas alors ? Durant ces quatre jours, nous avons très bien mangé même découvert des nouvelles saveurs. « Non mais maman, j’en ai marre du riz… J’ai envie de manger autre chose ! » se plaint Jonas le troisième jour. On a beau essayé, rien de marche, Jonas ne veut rien manger d’autres, il essaiera pourtant de goûter.

Une petite visite du village à côté de la ferme « requinquera » nos deux jeunes fermiers le troisième jour. Quand nous arrivons à la seule épicerie à l’entrée du village, une douce odeur de barbecue leur monte aux narines ! Devant l’épicerie, des cuisses de poulet et quelques saucisses sont en train de griller. Nous étions venus ici dans l’idée de leur offrir une pause goûter avec une petite glace… Mais après la glace, leurs regards ne quittent plus le barbecue… « Papa, s’il te plaît, on peut avoir une cuisse !! » 

Si vous aviez vu leurs regards et leurs sourires assis devant cette épicerie ce jour-là, je pense que c’est le meilleur goûter qu’il n’ait jamais eu depuis notre départ. « Non mais maman, tu n’imagines même pas comme il est bon le poulet ! »

 

« Mais vegan, cela donne quoi au petit-déjeuner ? » me demande une amie. Nous avions droit à un vrai repas complet avec du riz, de la soupe, des fruits et des légumes. Ici, le café tu oublies, ce n’est pas bon pour le corps 😉 ! Bon ok, Ludo a bien trouvé un autre volontaire avec qui il a pu « fabriquer » son café !

Le petit-déjeuner fini, c’est débarrassage et vaisselle, Ananda, le professeur de yoga et volontaire à la ferme, m’explique qu’à défaut de produit vaisselle, on peut également se servir de la cendre « c’est assez efficace » ajoute-t-il. On se retrouve ensuite pour se répartir les tâches de la matinée : « the big project with the garden, the strong work ! » comme dit Pinan, pour ceux qui ont envie de creuser et casser des cailloux ; la pépinière et le potager pour ceux qui préfèrent planter, semer, entretenir le potager, le jardin avec les nouveaux semis sans oublier les nouveaux projets. Au cours de notre séjour, il décidera d’aménager le tour de l’étang avec un petit chemin et quelques plantations.

 

A 11h, quelques volontaires participent à la préparation du repas avec deux femmes du village qui sont là la journée. « Can I help you ? » demandais-je timidement le dernier jour. L’une des deux femmes me fait signe que oui, elle me tend un saladier et un couteau, à l’intérieur cela ressemble à des champignons… Quel bonheur d’être là assise-là, je coupe, je pille, je rince, j’observe, « What’s this… ? » Je ne comprendrai pas tout ce que j’ai cuisiné ce matin-là ; champignons, citronnelle, garbage, papaye, durian, des pâtes de riz et que sais-je encore… Un doux moment parmi tous les autres ici dans cette ferme.

 

L’après-midi jusqu’à 15h, on se repose, certains préfèrent rester seul, lire, écrire, partir en promenade, d’autres se retrouvent au bord du lac à quelques pas de la ferme.

 

En fin d’après-midi, on retrouve quelques volontaires dans les potagers, ils arrosent, poursuivent des plantations ou bien viennent ramasser quelques légumes et fruits pour la préparation du repas du soir. « What can I cook ? » avait demandé un soir Julia à Pi Nan, j’étais en train de désherber le coin des lemongrass près de lui, et Pi Nan de répondre « All you have, you can eat, if you don’t have you don’t eat.. » (traduction : Tout ce que tu trouves, tu peux manger ; ce que tu n’as pas tu ne peux pas le manger…) Je me souviendrais toujours de cette phrase dite simplement et le regard perdu de Julia dans le potager, parce que cuisiner avec des légumes que nous ne connaissons pas ce n’est pas si simple. Pourtant le résultat a toujours été si bon ! Bon ok, sauf deux ou trois plats quand même 😉

Cette ferme vit, se construit, évolue chaque jour, chaque mois. Beaucoup de volontaires reviennent d’ailleurs d’année en année comme David, cet allemand dont nous faisons la connaissance. La première fois, il y a quelques années, il a passé un mois ici, puis il est revenu les années suivantes quelques jours à chaque fois. David nous explique que c’est la meilleure ferme qu’il connaisse dans le secteur. Chez Pi Nan, la vie est douce, tu travailles librement à ton rythme.

« Slow Life », c’est vraiment le sentiment que nous avons depuis notre arrivée. Et Pi Nan défend bien cet art de vivre ; « Simple Life » comme il nous explique un matin après le petit-déjeuner. « No ego, no attachment, no desire… », manger à sa faim, avoir un toit où dormir en sécurité avec sa famille et une santé. Pourquoi vouloir plus… Toujours plus ? Et Pi Nan nous conte alors une de ces histoires qu’il connaît d’ici en Asie ou d’ailleurs dans le monde, l’histoire d’un village, d’une personne ou tiré d’un de ses livres pour mieux nous faire comprendre son message ; parce que venir à la « Mindfull Farm » ce n’est pas que travailler à la ferme, que ce soit le matin à 6h30 avec un cours de yoga, dans la journée lors d’un partage comme celui-ci avec Pi Nan ou le soir à 20h30 après la méditation, Pi Nan aime partager des valeurs comme la compassion, la joie de vivre, le bonheur dans l’instant… Et il le fait si bien… Je ne peux oublier son sourire et son visage qui s’illumine dans ces moments-là, un homme généreux et sensible, une de ces rencontres de voyage qui nous fait dire encore une fois que ce voyage est une belle promesse.

 

Dans cette ferme, des jolies « découvertes » nous en auront tellement…

Durant nos 4 jours, nous rencontrerons des personnes de diverses nationalités : allemands, américains, brésilien, israéliens, anglais, danois, français… tous ici avec des motivations différentes, renouer avec la nature, découvrir, se redécouvrir, partager, méditer… Pour échanger, l’anglais reste la langue commune.

J’aimerai pouvoir vous raconter des tas d’anecdotes et discussions que nous avons pu avoir autour d’un repas alors que Lily apprend à compter en hébreux avec Shay ; autour de ce feu de camp le soir en observant cette magnifique éclipse de lune ; dans le potager – et là je repense à notre matinée et nos rires avec Julia dans le « strawsberry kingdom » à bécher et nettoyer tout autour de ces fraisiers – pendant la préparation des repas le soir entre nous  – nous nous souviendrons longtemps de ces frites improvisées avec Ananda qui voulait faire plaisir aux enfants, « french fries !!… so good ! » s’étaient émerveillés les autres volontaires en les découvrant –  l’après-midi au bord du lac avec Angela qui s’amusent à se déguiser en guerrière comme Lily avec la terre ou le soir après le repas quand Lily et Jonas rejoignent Nobara, la fille de Pi Nan et Noriko dans leurs maisons pour jouer ensemble jusqu’au coucher ; il y en a tellement des moments comme ceux-là que je ne peux tous vous les conter.

 

Des moments inoubliables, des moments qui encore aujourd’hui me mettent les larmes aux yeux… Comment imaginez qu’un tel séjour nous ait tant touché penserez-vous peut-être ? C’est simple, nous n’avions pas besoin de plus que ce que nous avions… J’imagine sourire Pi Nan en lisant ces quelques mots… Parce que oui, dans cette ferme, nous avons vécu simplement, partagé intensément et rit joyeusement. « Simple Life is the great Life » oui Pi Nan tu as raison.

 

Vendredi 2 février

« Maman, pourquoi tu pleures ? Tu es triste ? » … « Non Lily, je suis heureuse… » … Vous l’aurez compris nous sommes sur le retour et je n’ai rien à ajouter de plus que ces merveilleuses vidéos. Lily nous fredonne encore une semaine après cette délicieuse chanson israélienne. « Maman toute ma vie je me souviendrais de ce moment avec Shay, maman on pourra aller en Israël pour visiter le pays de Shay et revoir Shay… ? » …. Oui Lily, nous y irons.  

 

La vidéo version « apprentissage en hébreu » 🙂

 

Et la  version anglaise 🙂

 

 

  • Pour vivre une expérience unique, c’est ici 

http://www.mindfulfarmers.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chiang Mai, moins authentique mais toujours autant spirituelle.

Mercredi 25 janvier

« Chiang Mai, une excellente destination pour échapper au rythme frénétique de Bangkok… » Quand je lis cela je me dis « Woua… Mais comment sera Bangkok alors, que s’est-il passé depuis notre dernier voyage ici il y a dix ans…?!! »

Dès notre arrivée, je ne retrouve pas le Chiang Mai d’autrefois que nous avions connu ; ce flot de touristes dans les rues, des affiches de partout pour des activités en tout genre, des restaurants, des bars ; mais où est passé le Chiang Mai d’avant… ? Noï nous avait pourtant bien prévenu au Laos, « Chiang Mai is not the same, today I prefer Mae Hong Song, it’s better ! » nous avait-elle confié.

 

 

Bon vous l’aurez compris, on ne vient plus à Chiang Mai pour son authenticité comme peuvent encore le vanter certains guides ; on y vient pour une pause culinaire, pour se détendre en mode shopping, pour se faire masser ou… on y vient pour son histoire et ses temples. Les passionnés d’architectures religieuses thaïlandaises ne peuvent qu’être heureux ici, des wat anciens, plus récents, cachés ou plus connus sont disséminés dans les rues et les ruelles de la vieille ville. Préparez-vous… C’est dans ce bain d’histoire et de spiritualité que nous vous emmenons dans cet article.

 « On va devoir aller voir tous les temples de la ville avec ta promenade ? C’est ton guide qui dit ça ?!! Tu sais parfois il dit des erreurs ton guide… » Ca c’est Jonas qui tente sa chance… « Jonas, la vieille ville compte environ 350 temples… » Je n’ai pas le temps de finir que …  « Non mais maman, ton guide il ne dit pas qu’il faut tous les visiter !! » Je rigole de le voir. Tiens c’est bizarre Lily ne dit rien… « Non mais de toute façon on n’a pas le choix… » finit-elle par dire aussi.

C’est avec cette belle humeur en perspective que nous quittons notre appartement. Oui, je ne vous ai pas dit, une grande première, Ludo nous a trouvé un petit studio à l’extérieur de la vieille ville. C’est énorme comme sensation après 4 mois de se retrouver dans un « petit chez soi » avec une cuisine, un grand lit, un petit lit, des placards, une salle de bain, tout quoi comme dirait Lily et Jonas. Ils sont tellement heureux d’avoir leur cuisine que… « Maman, Papa, c’est nous quoi ferons la vaisselle tous les matins, c’est trop bien on a notre cuisine ! On va même pouvoir apprendre à cuire nos œufs pour le petit-déjeuner !! » … Combien de temps cela va-t-il tenir ?… La réponse dans le prochaine article 😊 !

 

Donc comme je le disais, c’est avec cette bonne humeur que nous prenons la direction de la vieille ville. Et comme le dit mon super guide Jonas 😉, il faut commencer la visite des temples de la vieille ville par le meilleur, le wat Phra Singh ; le plus grand, le plus visité et le plus vénéré de Chiang Mai, c’est vous dire !

Les pèlerins y affluent pour rendre hommage à la célèbre statue de Bouddha nommée Phra Singh (Bouddha Lion). On dit que cette idole aurait été rapporté du Sri Lanka. Ce Phra Singh fait l’objet d’une profonde vénération alors qu’on ne sait en réalité que peu de chose de cette statue. Chaque année pendant le Songkran – Nouvel An Bouddhique appelé également le festival des eaux – la statue est transportée dans toutes les rues de Chiang Mai dans une procession religieuse au cours de laquelle les spectateurs vénèrent la statue en l’éclaboussant. 

Quand on vient visiter le wat Phra Singh, c’est un ensemble de bâtiments que l’on peut découvrir, tous sont des représentations typiques de l’architecture Lanna, un toit très élevé soutenu par des colonnes rondes et des murs en briques décorés de peintures folkloriques.

Le Viharn Luang est le plus imposant, c’est ici, dans cette grande salle des prières que se trouve l’image vénérée de Bouddha par les moines. A l’intérieur, nous ressentons immédiatement cette ferveur, des fidèles en grand nombre prient et apportent des offrandes. Dans le fond de la salle trois moines méditent. « Ils sont vrais maman ? Tu crois que ce sont des vraies personnes ?!! » Jonas doute, s’approche, observe ; il s’éloigne, revient…  « Non mais maman, ils sont vrais ou pas ?!! » Les sculptures semblent tellement réelles qu’on pourrait s’y tromper. Pendant ce temps, Lily se promène, curieuse et joue à la photographe.

 

 

Le Viharn Luang n’est pas la seule attraction et surtout pas la principale ; juste à côté, le Viharn Lai Kham qui abrite le très vénéré Bouddha Phra Singh. Derrière la salle des prières, l’Ubosot, un lieu sacré où les moines se réunissent pour procéder aux ordinations et à certains rituels bouddhistes très importants. Ce petit bâtiment comprend deux entrées : une entrée au sud pour les moines et une autre au nord pour les religieuses.

« Oh regarde maman comme il est magnifique celui-là ! » me souffle Lily. « C’est le Bouddha d’Emeraude, le Bouddha le plus vénéré par les Thaïlandais, celui-ci c’est une copie, l’original se trouve à Bangkok, nous le verrons peut-être quand nous y irons ?! » Dans ce petit lieu sacré règne une sérénité, serait-ce cette lumière si douce ? Serait-ce ces trois moines en train de méditer ? « Sont-ils vrais ou pas ceux-là Jonas ?!! » 😊 Jonas en « perd son latin » !! « Non mais Maman, c’est énervant… On dirait qu’ils sont vrais mais c’est pas possible de ne pas bouger comme ça !! Regarde ses yeux ! » Je souris et finis par lui avouer que ce sont des statues.

 

Notre visite s’achève avec les petits jardins derrière les bâtiments, quelques moines sont assis à des tables échangeant avec les touristes sur leur vie, leur quotidien, le temple et la vie à Chiang Mai ; dans le jardin sont parsemés des petits chedi.

Mais c’est quoi un chedi ? Pour les bouddhistes, un chedi – appelé aussi stupa – est une construction d’un tour en forme conique ou pyramidale qui représente les préceptes bouddhistes à travers les éléments formant l’univers. Le chedi est composé de cinq paliers, du bas en haut y est représenté la terre, l’eau, le feu et le ciel ; le dernier palier étant l’espace qui ne peut exister sans les éléments précédents. Suis-je clair ?! Le cas contraire, une petite recherche internet s’impose 😉

Le chedi Kulai dans le fond du jardin se démarque de tous les autres, il est si impressionnant. Des pèlerins en font le tour dans le sens des aiguilles d’une montre en répétant leur prière. « On doit tourner combien de fois autour maman ? » … Aucune idée ! L’important, c’est que tu le fasses dans le sens des aiguilles d’une montre. A cet instant-là, j’imagine la tête des moines et des pèlerins en découvrant un Jonas courant dans le sens inverse autour du chedi … !

 

« Il était énorme ce temple maman, c’est comme si on en avait déjà fait quatre au moins ! » … Bien tenté Jonas 😉 « Nous allons en voir un autre maintenant plus petit mais tout aussi joli et dans le même style Lanna. Direction le wat Phan Tao !

 

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« Mais c’est quoi les Lanna maman ? » me demande Lily. La création du royaume Lanna date du 13ème siècle, on considère ce peuple comme le berceau de la culture et de l’art thaï. Avec les siècles la culture Lanna a été préservé, on la retrouve ainsi dans la musique, les danses, les textiles, la cuisine et la spiritualité. Certaines croyances traditionnelles et cérémonies comme le Festival Yipeng sont très importantes pour la population Thaï. Cette cérémonie marque le début de la moisson du riz à la fin de la saison pluvieuse au moment de la pleine lune entre novembre et décembre. Les maisons, les rues, les canaux et les fleuves de Chiang Mai sont alors entièrement décorés de lumières et de la lanternes fabriquées par les artisans Lanna. Les lampions s’élèvent dans le ciel et marquent la dévotion aux Dieux… « Comme ça doit être beau maman !! » me dit Lily. Oui j’imagine, il faudra revenir 😉

« Mais il est loin ton nouveau temple… ? Il faut encore marcher longtemps… ?! » Il va nous falloir user de subterfuges pour arriver au bout de cette visite ! Et le wat Phan Tao va nous y aider. C’est une merveille ! On dit que c’est sans contexte le plus beau wat de la vieille ville, nous sommes d’accord. 28 gigantesques piliers en tecks soutiennent la vaste salle de prière, l’intérieur en teck est magnifique. Autour, un parc où flottent des drapeaux orange. On dit qu’assister aux prières du soir quand les robes orange des moines se détachent de cette toile de fond sombre est une expérience extraordinaire… Je ne peux l’attester ; à l’heure où j’écris cet article, je n’ai pas encore pu y assister. Mais il est fort possible que j’y retourne un de ces soirs 😉

 

Là ce soir il est temps pour tout le monde de rentrer, la fatigue se fait sentir et la spiritualité des lieux ne fait plus effet, nous avons tous besoin de repos avant le « temple de maman avec toutes ses marches ! » comme dit Jonas. Demain, nous avons prévu de nous rendre au Doi Sutep, il y a dix ans, j’avais beaucoup été touché par les lieux, le serais-je à nouveau… ? Là pour l’heure il est temps de rejoindre « notre maison » comme disent Lily et Jonas pour se reposer 😊

 

Jeudi 26 janvier

On dit que l’esprit de la ville réside dans la montagne du Doi Suthep, « allons voir l’esprit de la ville alors ! » Au début de chaque année universitaire en juillet, tous les étudiants de première année de l’université de Chiang Mai effectuent un pèlerinage à pied jusqu’au Wat Phra That Doi Sutep afin de se présenter à l’esprit de la ville. Notre chauffeur de Grab de cette après-midi, lui c’est tous les jours qu’il s’y présente nous explique-t-il. « Jusqu’en haut en courant ?!! » lui demandais-je à nouveau, j’ai peut-être mal compris… Et bien non, Wong chausse bien ses baskets chaque jour après sa journée de travail et monte jusqu’en haut ! « How many times ? » me tentais-je de lui demander. « Only two hours, it’s ok ! »… « It’s ok for you not for me !! »

Quand nous arrivons au sommet, j’ai le même sentiment qu’avec la vieille ville de Chang Mai, l’endroit a trop changé, les échoppes ont poussé ici comme des champignons… Peu importe me dis-je, nous ne sommes pas là pour le shopping ! J’avais gardé un souvenir assez fort de ce temple et je tenais à y revenir. Le Wat Doi Suthep est considéré comme l’un des temples les plus sacrés du nord de la Thaïlande.

« Tu avais dit combien de marches pour arriver en haut ? » me demande Lily. « 300, 400, je ne sais plus trop … » … « Non mais maman réfléchis… Ce n’est pas pareil 300 ou 400 ! » Je sens que la bonne humeur de la veille ne nous a pas quitté… 😉

Pour être plus précise – cela fera plaisir à ma fille – on accède au wat par un interminable escalier de 306 marches. Jonas reconnaît tout de suite son serpent préféré depuis le début de notre aventure « Naga ! » Les marches en sont bordées. Naga est un être mythique, un serpent à sept têtes, qui aurait d’après ce qu’on en dit protégé Bouddha lors d’un violent orage.

 

 

« C’était pas si long finalement ces marches ! » nous avoue Lily arrivée en haut. On dit que l’ascension vise à aider les fidèles à accroître leur vertu bouddhiste ; peut-être qu’elle aide aussi à retrouver la bonne humeur 😊

D’en haut, nous avons une vue imprenable sur Chiang Mai « You are lucky today ! No cloudy » nous dit Wong.

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Wong nous conduit ensuite jusqu’à la terrasse intérieure où un chemin contourne le chedi doré qui renferme la relique, un fragment d’os qui aurait appartenu à l’épaule de Bouddha. Il règne ici une ferveur assez impressionnante, les pèlerins font la queue pour déposer des fleurs de lotus aux sanctuaires, déposer des offrandes devant une étonnante variétés de statues de Bouddha, recevoir une prière d’un moine, accrocher une cloche sacrée ou se livrer au jeu de son horoscope comme Jonas et Lily avec Wong 😊

 

Quand on les regarde faire, cela semble simple ; il suffit d’agiter un pot avec des morceaux de bambous, ni trop fort, ni trop doucement, l’idée c’est qu’un seul bâtonnet tombe de ce pot. Sur chaque bâtonnet un numéro, vous n’avez ensuite plus qu’à prendre le message attaché à votre numéro. Wong montre à Jonas et à Lily puis Jonas se lance…

 

«  Maman, le message il dit que je serai content toujours et encore ! » jubile Jonas. C’est génial ! Je souris car depuis hier nous avons reçu une réponse de « Mindfull Farm » pour notre demande de woofing, ils nous y attendent. Alors oui Jonas «  tu vas être content toujours et encore » ; nous aussi d’ailleurs, car nous partons vivre une expérience qui nous semble déjà à première vue unique… Et vous verrez à quel point…

 

Où dormir à Chiang Mai ?

  • Galae Thong Tower

22€ la nuit dans un studio pour 4 personnes

Situé à l’extérieur de la vieille ville, ces petits appartements permettent de pouvoir se retrouver un peu comme « chez soi ». Un grand lit double, un canapé convertible, cuisine, salle de bain et petit balcon. Propre et au calme. Le seul point négatif, c’est un peu éloigné du centre de la vieille ville. Il faut compter 80 Bath environ – 2€ –  la course en tuk-tuk pour y aller.

 

 

Devinez avec quoi j’ai fait du papier à Chiang Mai ? … Par Lily.

Trois jours après être arrivés à Chiang Mai, nous avons découvert une fabrique de papier différente de celle que nous avons vu au Laos. Vous n’imaginerez jamais avec quoi ils font du papier… avec du caca d’éléphant ! 😊 😊 

 

Nous sommes allés voir cette fabrique pour voir comment il faisait. Pour transformer du caca d’éléphant en papier, ils font chauffer le caca dans une gros bassine et le mélange avec de l’eau pour nettoyer et enlever les bactéries.

 

 

Quand c’est sec cela ressemble à des fibres naturelles. Ensuite, ils colorent le caca avec des colorants naturels comme au Laos avec le bambou. Quand ils ont fini de les colorer, ils les mettent en boules, on dirait des balles multicolores mais c’est ce qui va servir à fabriquer le papier.

 

Ensuite, le guide nous a amené dans une salle ou il y avait des bacs d’eau avec des tamis et des boules de caca colorés. Il nous a placé devant les tamis et nous a dit de les mettre dans l’eau. Nous avons pris les boules et nous les avons éparpillés en petit morceau dans l’eau. Comme au Laos, nous les avons répartis en donnant des petits coups de mains dans l’eau. Nous avons ensuite sorti le tamis de l’eau et nous l’avons fait sécher. Il faut attendre entre 3 et 5 heures.

 

 

A la fin de la visite, il y avait un atelier avec ce papier. Le guide nous a expliqué que nous pouvions personnaliser des marque-page, des livres, des cadres, des pochettes pour ranger des passeports avec ce papier de caca d’éléphant. Jonas a même fait une vidéo pour nos cousins et cousines pour les faire rire. 

 

 

C’était génial cette visite ! Même si j’ai trouvé cela un peu dégoutant ! 😊

Lily.   

Welcome Thaïlande !

Mardi 23 janvier

Nous y voici, la même ville, le même fleuve mais pas le même passage de frontière… Quel dommage ! C’était à la barque il y a 10 ans que l’on passait de la Thaïlande au Laos et inversement. Depuis 2013, le « friendly bridge » remplace les barques ; un passage de frontière moins exotique mais tout en douceur avions-nous dit mais aurons-nous raison… ?

« Sabaidee » … Un bref regard sur notre visa laotien, un coup d’œil sur la déclaration d’immigration, un coup de tampon… « Kop Chai » … Et nous voilà sortis du Laos. D’une simplicité !

« Et on fait comment pour aller en Thaïlande maman ? Et puis elle est où la Thaïlande d’abord ?! » Devant nous le « friendly bridge », 500m nous séparent encore de notre prochaine aventure ; mais ici tout est bien organisé et contrôlé ; un bus, 60 baths par personne (environ 1,5€) et nous voilà devant l’immigration Thaïlandaise. Il est 17h et j’avoue que ma plus grande inquiétude était de savoir si le poste frontière serait encore ouvert. « Of course ! » m’avait rassuré le guide côté Laos, « Open until 8 p.m ! »

Nouvelles déclarations d’immigrations « vous écrivez encore ces papiers ! » nous dit Jonas « Oui Jonas, nous devenons experts… » Direction le poste frontière… « Tu crois qu’ils vont nous laisser rentrer dans leur pays les gardes…? » En seulement quelques minutes et avec un gentil sourire, Jonas a sa réponse. « Sawadee Krup » and welcome Thaïlande !

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En douceur, avions-nous dit ; en tout et pour tout, nous aurons mis seulement une petite heure pour passer du Laos en Thaïlande, un jeu d’enfant. Et cette douceur ne s’arrête pas là…

Pour rejoindre Chiang Khong, la seule ville à 10 km du poste frontière, un service de tuk-tuk nous attend. « Only bath, not Kip » nous informe le chauffeur. Et oui, nouveau pays, nouvelle monnaie… Seulement quand le seul distributeur de la frontière refuse de vous donner un seul bath et ce après plusieurs tentatives, cela se complique un peu… Mais pas longtemps ! Parce qu’ici en Thaïlande, « everything is ok ! » ; le chauffeur accompagne Ludo côté Laos, lui fait changer ses Kips en Bath, le raccompagne et ne nous fait payer qu’un seul ticket pour Lily et Jonas. C’est dans un océan de douceur que nous nageons ce soir 😉

 

Nous avions décidé de « booker » deux nuits sur Chiang Khong. Cette importante ville de marché pour les ethnies montagnardes locales et les échanges avec le nord du Laos ne présente pas de grand intérêt si ce n’est se prélasser sur les rives du Mékong, embarquer pour une croisière dans le triangle d’or et être une porte d’entrée et de sortie avec le Laos prisée des voyageurs ; on sait maintenant pourquoi !

Ces deux jours sont le temps pour nous d’organiser le transfert en bus jusqu’à Chiang Mai, acheter une nouvelle carte Sim pour accéder au réseau thaïlandais, retirer quelques Baths et pour être honnête retrouver aussi quelques souvenirs de notre passage ici il y a dix ans.

 J’ai encore cette inquiétude d’être déçue par la Thaïlande d’aujourd’hui, a-t-elle autant changé ? Allons-nous retrouver cette gentillesse et cet accueil si chaleureux que nous avions ressenti à l’époque ? Ne s’est-elle pas laissée noyer par ce tourisme de masse… ? Nous allons bien voir…

En attendant, « Où va-t-on… ? »

CARTE THAILANDE FINALE

 

Comme lors de nos deux précédents séjours ici ; nous avions envie de donner la priorité au nord. C’est donc par la capitale culturelle du Nord, Chiang Mai, que nous commencerons. La vieille ville abonde en temples de l’époque du royaume Lanna ; on dit même que Chiang Mai est apprécié des amoureux de temples, c’est les enfants qui vont être contents 😉 ! On dit aussi que c’est une destination plaisante pour les familles, les activités y sont nombreuses ; nous vous dirons ça ! 

Aux alentours de Chiang Mai, c’est une superbe campagne qui s’offre à nous. Nous l’avions déjà découverte lors d’un trek de 3 jours dans la jungle. C’est d’une autre manière que nous souhaitons « la vivre » cette fois. Rappelez-vous au Laos, lors de notre randonnée dans le nord sur Nong Khiaw, nous étions passés dans une « organic farm » avec des volontaires ; ce que l’on appelle plus communément du woofing, en échange de l’hébergement et des repas, vous participez aux activités et aux travaux dans la ferme. L’idée m’avait beaucoup plu, une autre façon de vivre son voyage avions-nous pensé avec Ludo. Quelques adresses en tête, nous entrons en contact avec certaines fermes en attendant de savoir si nous pourrons y être accueillis, affaire à suivre… 😊

Nous poursuivrons ensuite notre route encore bien plus au nord jusqu’à Pai. On parle souvent de Pai comme d’un lieu de rendez-vous des routards où l’ambiance festive donne l’impression de se retrouver sur les îles thaïlandaises sans les plages. Certains disent que la comparaison est exagérée. Toujours est-il que beaucoup pensent que sa popularité n’a pas encore entamé la beauté de cette splendide vallée de montagne ; bain dans les sources chaudes, coucher de soleil dans le canyon, trekking et balades en scooter nous y attendent !

Nous avions prévu, après ce passage au nord, de rejoindre Bangkok avec le train de nuit de Chiang Mai mais c’était sans compter la discussion échangée avec cette famille suisse au Laos. Ils ont un itinéraire à peu similaire au notre et envisagent aussi de rejoindre le Myanmar mais par avion de Chiang Mai. Après réflexion, nous trouvons l’idée bien meilleure, prendre un vol Chiang-Mai – Mandalay nous permet ensuite de descendre le Myanmar du Nord au Sud. C’est validé ! Il ne manque que les billets d’avion à trouver maintenant 😉

Notre séjour Thaïlandais se fera donc en deux temps, une première partie au Nord, entrecoupée par notre parenthèse « Birmane » pour revenir vivre une autre aventure de jungle plus urbaine à Bangkok ! Bangkok et ses sanctuaires dorés, ses marchés haut en couleur, ses musées, ses gratte-ciels et ses khlongs interminables ; sans oublier Bangkok et sa street-food !

Puis, une dernière étape avant un retour en occident qui approche… Une pause farniente sur l’île de Koh Samui. « C’est quand qu’on voit la mer ?! » nous réclament Lily et Jonas. « Patience… On y arrive ! » Pourquoi Koh Samui ? Une valeur sûre peut-être, des plages de sable blanc, quelques cocotiers, du soleil…  Koh Samui est une île dans le circuit touristique depuis fort longtemps mais qui a su garder son charme et son authenticité, une île où l’on peut encore se permettre une échappée belle vers quelques villages de pêcheurs encore restés sauvages. Alors oui, une valeur sûre certainement 😊

Accueillante et joyeuse, exotique et tropicale, moderne et riche d’une longue histoire, voici le joli programme qui nous attend… « Let’s go ! Welcome Thaïland. »

 

Où dormir à Chiang Khong ?

  • Namkhong Resort

Un petit havre de paix au milieu de plantes tropicales, quelques bungalows en bois en retrait de la rue principale. Le confort est tout de même très sommaire dans les bungalows mais comme dit ‘Lonely’ en prime : une piscine ! Et avec les enfants, cela n’a pas de prix 😊

 Quelle carte Sim en Thaïlande ?

A l’achat, vous avez deux options soit opter pour un réseau en faible débit et le forfait pour 1 mois en connexion internet en illimité c’est 350 Bath, environ 8,50€ ; soit vous choisissez du haut débit et là pour un mois c’est 550 Bath, environ 13,50€ pour 1 mois ; au-delà d’1 mois, vous n’avez qu’à recharger comme le système de carte prépayée. L’opérateur TrueMove a un meilleur réseau mais reste un peu plus cher. Nous avons opté pour DTAC, il fonctionne bien pour le moment hormis dans certains secteurs plus reculés.