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Good Bye Indonesia… (départ, bilan et petits conseils)

Jeudi 26 octobre – oui, oui je sais nous sommes le 07/11, l’équipe de rédaction est en plein effort pour rattraper le retard de publication. Merci pour votre compréhension 😉 

 

26/10/17 – Aéroport de Bali – quasi 1 mois jours pour jours que nous étions ici dans ce même aéroport, tout jeunes « baroudeurs » la mine fatiguée après 21h de vol.

Ce matin, nous repartons d’Indonésie avec la même mine « enfarinée » mais bronzés et des souvenirs pleins la tête 😉

Nous sommes arrivés hier soir à l’aéroport de Bali par un vol domestique de Yogyakarta, il était 23h et nous avons pensé que prendre une chambre pour quelques heures, notre checking est à 5h du matin, cela ne valait pas la peine.

Deux banquettes, un foulard et le lit pour les enfants était fait. Les toilettes de l’aéroport comme salle de bain pour le lavage de dent du soir « Maman, c’est quand même bizarre de dormir dans un aéroport… !! »  Je ne te le fais pas dire 😊 !!

 

 

Une nuit blanche pour Ludo, une petite heure de sommeil pour moi ; nous avons le temps de repenser à notre 1er mois d’aventure et notre 1er pays traversé.

Qu’en penser ? Enchanté, déçu, frustré ? Que devons-nous changer dans notre organisation de « baroudeurs » ?

Le premier mot qui nous vient : EMERVEILLE.

Emerveillé par la diversité des paysages, on passe ici d’une jungle luxuriante sur l’île de Flores à des paysages désertiques sur les îles Komodo,

 Emerveillé par ces rizières à perte de vue avec ce vert couleur fluo à Borobudur et à Flores,

Emerveillé par ces plages paradisiaques sur les îles Gili,

Emerveillé par la faune sous-marine dans les îles de la Sonde ;  Ludo garde l’impression d’avoir été acteur dans le dessin animé Némo 😉,

Emerveillé de nous sentir si petit face à ces volcans, comme devant le Mont Inerie à Bajawa ou le Bromo à Java,

Emerveillé par la sagesse que dégage le site de Borobudur,

Emerveillé par la gentillesse, la générosité et la curiosité des Indonésiens que nous avons croisés, et là nous pensons à Linda, Sathrya, Nonik, Emanuel et Vita ; ils n’ont rien et nous donne tout avec toujours ce sourire si chaleureux.

 

Le deuxième mot qui nous vient c’est ENCHANTE.

Enchanté par les saveurs et les odeurs de ces plats indonésiens, Mie Goreng, Nasi Goreng ;  souvent épicés et tellement appréciés ! Bon ça c’est nous qui le disons parce que si c’était Jonas et Lily qui écrivaient cet article, ils diraient « Ca piquait !!! »

Enchanté par le Lombok Coffee (dixit Ludo), ce café non filtré mais au goût incomparable quand on a appris à le boire,

Enchanté par nos belles rencontres et leur passion pour les enfants, Je crois que nous pourrions repartir ce matin avec 10 buffles, 5 chèvres, 3 poules et quelques roupiahs si nous n’avions pas peur de la réaction de mamie au retour en France😉

Mais aussi, SURPRIS.

Surpris par ce trafic incessant et anarchique ; si peu de feux, des stops en décoration, et tout de partout, sur les routes, les trottoirs, dans tous les sens. 5 sur une moto, pas de casque, en short, un bébé dans les bras !!

Surpris par ces villes en construction, en re construction, tout est en travaux du trottoir à la moindre maison. Et des fils électriques qui trainent ici et là…. Be Carefull ! 

« On part déjà ? » Je repense aussi à cette réflexion d’un soir la semaine dernière.

Comment découvrir l’Indonésien 30 jours ? Ce n’est pas possible et nous l’avons bien vu. Nous avons été trop ambitieux au départ et nous avons bien dû revoir nos plans, supprimer quelques destinations.

J’avoue avoir été quelquefois frustré durant ce 1er mois, ne pas aller voguer dans la jungle du Kalimantan vers Bornéo, ne pas marcher dans la vallée de Kerinci sur l’île de Sumatra, je m’en faisais une telle joie. Mais… comment regretter ces imprévus comme notre Road Trip avec Emanuel sur l’île de Flores ? C’est impensable. Alors oui, je pense que le voyage c’est cela aussi, accepter de ne pas tout faire ce que nous avions programmé et se laisser bercer par les surprises qui s’offrent à nous.

Ce soir, dans un coin de notre tête très fatiguée 😉, nous notons : nous reviendrons te découvrir Indonesia, c’est certain !

 

Et côté « planification » ça donne quoi ?

D’abord pour dormir, nous sommes maintenant bien opérationnels 😉

Notre route se décide au fur et à mesure, nous avons tout de même une idée générale d’où nous avons envie d’aller dans le pays. Ludo cherche et réserve nos chambres via les sites comme Booking, Trip Advisor ou Agoda (beaucoup utilisé sur l’île de Flores). Nous réservons notre chambre suivante 2 jours environ avant de quitter celle où nous sommes. Avec les sacs et les enfants, nous ne voulons nous retrouver à errer en quête d’un toit.

 

Pour se nourrir, cela reste encore parfois problématique.

Nous essayons d’alterner dans une journée entre repas restaurant Indonésien et « street food » mais manger dans les stands de rue avec les enfants est délicat. Leurs visages et leurs curiosités ont tout de même changé tout au long de ce mois. Je repense à cette cariole sur Malang où ils sont retournés à trois reprises avec leur bol 😊

 

Pour se déplacer en Indonésie, c’est long !!

Comme nous le disions plus haut les routes sont encombrées… et si elles ne le sont pas… cela veut dire 30km/h. Tuk-tuk, taxi, mini-bus, bus, le choix est grand. Nous avons découvert un peu tard l’application GRAB, un UBER indonésien, fiable et moins onéreux qu’un taxi. Les bus sont aussi de bons moyens pour se déplacer et pour vivre « local » 😉 Comme le train !!! Là, nous repensons à notre trajet de 7h sur l’île de Java en classe économique…

 

L’indonésie c’est aussi, beaucoup d’îles et quand on veut en explorer plusieurs, cela suppose bateau (long trajet, parfois très long et agité) ou vol domestique. Nous avons préféré les vols domestiques qui restent abordables. Nous avons testé pour vous 😊 Wings Air, Asia Air et Garuda et et nous avons été satisfaits de leur service, si ce n’est le respect des horaires. Une fois que tu le sais, tu prévois un peu (Ludo dit beaucoup) de marge entre 2 vols !

Tous nos billets pour les vols domestiques ont été pris sur le site Traveloka :

https://www.traveloka.com/en/

 

Et l’école dans tout ça ?!

Avant de partir, nous avions décidé d’officialiser deux matinées par semaine, le mardi et le jeudi matin. Les jours et les semaines ont passé et on s’est vite rendu compte qu’en changeant d’endroit tous les 4 jours environ, les matinées école « sautaient » souvent. A cela s’ajoute cette école « hors cadre » qui est difficile pour Jonas, plus petit que sa sœur. Lily accepte de se mettre au travail (en insistant parfois aussi un peu 😉), Jonas a besoin de plus de régularité. Avec ce constat, nous décidons de faire école tous les matins pendant 1h dimanche compris ! Nous verrons sur la durée ce que donne cette nouvelle organisation.

Les deux liseuses sont très utiles pour la lecture, ils les ont tous les deux bien adopté. Nous avons téléchargé des livres de conte pour Jonas sur des sites pédagogiques et des romans pour Lily.

Les temps de transport sont aussi l’occasion pour réviser les tables de multiplication pour l’un, les tables d’addition pour l’autre, l’orthographe des mots invariables et aussi les charades 😊

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Pour finir, le budget … Hein Madame la banquière ! Quel est le bilan ? 😉

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Dans nos préparatifs, nous avons budgétisé notre année à partir des retours que nous avions lu sur des blogs de voyageurs en famille. Nous sommes partis sur une base de 100€ par jour pour l’hébergement et la nourriture par jour pour nous 4 ; tout en gardant en tête que les 3 mois en Europe du Nord seront « more expensive » 😊 par rapport à l’Asie. A ces deux postes, il faut ajouter les transports et les visites ou loisirs.

Nous avons tenu notre budget sur ce mois passé en Indonésie malgré les 3 vols internes que nous avons pris à 4, la croisière dans les îles Komodo et notre Road Trip de 4 jours sur Flores avec Emanuel.

Comment ? Nous arrivions à manger à 4 pour 7€ environ dans les restaurants indonésiens et nous sélectionnions des chambres à moins de 25€. En Indonésie, vous avez le choix, de l’hôtel grand luxe au resort tout confort à la guesthouse jusqu’au dortoir, comme pour les restaurants. Nous, nous avons choisi de privilégier nos loisirs et découvertes. Et quand on entend Lily dire « Moi, je préfère les guesthouses c’est bien mieux Maman, comme ça on rencontre plus de gens et quand on reste plus de jours on peut se faire avec amis avec eux », et bien tout est dit !

Et ce matin, c’est avec ce joli lot de souvenirs et de merveilleux paysages dans nos têtes que nous quittons ce pays si attachant.

See you soon Indonesia. 

 

 

 

 

Borobudur – Java Centre

Mardi 24 octobre

Nous prenons l’avion dans 2 jours pour le Cambodge et avant ; direction Borobudur ! Comment quitter L’Indonésie sans aller voir le temple de Borobudur ?

« Lonely » parle de lui comme d’ un émouvant témoignage de l’apogée du bouddhisme. Ce temple fait partie des plus importants sites du monde, il est aussi l’un des plus beaux d’Asie du Sud-Est.

« Maman et ses bouddhas… ! » disent ce matin les enfants. Depuis notre arrivée en Indonésie, nous en avons aucun ; et avec ce sanctuaire je pense que je vais être comblée 😊

Nous sommes arrivés hier après-midi avec un bus de Yogyakarta.

Bus Yogyakarta (gare routière Jombor) à Borobudur 2h ; 80 000 RP environ 5€ pour 4 personnes.

Nous logeons ici au Rajasa, c’est une guesthouse à la sortie du village, à 1km à peine de l’accès au site. Notre chambre avec vue sur rizières s’est malheureusement transformée en chambre avec vue sur… rien ! Néanmoins, nous sommes bien placés, c’est propre, le coin commun est très agréable et il y a une très gentille « laundry » de l’autre côté de la route. (Laundry = lessiveuse). Nous resterons donc ici pour ces 2 jours.

Rajasa Guesthouse 1nuit en chambre familiale à 450 000 RP environ 30€.

Ce matin, nous partons à la découverte du monument bouddhique de l’Indonésie !

« Maman, c’est tôt quand même… ! » C’est juste 6h ! Debout. On doit arriver avant 7h30 ! » Non, non, détrompez-vous, nous ne sommes pas des tortionnaires 😉 Il y a une règle d’or pour visiter Borobudur c’est : arriver le plus tôt possible. L’idéal c’est d’arriver devant la porte avant l’ouverture du site, à 6h, voire de s’offrir l’entrée au lever du soleil (4h30). « 7h30 c’est plutôt sympa quand même les enfants ! »

Le temple de Borobudur daterait de la fin du 8e Siècle ou du début du 9e Siècle. Ce sanctuaire bouddhique c’est deux millions de blocs de pierre assemblés en forme de stupa symétrique enroulé autour d’une petite colline.

Vue du ciel, la construction ressemble à un gigantesque mandala tantrique en trois dimensions.

TEMPLE

Le monument était conçu pour représenter la vision bouddhique du cosmos, commençant par le monde terrestre et montant en spirale jusqu’au nirvana, l’état d’illumination ou d’être éveillé considéré par les bouddhistes.

Borobudur est composé de 10 niveaux : la cour, les 6 terrasses carrées et les 3 terrasses circulaires. Ces 10 niveaux correspondent aux 10 étapes de la vie sur terre que l’on doit franchir pour devenir un Bouddha ; comme par exemple, vivre toujours dans le droit chemin, être difficilement influençable, éviter consciemment la profanation, savoir distinguer le bien du mal, etc…

Passés l’entrée, nous avançons dans le parc en suivant « Candi Temple ». Au détour d’une allée… Borobudur.  A la fois puissant et serein, nous pourrions tout aussi bien rester là à le contempler pendant des heures tellement ce qu’on a devant les yeux est beau

 

« Maman, il y a des bouddhas de partout !! Il y en a beaucoup de cassés aussi ! Pourquoi ? »

Il faut savoir que ce site a subi beaucoup de dommages ; il a été abandonné pendant très longtemps, des séismes et des éruptions volcaniques ont aussi contribué à le déstabiliser. Alors, même si un travail titanesque a été entrepris depuis, sur les 432 bouddhas (non je ne les ai pas tous compter ! Je l’ai lu 😉), il y en a bien quelques-uns à qui il manque une tête.

 

En partant de la porte principale, nous entamons la visite des galeries du stupa dans le sens des aiguilles d’une montre, comme dans tous les monuments bouddhiques. Ca aussi nous l’apprenons 😉

Lily et Jonas s’amusent à découvrir les panneaux narratifs qui retracent de nombreux aspects de la vie javanaise de l’époque, des navires, des éléphants, des musiciens, des guerriers… Pendant ce temps, Ludo craque sur le sol en pierre « Une terrasse comme ça, ce serait magnifique ! » Je ne suis pas certaine qu’il nous reste de la place pour ramener quelques cailloux 😉

La promenade dans les galeries du stupa se transforme même en séance de mathématiques…

Sachant que le temple a 8 étages, que pour accéder à chaque étage il y a 6 marches, combien devons nous monter de marches pour accéder en haut du temple ? (nous sommes en pleine révision des tables de math en ce moment !) Sachant maintenant qu’à chaque étage il y a une marche de cassée… La suite en vidéo 😊

 

 

 

Pendant ce temps, nous grimpons tout doucement nos marches… Il fait très chaud. De partout des étudiants, nous sommes en pleine semaine et cela ressemble à des sorties scolaires, plutôt des lycéens. Nous avons droit à des séances photos à répétitions, Lily et Jonas posent et posent et re posent !

Ce soir, ils feront la Une du Facebook Indonésien à ce rythme-là 😉 « Maman, regarde !! Ils interview même Papa ! Regarde il fait la star !! » Ça y est nous sommes des célébrités.

« Pourquoi êtes-vous en Indonésie ? D’où venez-vous ? Comment trouvons-nous leur pays ? Que trouvons-nous ici en Indonésie que nous ne trouvons pas chez nous ? »

Les étudiants sont curieux et contents de se faire photographier avec nous, nous nous prenons au jeu.

 

Nous arrivons à la dernière plateforme du temple symbolisant le nirvana éternel ; la vue est splendide. Ici, des bouddhas sont partiellement visibles dans des stupas en pierre treillissée. L’un d’eux est considéré comme le Bouddha de la chance, je crois qu’on l’a trouvé… Un homme prie et y dépose quelques roupiahs.

 

Le couché de soleil doit être merveilleux vu d’ici. Je comprends mieux aussi pourquoi certains viennent très tôt le matin. Il est tout juste 10h et nous reprenons le chemin de l’hôtel pour faire une pause. En sortant du temple, nous sommes assaillis par des marchands ambulants, figurine, avion, carte, porte clé, chapeau, foulard, fruits, tout y est… Ils sont parfois même insistants ; mais nous résistons ! à eux et à Jonas 😉 « Maman, regarde il est trop bien cet avion ! et le cerf-volant … »

Cet après-midi, nous avons prévu de nous rendre au temple et monastère de Mendut, un village à côté de Borobudur. Mais ça c’était avant de se poser à la chambre, nous n’en partirons plus… La fatigue nous gagne et nous préférons nous poser finalement. Derrière la guesthouse un champ et des rizières, Jonas et Papa y joueront un long moment avec un petit-parachute que Jonas s’est acheté à Yogyakarta.

Nous avons décidé avec Ludo de donner à Lily et à Jonas de l’argent de poche dans chaque pays que nous traverserons ; un moyen pour eux de découvrir la monnaie locale et une façon de gérer eux-mêmes leurs achats souvenirs. Ici, la somme leur paraît énorme « 100 000 RP Papa !! Je vais pouvoir m’acheter pleins de choses ! » Alors, rappelez-vous 1ère règle, je dois porter tout ce que j’achète pendant les 6 mois d’Asie ; 2ème règle, ou plutôt précision, 100 000 RP = 7€. Et là, les têtes de nos charmants enfants changent 😊

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Mercredi 25 octobre

Reposés et prêts pour de nouvelles découvertes, nous enfourchons nos super scooters pour visiter les villages autour de Borobudur. J’ai lu que le paysage autour avait un charme fou ; verdoyant de rizières et ponctué de villages javanais classiques. Il y en a surtout deux qui nous intéressent : les villages de Karang et de Nglipoh ; le premier est associé à la fabrication du tofu, le second, c’est un centre de céramique.

Sur le chemin de Karang, nous nous arrêtons, des femmes tournent des paillasses en bambou tressée, à l’intérieur quelque chose mais nous ne savons pas ce que c’est. Serait-ce du tofu ? En toile de fond, des plantations avec des fleurs. Un peu sceptique, nous poursuivons nous route jusqu’à Karang.

 

Contents de nous, nous arrivons au village que nous avons trouvé facilement ; l’atelier de fabrication du tofu, quant à lui, c’est une autre histoire !

Premier passage dans le village, nous arrivons à la sortie, une fabrique mais celle-ci ressemble plus à un atelier de poterie que de tofu. Un indonésien nous explique que pour le tofu c’est dans le village « A few meters ! »

Autour de nous, les mêmes fleurs que sur le bord de la route, nous en profitons pour lui demander. Ce n’était pas du tofu ! C’était du tabac… Des fleurs à tabac… « Mais, Maman, elles sont trop belles ces fleurs ! Et si on fait des cigarettes avec des fleurs, cela ne peut pas être mauvais une cigarette parce qu’une fleur c’est naturel ! » dit Lily. J’adore cette vision encore si innocente.

 

Nous repartons et quelques « few meters » plus loin, toujours rien. Au loin, quelques vélos et un tuk-tuk, nous nous approchons et nous voyons quelques touristes, cela doit être ici !

Aucune indication, une porte s’ouvre sur un atelier. Il fait encore plus chaud dedans ! Un feu de bois, des cuves et des graines de soja. C’est bien ici 😊

Un jeune homme nous explique la fabrication du tofu grillé. Ce tofu est vendu sur le marché, leur clientèle principale sont les restaurateurs. Ils le cuisinent selon des méthodes traditionnelles, il est cuit avec de l’huile de coco sur un feu de bois. Ils commencent par passer les graines de soja dans une presse pour en faire une bouillie ; ensuite ils mettent cette bouillie à cuire avec l’huile de coco. Une fois cuite, il la filtre grâce à un tissu et la laisse refroidir. Voilà c’est prêt ! Si vous préférez le tofu grillé, il faut attendre le soir ; ils les font frire dans de l’huile.

Le jeune homme me propose d’en goûter un morceau « Maman, tu vas goûter ?! Bien sûr ! » C’est un vrai délice ; rien à voir avec celui qu’on peut trouver ailleurs.

 

Direction Nglipoh maintenant. La fabrication de la poterie ici remonterait à plus d’un millénaire et tous les habitants participent à cette activité. Au bord d’un chemin, nous voyons une vieille dame sortir des plats de sous les cendres, on doit y être.

A quelques mètres de là, une autre dépose sur le sol quelques récipients encore tout juste formés. « Avec quoi ils font ces plats Papa ? » En terre cuite. Personne ne parle anglais, nous restons là un moment à observer cette vieille dame et très vite, quelques enfants nous rejoignent. Lily fait quelques photos. Nous échangeons sur les prénoms et fabriquons quelques avions en papier que nous leurs offrons. Encore un beau moment 😊

 

 

De retour à Borobudur, nous décidons de poursuivre notre périple scooter en allant jusqu’à Mendut où nous voulions aller hier après-midi.

 

Dans ce village à environ 3 kms de Borobudur, il y a un charmant temple dit « Lonely » ; alors allons-y !  D’autant que ce temple abriterait la plus fabuleuse statue conservée dans son cadre original à Java ; un Bouddha de 3m de haut.

A côté du temple, le monastère bouddhique. C’est par lui que nous commençons. Aussitôt rentrés, nous ressentons cette quiétude et une immense sérénité. Des palmiers, des bambous, quelques nénuphars et des statues qui datent d’une autre époque. La visite est douce et fraîche.

 

Juste à côté, comme le disait, « Lonely » se dresse le temple ; à côté de lui un arbre qui lui aussi date d’une autre époque. Jonas est plus attiré par l’arbre que par le temple 😉 Il lui faudra patienter un peu.

La statue est bien là, immense ! L’intérieur qui l’abrite est tellement petit comparé à elle. La visite est très courte au plus grand bonheur de Jonas qui court vers l’arbre et tente de s’accrocher à une de ses lianes… « Maman, je suis caché ! Trouve moi ! » Le tronc est un véritable terrain de jeu. « Mais où est Jonas ?!

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Nous journée s’achève sur cette pause « mystique », nous devons rentrer à la chambre pour préparer les sacs.

Demain, c’est une nouvelle étape dans notre voyage, nous quittons l’Indonésie pour le Cambodge. 30 jours… « C’est passé trop vite ! » dit Ludo, je suis d’accord avec lui ce soir. Je garde de très beaux souvenirs de ces 30 jours, des images merveilleuses qui me berceront longtemps mais aussi et surtout ces personnes que nous avons rencontrées et qui ont transformées ce joli périple. Des partages, beaucoup de sourires, de gentillesse, de chaleur aussi et pas que dans les cœurs !

Good Bye Indonesia, see you soon 😉

 

 

 

 

 

 

 

Yogyakarta – Java Centre

Dimanche 22 octobre

 23h45 – Train Station Yogyakarta.

Le trajet a été aussi long qu’on l’imaginait. 3h30 de voiture en montagne suivi de 7h de train pour rejoindre Yogyakarta de Malang « Il n’y a pas de tablette dans le train papa ?! …. ?? Des tablettes pourquoi faire ? … Pour manger ! » On a choisi des billets en classe économique, cela ne fait pas rire Lily apparemment 😉

Train Malang à Yogyakarta : 760 000 RP environ 50€ pour 4 personnes en classe économique (réservation à la station ou via le site Traveloka.com

Nous avons tout de même droit au même coucher de soleil que la 1ère classe ! « Trop beau Maman les couleurs, regarde !

Cela fait plusieurs jours que nous sommes « privés » de notre Bintang du soir, la bière d’ici. Java est en majorité musulmane. Aucune bière où que ce soit. Et croyez-nous, nous en avons cherché : bar, épicerie, supermarché, marchands ambulants, nous avons épuisé toutes nos ressources !

C’est au sommet du Bromo que nous avons trouvé le « Graal » ! Ludo a en pris 2 de secours dans le sac à dos « Pour le train ! » a-t-il dit. C’était sans compter l’affichage dans le wagon… No alcool 😊 😊

20h – « Maman, c’est quand qu’on arrive ?! » On a juste fait la moitié…

22h30 – Les enfants s’endorment enfin, il ne reste qu’1h.

23h15 – « Lily, Jonas, il faut se réveiller… On arrive bientôt » Au vue de l’humeur, nous savons que nous allons passer un moment difficile. L’hôtel que nous avons réservé est à 1km tout au plus de la gare et nous avons prévu de nous y rendre à pied.

Jonas pleure, il est partagé entre la nuit qu’il a commencé et « je suis un grand marcheur ». Lily ne dit rien, elle avance courageusement. Ils ont déjà bien grandi depuis notre départ, plus autonomes, ils s’adaptent beaucoup mieux aux contraintes du voyage.

 

23h45 – Nous arrivons à l’Amalia Hôtel. Tout le monde est épuisé. Quelle bonne surprise en découvrant notre chambre ! Une bonne literie et c’est propre. La nuit sera douillette.

Amalia Hotel – Malioboro road- Yogyakarta

405 000 RP environ 27€ une chambre familiale avec petit-déjeuner. 

 

Lundi 23 octobre

 

« On fait quoi Papa aujourd’hui ? On change d’hôtel ? On visite quoi ? » 

Il faut qu’on prévoie une pause plus longue bientôt pour eux, comme pour nous. Les quelques jours chez Vita à Malang nous avaient fait du bien, Au Cambodge alors ! La date approche… Notre visa pour l’Indonésie se termine le 27 octobre, c’est passé drôlement vite.

Ce matin, nous partons à la découverte des arts et des traditions javanaises. On dit que « Yoga » est l’âme de Java, le cœur artistique et intellectuel de l’île. Yoga est indépendante et gardienne de ses coutumes, elle est toujours dirigée par un sultan dont le kraton, le palais, marque le centre de la vie traditionnelle.

« On visite le palais du Sultan Jonas ce matin ! » « Et on va voir le sultan papa ? » questionne Lily toute excitée, « If we are lucky… ! »

Nous avons choisi de dormir dans le quartier de Sosrowijayan, dans une petite ruelle qui donne sur l’authentique Jl Malioboro. Quand on marche sur Jl Malioboro, on découvre encore une nouvelle Indonésie, mêlant authenticité, traditions et une riche culture artistique. A Yoga, on a envie de flâner dans les ruelles, les quartiers.

Direction le kraton, sur le plan, il ne semble pas loin, Jl Malioboro,, on continue tout droit sur JL A Yani, on passe Alun Alun et on y est !

Le kraton se situe dans le quartier historique, véritable ville dans la ville. Deux gigantesques dragons « masculins » et « féminin » signalent les entrées « homme » et « femme » du kraton. Ils sont tellement semblables que nous ne savons toujours pas lequel correspond. Peut-être nous le direz-vous ?

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A l’extérieur du kraton, se dressent 2 waringin, des banians sacrés sous lesquels à l’époque féodale s’asseyaient les plaignants espérant retenir l’attention du roi.

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Nous apprenons par le guide que le sultan actuel, Hamengku Buwana X est plus « sage » que ses prédécesseurs ; il a seulement 1 femme et 6 filles.

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Dans la salle, Lily et Jonas s’amusent à lire le nombre d’enfants de chacun des anciens sultans « 78 enfants Maman !! Mais comment il a fait ?… Il a eu 21 femmes ! »

Pas très charmant en plus 😉 « Pourquoi sont-ils représentés avec de si longues oreilles ?! » Le guide nous explique que c’est un symbole « Pour mieux écouter la parole du peuple ».

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« Maman, écoute ! Qu’est-ce que c’est ?! » Nous avons de la chance, nous sommes lundi et dans le pavillon intérieur du kraton se joue un gamelan. Le gamelan est un ensemble instrumental traditionnel des musiques javanaises. Nous en profitons pour faire une pause musicale.

 

Notre promenade se poursuit dans le parc, et depuis le début de la visite nous apercevons des coqs dans des cages. Serait-ce leur réveil matinal ?! Le guide nous explique que les coqs représentent la bravoure et le courage du sultan. Lorsque les Néerlandais occupèrent l’Indonésie en1948, le sultan s’enferma dans son palais et apporta son soutien aux rebelles.

Nous finissons notre visite, les estomacs gargouillent et nous décidons de rester manger là devant le kraton. Lily et Jonas se prennent maintenant bien au jeu des roulottes. Tu choisis ce que tu veux dans ton bol et le tour est joué 😉 Parfois ça marche et c’est bon ; parfois c’est plus délicat 😉 LOL

Cette après-midi nous devons quitter Yoga pour rejoindre Borobudur. Nous avons un bus à prendre mais avant il faut repasser à la chambre pour récupérer nos 60 kilos de sac. Nous avons vu qu’il y a un « public bus » qui fait Yoga-Borobudur de la gare routière. Encore faut-il arriver jusqu’à Jombor, le terminal de la gare routière.

 A l’arrêt de bus, un indonésien tente de nous expliquer avec le peu d’anglais qu’il a les changements à faire pour atteindre le terminal, nous finissons avec lui devant la carte du réseau des bus avec un bout de papier et le numéro des bus. Je me dis qu’il est parfois plus difficile de se retrouver sur une ligne de réseau de bus que dans un aéroport !

Bus n°3A de Jl Malioboro  à Jl Ahmad Dahlan, puis bus n°2B ou le 9 (a-t-il ajouté !) jusqu’à Jombor, ensuite PublicBus jusqu’à Borobudur. OK ! C’est parti.  

Il est 14h nous arrivons à Jombor avec les 2 enfants, nos 4 sacs et encore un peu de pêche pour attraper au vol le bus de Borobudur, trop forts 😉

 

 

Gunung Bromo – Java Est

Samedi 21 octobre

Malang – Cemoro Lawang : 110 kms, 4h de route à l’aller et 3h pour revenir !

Nous avons même cru que notre chauffeur n’arriverait pas à nous monter jusqu’en haut !

Beaucoup d’agence de voyage sur Malang et Probolinggo proposent des circuits organisés 2j 1nuit pour 1 600 000 RP par personne. Quelques recherches sur internet, un peu de lecture, nous décidons d’organiser seul notre ascension.

1ère étape, nous avons réservé notre nuit sur Cemoro Lawang via Traveloka, un site de réservation en ligne pour les billets d’avion, de train et les hôtels, un « Booking » quoi.

« Maman, on dort au bord d’un volcan ce soir ! Tu te rends compte ! » Oui, je sais 😊. C’est au Tengger Inda que nous avons réservé une vraie chambre familiale pour 440 000 RP, environ 28€ ; un prix plutôt abordable ici compte tenu des prix du secteur.

D’après « Lonely » ce village offre une vue spectaculaire sur Gunung Bromo.

2ème étape, comment s’y rendre ? Un mini-bus de Malang ? Un Train jusqu’à Probolinggo et un bemo pour finir ? Une voiture avec chauffeur ? Nous demandons à Vita qui nous héberge à Malang si elle peut nous trouver un chauffeur. 900 000 RP aller-retour. Nous acceptons. Nous apprendrons par la suite, en discutant avec un chauffeur sur Cemoro Lawang que c’était vraiment un bon tarif « Really Cheap !

3ème étape, en route 😉 « Lonely » annonce que de Cemoro, cela prend 1h via un sentier pour arriver jusqu’au versant du Bromo, il est facile à suivre de jour grâce aux repères en pierre blanche.  

Ah oui, mais qui est Bromo ?!

On dit ici que le Gunung Bromo ne s’oublie pas de sitôt. Et vous voulez que je vous dise … c’est la réalité ! Tel un vrai paysage lunaire, gigantesque, le site volcanique autour du Bromo est d’une beauté surréaliste. Le Gunung Bromo (2 392m) s’élève des profondeurs de l’ancienne caldeira du Tengger. C’est l’un des trois volcans qui ont émergé d’un vaste cratère de 10 km de diamètre, l’actuelle mer de sable volcanique et de cendres que nous devons traverser pour arriver au pied du volcan.

Nous y sommes ! Devant nous, le Gunung Bromo, nous sommes entourés de hautes falaises qui forment les lèvres du cratère. Nous traversons à présent la féérique Laotian Pasir, cette mer de sable volcanique et de cendres. Il est 14h, nous avons vu qu’il nous fallait 1h pour rejoindre le pied du volcan et 253 marches ensuite pour arriver jusqu’au cratère. « Regarde Papa, une tornade !! » Nous avons droit à un joli spectacle. Une mini tornade de sable s’est formée et avance, les enfants essaient de la rejoindre ; trop tard…

A cette altitude, la chaleur n’est pas aussi étouffante. Nous avons même prévu des petites laines pour le retour. La nuit tombe très vite et nous pensons revenir avant mais on ne sait jamais. « Quelqu’un a pensé à la frontale ?! » « Oui Papa ! Et il a même le couteau pour les ours » répond Jonas 😉 On est paré alors !

Le Bromo n’est pas seulement l’un des sites les plus impressionnants du pays, c’est aussi pour les fidèles hindous l’une des trois montagnes les plus sacrées. On peut en croiser parfois venus de Java ou de Bali, ils y viennent déposer des offrandes pour satisfaire le volcan et les dieux.

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« Maman, j’ai du mal à respirer ! » C’est le soufre. Quelques indonésiens sont là en bas pour nous vendre des masques pour se protéger des fumées, d’autres proposent des bouquets de fleurs pour les offrandes. On a la panoplie 😉

Arriver jusqu’à l’escalier qui mène au cratère est déjà une jolie « grimpette » 😊 Il nous reste les escaliers ! « Ca fait combien d’étages Papa 253 escaliers ?! » Cela en fait pas mal… « Monte et regarde devant toi ! »

 

 

Nous voici arrivé au bord des entrailles sulfureuses et fumantes du volcan. D’ici, la vue est imprenable sur la Laotian Pasir jusqu’au bord du cratère, à côté le Batok, le voisin du Bromo et à sa base un temple hindou. Le bruit est impressionnant, la terre gronde. Nous avions commencé à entendre ce bruit sourd lors de notre ascension mais d’ici ce grondement raisonne fort. L’odeur du soufre aussi explose. Nous nous avançons un peu sur la crète mais je ne me sens pas en sécurité. Je préfère que nous redescendions au moins les marches.

 

Pause gouter et thé 😉 Oui, il y a le retour ! Autant reprendre quelques forces. Assis ici dans ce paysage surréaliste, nous pouvons aisément comprendre que d’innombrables mythes et légendes s’en soit inspirée.

On raconte que le cratère du Tengger aurait été creusé avec la moitié d’une coque de noix de coco par un ogre éperdument amoureux d’une princesse.

Sur le retour, dans la Laotian Pasir, Lily et Jonas ramassent quelques pierres volcaniques pour offrir aux copains et copines. Ils sont impressionnés par le bruit que font les pierres quand elles retombent et par leurs formes. Des cavaliers nous proposent de nous ramener, des motos aussi mais « Non ! nous sommes de grands marcheurs ! » comme dit Jonas. Quelques minutes plus tard, Jonas reviendra sur sa théorie et tentera de rattraper une moto 😉

Il est 17h15, quelle ponctualité ! Juste à l’heure pour le coucher du soleil. Au loin, le Bromo toujours fumant et cette mer de sable volcanique qui change doucement de couleur avec la nuit qui arrive.  Le spectacle est magnifique, la fraîcheur tombe vite. Ce soir nous dormirons depuis la 1ère fois depuis longtemps sous des couvertures.

 

Malang – Java Est

Samedi 21 octobre

 C’est l’heure de quitter notre « Home Sweet Home » de Vita ce matin. « Vita, where is Nelvin ? » Lily et Jonas cherchent le fils de Vita pour lui dire au revoir. Ils ont passé de jolis moments ensemble. La barrière de la langue n’a pas empêché de bons fous rire entre eux !

« Good Bye Vita !! We are spend a very good time in your home ! » Ces quelques jours « off » chez Vita nous ont permis de recharger les batteries. Une adresse aussi géniale que la propriétaire 😊

Da Vita Home’stay à  Malang  – 250 000 RP  environ 17€ la nuit pour 4 personnes

https://www.facebook.com/guesthouse.devita

 

 

Nous sommes arrivés sur l’île de Java depuis mardi par l’avion depuis Maumere. Il était tard quand nous avons atterrit à Surabaya ; tout juste arrivé, je n’ai pas ressenti ce charme indonésien que nous avions connu plus à l’Est sur Lombok ou Flores. Surabaya ne fait pas bonne impression ; au premier abord dit « Lonely ».

Nous en resterons au premier alors car nous devons repartir aussitôt le lendemain matin en bus pour Malang, plus au Sud.

La ville est bruyante et polluée. La chambre que nous avions réservée se trouve dans un hôtel sombre et très peu agréable. Pour la première fois depuis notre départ, j’ai préféré sortir nos draps de couchage tellement la chambre ne m’inspirait pas niveau propreté… Il était trop tard et nous ne pouvions pas en changer. « Seulement une nuit ! » a tenté de nous rassurer Ludo. Ce soir là nous nous sommes couchés avec le moral dans les chaussettes…

Aussitôt levés le lendemain, nous avons plié les sacs et nous avons pris la direction de la gare routière, nous n’avons jamais été aussi rapide pour quitter une chambre je crois 😉

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C’était une première le bus local !

Dans la gare, un homme nous a montré le chemin, toujours cette même gentillesse, toujours ces mêmes sourires. Nous n’avions pas pris le temps de déjeuner avant de partir et nous avons 3h de route en bus. Quelques marchands étaient là jusque dans le bus : Quelques nems, de l’eau, des céréales et des bananes. Nous n’aurons pas faim ce matin. 

 

Direction Malang pour 4 jours. Nous avons choisi ce point de chute pour explorer cette partie de Java. Malang vit à un rythme plus paisible que Surabaya. Nous avions en tête de découvrir Malang, ses environs et le majestueux (comme dirait Jonas !) Gunung Bromo.

Quelle merveilleuse surprise nous avons eu à notre arrivée… Un véritable havre de paix. Accueillis par Vita dans son « Homestay », nous y avons passés 3 jours comme si nous étions chez nous 😊

 

Pendant ces quelques jours, nous avons en scooter découvert le village de Songgoriti avec son fameux temple hindou qui fut plutôt jadis un temple et aujourd’hui un vestige… Ses sources chaudes réputées pour leur bienfait mais que nous préférons ne pas tester…

Et son marché local avec ses warungs où nous avons déjeuné avec les locaux un véritable festin !

 

En GRAB, nous sommes allés au centre-ville de Malang.

GRAB = UBER Indonésien (un clic sur l’application et un chauffeur quelques minutes après 😊 

Arrivés à Malang, direction train station pour acheter les billets de train pour Yogyakarta, notre prochaine destination dans quelques jours.

 

Nous avons lu dans « Lonely » que le marché de nuit est un rendez-vous à ne pas manquer pour goûter les spécialités régionales, nous y irons donc en début de soirée. Avant, j’avais décidé de me faire masser dans un centre de formation qui emploient des masseurs aveugles, une bonne façon de soutenir la communauté locale ai-je pensé.

Lily m’a suivi en s’imaginant profiter d’un moment détente… Le massage était un massage javanais traditionnel plutôt tonique. Lily a préféré me tenir compagnie « Ca va Maman ?? T’es sûre ? Parce qu’elle appuie vraiment fort ! » m’a-t-elle dit 😉

Malang à la nuit tombée se transforme, toujours autant de circulation mais une atmosphère différente. L’Alun-Alun, le parc, que nous traversons pour rejoindre le marché de nuit est plein de vie, des familles, des jeunes. La mosquée est là, illuminée, magnifique.

 

Malang restera un beau souvenir sûrement grâce aussi à Vita. « I miss you » nous enverra-t-elle  par WhatsApp le lendemain matin. Tu nous manques aussi Vita 😊

 

 

 

 

 

Flores Island, que du bonheur !

 Vendredi 13 octobre

Une nuit sur la terre ferme dans un vrai lit avec une vraie douche… J’entends encore Lily hier soir tout juste sortie de la salle de bain « Maman, ça fait trop du bien une douche, même froide ! » On ne prend vraiment conscience de son confort que lorsqu’on le perd (et même seulement 4 jours 😉). Et puis ce coucher de soleil de la chambre… Nous sommes séduits !

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Séduits et très fatigués de notre « trip » en mer. Nous aurions peut-être dû attendre 1 jour avant de repartir aussitôt. C’est trop tard, nous avons déjà réservé les services d’un guide pour les 4 prochains jours. Et puis Labuanbajo, pourtant décrite comme une superbe ville portuaire dans le Lonely, ne nous inspire pas. Au passage, « Lonely » n’est pas toujours de bon conseil.

Le nom de l’île « flores » lui fut léguée par des marins portugais. Ils sillonnaient la région en quête d’épices, mais ne trouvaient que des fleurs : « flores » en portugais.

Un petit aperçu de l’île ici

 

Nous avons hésité entre repartir en avion dès notre arrivée ou traverser l’île d’Ouest en Est et repartir de l’aéroport de Maumere pour Java. En consultant quelques blogs de voyageurs, nous avons décidé de nous laisser séduire par ce qui promet d’être un joli « road trip » à travers les terres.

Traverser Flores, c’est 4 jours au minimum car pour rejoindre Maumere, c’est une route et une seule de 670 km, la TransFloresienne. Une route en amélioration rapide certes mais une route sinueuse, tortueuse, une route « comme pour aller au ski » dirait Lily. Une route où 40km/h c’est la vitesse de croisière 😉

Deux choix s’offraient à nous, voyager avec les bus locaux de ville en ville : il faut compter 5h en moyenne pour rejoindre une ville ou avoir recours à un chauffeur avec le même temps de trajet tout en profitant de ses connaissances pour découvrir au mieux les richesses que nous offrent Flores et croyez-nous il y en a !! C’est cette dernière option que nous avons choisi. Et nous ne le regretterons pas ! (en fin d’article les coordonnées).

8h40 – Emanuel (oui Emanuel car la population ici est à 85% catholique) nous attend devant notre pension de LabuanBajo. « Hello ! » Les présentations faites, nous voilà parti. Dès le départ, Emanuel semble attentionné avec les enfants. Il vient lui-même d’être papa depuis 13 jours d’un petit garçon « Nakalino ».

Aujourd’hui, notre destination est la ville de Ruteng. Emanuel en est originaire ce qui nous offrira aussi un bon moment de partage plus tard dans l’après-midi.

Cela fait seulement quelques kilomètres que nous avons quitté LabuanBajo et déjà nous entamons une vraie ascension. Voyager à travers les terres de Flores, c’est voyager entre les rizières, les volcans fumants, les lacs, la jungle et les plages, une variété extraordinaire. Vous allez vite comprendre comment Flores est devenu mon coup de cœur Indonésien 😉

1er arrêt sur les hauteurs de LabuanBajo, Lily et Jonas découvrent un nouveau jeu avec cette plante appelée « Princess scared », ses feuilles se replient sur elles-mêmes à notre contact. « C’est trop marrant Maman ! » Nous, nous découvrons les « Macadamia tree ». Il y en a de partout !! Emanuel nous explique que les noix de macadamia sont exportées sur Java pour la fabrication d’huile. Ces noix ne sont pas du tout comestibles, on pourrait tomber malade. Je rêve devant cette profusion d’arbres à macadamia.

Nous poursuivons notre route, la végétation est si luxuriante : des bananiers, des arbres à noix de cajou, des bambous, des arbres à macadamia et ces rizières…

Sur la route de Ruteng, il y a un panorama à ne pas manquer : « Spiderweb Rice Fields ». Emanuel nous y emmène.

Mais avant pause « vomito » pour Lily … Une route de montagne… On dit d’elle aussi qu’elle ressemble à un serpent. C’est une bonne image. De retour en voiture, Emanuel se tourne vers Lily « Don’t forget to smile ! » Lily sourit, c’est gagné !

Quelle chaleur ! Dans les rizières, les hommes et les femmes sont affairés, chacun à sa tâche. Les femmes ramassent les plants et les posent sur le côté, un homme vient les prendre et les amène au bord de la route pour les faire sécher, un peu plus loin, un autre sépare les grains des plantes sur ceux déjà secs. Et les enfants sont là, ils jouent, ils aident.

 

Arrêt essence, ici le litre c’est 6400 RP, un peu moins de 0,30€ du litre.

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Des enfants marchent le long de la route « No school ?! » Nous sommes pourtant vendredi… Emanuel nous explique que c’est la pause. La pause ? Oui, ici et comme dans toutes les écoles que nous avons rencontré en Indonésie d’ailleurs, l’école c’est du Lundi au Samedi jusqu’à 12h30 parfois 13h. Ils commencent en général à 7h15 le matin et ils ont 2 pauses dans la matinée pendant lesquelles ils peuvent se promener ou aller manger quelque chose. « C’est trop bien Maman !! Ils ont le droit de sortir de l’école ici pendant la récréation 😉 »

« And why they don’t wear an uniform Emanuel ? » Les élèves en Indonésie ont tous un uniforme, la couleur change en fonction des écoles (école privée ou public) et des niveaux. « Because it’s Friday ! » Le vendredi donc pas d’uniforme, nous apprenons que c’est le jour du sport le vendredi, ils peuvent donc venir habillés comme ils veulent. « And also Saturday ! » ajoute Emanuel. Et pourquoi le samedi est un jour sans uniforme aussi ? Alors là, accrochez-vous…

Le samedi c’est le jour de ménage, les élèves viennent à l’école pour nettoyer leur salle de classe, la salle des professeurs et le jardin de l’école. A méditer…

img_4191« Lily, quelque chose à ajouter ?!! » Non rien !

Notre route se poursuit et nous en avons déjà plein les yeux. Cela promet de belles découvertes. Emanuel est très ouvert, c’est un vrai plaisir de pouvoir échanger avec lui.

11h – Nous arrivons au village de Cancar, nous sommes près de ces rizières légendaires appelées « Spider Rice Fields ». Pour avoir une vue imprenable sur ces rizières en toile d’araignée, Emanuel nous arrête dans une petite maison. D’ici, il nous explique que nous allons monter jusqu’à la crête par un chemin en terre.

Le chemin jusqu’à la crête se transforme en cours de sciences 😉 Nous découvrons des arbres à cacao, des caféiers, des plantes à ananas, des plants de pommes de terre locales et d’autres légumes. Jonas est déjà presque en haut, cela fait rire Emanuel « More energy Jonas ! » Ah oui, more !!

D’en haut, l’aspect très particulier des rizières, en forme de toile d’araignée, sautent aux yeux. Emanuel nous en donne l’explication. Au tout début, la maison se trouvait au centre de la rizière et les paysans suivaient la forme du toit de la maison pour faire les plantations.

C’est extraordinaire !

Nous redescendons, il est tard, la faim se fait sentir. Nous finissons la route jusqu’à Ruteng propose Emanuel, là-bas nous pourrons bien manger…

« Agape Café », idéal pour une pause déjeuner dit « Lonely ». La salle est très belle et nous avons faim ! Mais c’est sans compter sur l’impatience de Jonas : aussitôt servi, Jonas se jette sur son plat. Trop tard, il sortait juste du four. Glace, crème, bande et… cloques !

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Ruteng est une ville assez vaste, de premier abord sans grand charme. Emanuel va nous en faire découvrir une autre facette. Rappelez-vous, il en est originaire. Ludovic lui a expliqué sur la route ce matin que je suis maîtresse en France, « like my wife ! » a répondu Emanuel. Il nous propose donc de nous emmener dans une école mais pas n’importe laquelle 😉 Une école de formation au tourisme, son école dans laquelle il a passé sa formation quelques années auparavant. « Oh non Maman, pas encore une école !! » Si Lily, il va falloir s’y habituer 😊

Dès notre arrivée dans la cour, les têtes des salles de classe se lèvent, des sourires et cette envie de venir parler avec nous. Cela tombe bien, nous sommes invités dans une classe. Ce sont des élèves en première année, peu comprennent l’anglais, l’enseignante traduit. Beaucoup de timidité de la part des étudiants (sauf 1 !), Jonas et Lily sont mal à l’aise (cela ne durera pas longtemps pour Lily !).

Ils nous questionnent : d’où nous venons, où nous allons, qui nous sommes, nous leurs parlons de notre aventure de l’année, leurs partageons le blog, avant de partir un élève me demande quelles sont les qualités les plus importantes pour réussir leur année. Je lui réponds ce que je répète à chaque fois à mes élèves « Vous avez le droit de vous tromper mais pas le droit d’abandonner ! » Ils sourient.

Après cette pause « studieuse », c’est un arrêt plus culturel, direction la cathédrale de Ruteng. Emanuel nous dit que la nouvelle cathédrale vaut le détour. Dans le jardin autour, nous avons droit à une séance sportive « Because it’s Friday 😊 » Des enfants et des adolescents sont là, certains plus sérieux que d’autres, pour s’entraîner à un sport de combat. Nous nous asseyons pour les observer. C’est génial ! Ils se prennent au jeu et nous font un spectacle. Avec Lily, on s’y tente aussi… mais nous manquons de souplesse !

 

Dans la cathédrale, il y a un mariage, nous ne pourrons pas rentrer. Ici pas de mariage le samedi la veille de l’office dominicale, on peut se marier tous les jours de la semaine. L’extérieur est déjà très beau.

 

 

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Notre journée, déjà bien pleine, va se finir par la visite d’un village traditionnel. Nous sommes curieux de découvrir leurs coutumes. A notre arrivée, des enfants jouent, nous accueillent avec un joli sourire, ce sera notre meilleur souvenir de cette visite…

Le guide du village nous donne quelques explications décousues, sans logique. Nos questions restent dans le flou. Nous en retiendrons que quoiqu’il se passe dans cette communauté, le « chef » a un rôle de médiateur entre les familles et les clans qui y vivent.

Il est maintenant tard, Emanuel nous conduit jusqu’à notre guesthouse « MJR Ticketing » à Ruteng.

Nous avions réservé la veille au soir sur TripAdvisor une grande chambre avec un extra bed. Il faut savoir que les chambres familiales pour 4 sont moins courantes (les touristes sont souvent des backpackers voyageant seuls ou à 2). La deuxième chose à savoir c’est qu’avec TripAdvisor certaines consignes comme « extra bed », petit déjeuner, nombre de personnes…ne sont pas toujours bien communiqués aux partenaires locaux (ici Agora).

Nous en faisons les frais ce soir… «No extra Bed ! » Comment pas d’extra Bed ? La gérante nous explique qu’il nous faut payer un supplément. Ludo tente de lui expliquer que nous avons déjà payer ce surplus. Rien à faire. Il n’apparaît pas sur son bon de réservation.

Il est tard, les enfants sont fatigués, nous aussi. 30 minutes de lutte acharnées d’explications et de savants calculs, les sourires reviennent et la gérante, une charmante japonaise, accepte de nous installer ce lit supplémentaire.

Ludo s’est revu l’espace d’un instant dans le film « La vérité si je mens » à négocier des fermetures éclaires avec un fameux « T’as pas dit zipp !! »

« Is it ok ? » nous demande Emanuel. Yes ! Tout est ok. « Enjoy your sleep »

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Samedi 14 octobre

7h – Jonas est déjà levé « Papa, on va déjeuner quoi ?! » Les repas commencent à devenir lourds avec Jonas, il ne mange que peu de choses et nous voyons bien qu’il a faim. Nous ne savons pas comment faire. Même le petit déjeuner le matin pose problème. Ici, pas de cacao, pas de pain, le lait est du lait en poudre (vous auriez dû voir sa tête quand on lui a amené la tasse !!), pas de céréales et « même le beurre Maman il n’a pas le même goût !! » Nous perdons parfois un peu patience.

Mais ce matin, notre « breakfast is just marvellous ! » Des petits cakes fait maison, des confitures de mangues, des tartines, des mangues et des ananas, une salade de concombre… ! Nous disons au revoir à Jenny, une australienne rencontrée la veille au soir dans la Gesthouse. Jenny fait promettre à Lily « Better English » quand elles se reverront chez elle à Sidney ou en chez nous en France. Lily promet. Nous échangeons nos cartes.

8h30 – Emanuel arrive. Jonas est trop content de le retrouver.

Avant de quitter Ruteng, nous devons passer par la poste pour envoyer un document en France (un clin d’œil à Patricia 😉) Ce sera un petit moment de solitude. Des visages perdus face à nous, aucune de parle anglais… Ah si, un ! Ouf 😊 Nous ne savons pas notre document est arrivera en France mais il est posté.

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Emanuel veut nous montrer le marché local de Ruteng, avec plaisir ! A la fois marché ouvert, puis marché couvert, il y a des étales de partout, des couleurs, des odeurs et des sourires. Lily cherche ses concombres, maman son gingembre ; « Ginger Tea » un véritable remède naturel. Nous achetons également quelques bananes pour la route, elles seront juste fabuleuses avec leur léger goût citronné.

 

 

Devant les étals de poisson, je m’arrête. « Ikan Cara » me dit Emanuel « It was very good ! » 

 

Il est temps de quitter Ruteng, nous avons 5h de route jusqu’ à Bajawa, notre 2nd point de chute sur Flores. A nouveau cette route tortueuse de montagne, « Ramamisa » nous dit Emanuel, nous nous arrêtons sur les hauteurs de ce lac de cratère. Ici, c’est une forêt protégée. « On peut se baigner Maman ?! » Ah non ! « Very Dangerous » Certainement à cause du soufre.

« Maman, tu te rends compte, 2 buffles, 3 chèvres et des sous, ça fait beaucoup pour se marier ! » Jonas repense à notre discussion d’hier sur les coutumes du mariage ici. Oui, ça fait beaucoup 😉

Au bord de la route, quelques singes, Lily et Jonas s’en amusent, Ils leurs jettent une banane « Maman, regarde ! ils l’ouvrent comme des humains !! Ils sont trop intelligents 😊 » Emanuel nous explique que durant la saison chaude, les singes attendent patiemment au bord de la route qu’on leurs donne à manger.

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Il est 11h, nous croisons des écoliers « Week end Emanuel ? » Non pas encore, rappelez-vous le samedi matin, c’est le jour de ménage et de jardinage à l’école. Il n’y a que le dimanche en repos. Nous en profitons pour lui demander les vacances ici. Emanuel sourit « No job, no money ! » Ici, pas de congés payés ! Le seul jour de repos c’est le dimanche. Quant aux écoliers, c’est presque pareil, ils n’ont que 2 semaines de vacances pour les fêtes de Noël et la nouvelle année. « No holidays » … Lily et Jonas ne disent plus rien, nous n’ont plus d’ailleurs !

Pause à Borong « Lunch Time ! » Nous mangeons au Bougainville, plutôt européen comme nom. Pourtant à l’intérieur que des Indonésiens, des rires, une bonne humeur règne ici. Emanuel nous dit qu’on y mange bien aussi et pour pas cher. « Fish, rice and vegetables » Trop bon 😉 Papa et Jonas jouent avec les osselets pendant l’attente, Emanuel se lance avec Lily dans une partie de Puissance 4. Une pause qui fait du bien.

Il nous reste encore un peu plus de 2h de route jusqu’à Bajawa… « Maman, qu’est-ce que je peux faire ? Hein Maman ! » J’improvise un cours d’orthographe ! Emanuel rit d’entendre Jonas réciter « School Time ! »

Sur la route, des bananiers de partout, nous apprenons qu’ils exportent ici toute leur production vers Bali et Java.

Nous arrivons enfin à Bajawa. C’est une petite ville perchée à 1 100m d’altitude encadrée de volcans aux pentes couvertes de forêt. Bajawa est l’endroit idéal pour explorer les villages traditionnels des Ngada. Emanuel nous propose de nous y arrêter, nous sommes encore déçus de la visite du village traditionnel de la veille, nous préférons descendre jusqu’aux sources chaudes. Emanuel est surpris « Are you sure ? » Ok ! Direction Air Panas Malange (Air Panas = source chaude en Indonésien).

Ces sources sont les plus naturelles de la région, elles se trouvent à la base du Gunung Inerie, un volcan au cône parfait, majestueux. 30minutes plus tard, serviettes et maillots de bain, Lily, Jonas et papa se jettent dans un bassin tempéré. Juste avant Jonas a à nouveau risqué quelques cloques supplémentaires, il s’est trompé de bassin ! Il y a deux cours d’eau, l’un chaud, l’autre froid qui se rejoignent dans un bassin tempéré. « Maman !!! Elle est vraiment chaude cette source ! » 😉

Des familles indonésiennes sont là aussi, des enfants se baignent, d’autres se lavent. Un petit garçon tente d’approcher les enfants pour jouer avec eux. Cette ambiance est à la fois joyeuse et pleine de sérénité. Nous, ici, dans cette jungle, avec ses odeurs et ses bruits. Je suis conquise. « On reviendra Maman ?! Dis oui ! » Je crois que les enfants aussi ont craqué !

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18h – Sanian Hotel. Ludo descend et va voir à la réception si tout est ok, pas comme la veille. « It’s ok » me rassure Emanuel. Nous dormirons dans du grand luxe ce soir : une chambre avec salle de bain et toilette, télévision, mini bar, climatisation et l’eau chaude pour environ 45€ ! « Maman, elle est trop bien cette chambre, il y a tout dedans ! » s’exclame Jonas.

Un peu plus tard dans la soirée « Maman, regarde qui il y a ici aussi !! » crie Lily. « Oh Jenny !! » C’est trop marrant de les voir. Nous échangeons sur nos découvertes de la journée. La copine de Jenny nous parle de ce village Ngada, des étoiles plein les yeux, elle ne sait pas comment nous dire que ce qu’elle a vu était simplement merveilleux. C’est dommage… Nous aurions dû y aller…

Emanuel nous attend pour rentrer se reposer « Tomorrow morning, Ngada village ! » Ludo m’explique qu’il a vu avec lui et que c’est ok. Nous partirons plus tôt demain matin et nous nous arrêterons au village. Je souris, je suis trop contente ! Emanuel s’en amuse ; ce village ce n’est pas n’importe quel village…

 

Dimanche 15 octobre

Réveil très difficile ce matin. Nous nous sommes couchés un peu tard hier soir. Nous avons eu un moment d’école avec Jonas après le repas ; l’école a été un peu oublié ces derniers jours entre le trip en bateau et la route depuis 2 jours. « Que des maths maman ! S’il te plaît… » Lecture ! On va faire aussi de la lecture Jonas. Pendant ce temps, Lily a répondu à ses mails et a préparé son prochain article avec papa. Les enfants couchés, je me suis fait chauffer mon Ginger Tea et j’ai passé un long moment sur l’ordinateur, trop long, vu mes yeux ce matin 😉 J’avais encore quelques photos à télécharger pour le dernier article du blog et nous avions aussi surtout à « booker » les billets d’avion de Flores à Java pour dans 3 jours.

L’avion ici c’est comme les chambres, on peut vite se retrouver sans rien où avec les derniers billets « hors de prix ». Depuis notre arrivée sur Flores, nous réservons nos chambres au jour le jour sans avoir parfois trop le choix, comme pour ce soir.

C’est grâce à Emanuel que nous dormirons dans une chambre à 4 d’ailleurs à Moni.

3ème étape aujourd’hui Moni. Moni se trouve à plus de 6h de route d’ici, c’est un joli petit bourg entouré de pics volcaniques, c’est aussi le point d’accès au Kelimutu, ce volcan sacré.

« Good morning Emanuel ! » Les enfants et lui sont de plus en plus complices. Ils s’attachent. « Go to Ngada village ! » Oh oui !!

Les Ngada vivent sur le haut plateau de Bajawa et les pentes du Gunung Inerie. Nous partons vers le village sur les pentes du volcan. La plupart d’entre eux pratiquent un synchrétisme religieux mêlant animisme et christianisme. Ils vénèrent Gae Dewa, un dieu qui unit les Cieux et la Terre.

Les symboles les plus visibles de la tradition Ngada sont les paires de « ngadhu » et « bhaga ». Le « ngadhu » est une construction en forme de parasol d’environ 3m de haut ; le « bagha » est une maison miniature au toit de chaume. Le « nghadu » est mâle et le « bagha » est femelle, ils sont là pour accueillir les esprits des ancêtres. Chaque pair est associé à une famille du village.

Les rites de fertilité sont toujours célébrés tout comme les cérémonies marquant les naissances, les mariages, les décès et la construction des maisons, parfois avec des sacrifices de buffles. A l’entrée des maisons, des restes de ces sacrifices… les dents et les cornes des buffles. Emanuel nous explique que c’est pour protéger la maison.

Nous apprenons aussi que chez les Ngada, la propriété se transmet par les femmes ; si un homme veut se marier avec une femme extérieure à son village, il doit quitter son village.

Nous nous promenons dans ce village. C’est un vrai village, nous n’assistons pas ici à une représentation comme nous avions ressenti auparavant. Les maisons sont toutes tournées vers le centre, comme si elles ne faisaient qu’une, ce centre où reposent leurs ancêtres. Pas de ruelles. Dans le recoin d’une maison, une jeune fille pille du maïs à côté de son petit frère qui fait ses devoirs. Des visages de tout âge bercent les terrasses de ces maisons, paisibles. L’ambiance est sereine.

 

Au moment où nous allons quitter le village, un visage, un regard au loin me touche plus encore. Une dame âgée m’observe. Elle a cette chaleur dans son regard et ce visage plein de sagesse. Je m’approche. Je suis touchée. Elle m’a touchée.

Nous partons. Comme les enfants la veille, je pourrai dire ce matin « Dis chéri, on reviendra ? Dis oui !! »

« Mais pourquoi ils cassent les montagnes papa ? Les pierres, c’est important ! Et puis c’est la montagne quand même ! » dit Lily limite triste et en colère. Sur la route depuis LabuanBajo, beaucoup de flancs sont mis à nu, des carrières au bord de la route. Emanuel nous confie que c’est dangereux et qu’il y a des glissements de terrain. Mais comment faire… ?

Le paysage change, nous approchons d’Ende au bord de la mer. Des champs de palmiers, une route droite ! C’est ici que nous allons découvrir la production d’arak, l’alcool local. Chaque famille ici produit son arak à partir de la sève de palmier. Le procédé est identique à celui que nous connaissons de l’eau de vie : fermentation et distillation avec un alambique en bambou.

Ludo goûte « ça va ! » Il s’attendait à quelque chose de plus fort. J’en ramènerai bien à papy Jacky 😉 Mais 6 mois dans le sac, c’est risqué !

 

« On s’arrête quand pour manger Maman ?! » Emanuel ? Bientôt.

Et quelle pause repas ! « Blue stones Beach », la plage des cailloux bleus. Au repas, poissons grillés ! Je vois déjà le sourire de Ludo. Nous devons choisir notre poisson.

Pendant l’attente, baignade sur cette plage atypique. Les enfants joueront dans les vagues avec une jeune indonésien. « Les cailloux sont bleus papa !! » Comment c’est possible ? Il nous suffit de se retourner du côté de la montagne pour comprendre. Ils viennent de la montagne. Avec les eaux de pluie et les ravinements, ils finissent sur la plage. C’est beau à voir !

Et le poisson dans tout ça ?

Un vrai régal !!!!! 😊

Les estomacs pleins, on repart. Prochain arrêt Moni.

Emanuel nous précise le programme de demain. Réveil 3h30. « 3h30 ! in the night ! » répond Ludo. Emanuel sourit « Yes ! » Mais pourquoi ? « Sunrise on Kelimutu ! » Ok… On rigole là, maintenant. Cette nuit ce sera différent.

 

Lundi 16 octobre

3h30 Bip – Bip – Bip… « Je crois que c’est l’heure… »

4h « Maman tu crois qu’il dort encore Emanuel ?! » Oui je crois… Lily frappe à sa porte. Rien… Lily frappe à nouveau. « Oh sorry !! Ok, ok… we go ! »

Nous avons lu qu’à l’aube, le soleil se lève au-dessus du bord ouest du Kelimutu et filtre à travers le brouillard pour dévoiler trois profonds lacs volcaniques, surnommés les lacs tricolores.

Mais ce matin, nous ne sommes pas certains de pouvoir en profiter… « Maman, heureusement que tu as pris les K-Way ! » Une pluie s’abat sur nous. Il est 5h du matin, nous sommes sous un abri, encore à moitié endormi et nous espérons que la pluie s’arrête…

 

Une accalmie, on repart. Lily et Jonas aux mains d’Emanuel. « Tu crois qu’on verra le lever du soleil ? » Ca c’est moins sûre. Nous arrivons à son sommet dans un brouillard qui ne permet pas de voir quoique ce soit autour. Quelques marchands ambulants sont là et proposent des boissons chaudes. Il ne nous reste plus qu’à attendre.

 

Nous avons entendu la veille au soir un monsieur qui disait qu’il avait patienté plus de 2h pour apercevoir ces fameux lacs. Cela risque d’être long et ardu quand je vois la tête à Jonas 😉

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Oulala… la journée s’annonce longue 😉

 

Pendant ce temps, Lily mange… « J’ai faim moi !! » 😉

 

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Quelques rayons tentent de percer, des nuages gonflent au-dessus du cratère. Nous discernons un premier lac « Regarde Papa, il est là ! Le lac turquoise ! » Le deuxième que nous parviendrons à voir sera le noir de l’autre côté de l’observatoire, puis le brun-rouge juste derrière le turquoise.

Quelle beauté ! Surtout quand les rayons du soleil viennent se refléter sur l’eau.

La légende veut que les âmes des morts montent vers ces lacs : celles des jeunes rejoignent la chaleur de Tiwu Nuwa Muri Koo Fai (le lac turquoise), celles des vieux le froid du Tiwu Ata Polo (le lac brun) et celles des méchants le Tiwu Ata Mbupu (le lac noir).

 

On dit que le Parc National de Kelimutu est un incontournable sur la région, c’est certain. Il aurait même mérité que nous y passions peut-être 2 jours de plus.

Avant de quitter Moni, Emanuel veut nous montrer une cascade. « On peut s’y baigner Maman ?! » Ils vont finir avec des nageoires et des écailles ces enfants avant de repartir de Flores !

Notre road Trip touche à sa fin. Dernier arrêt Maumere. Sur la route « Maman, tu te rends compte, 2 buffles, 3 chèvres et des sous, ça fait beaucoup pour se marier ! » Jonas repense à notre discussion d’hier sur le mariage ici quand on est passé à la cathédrale à Ruteng. Oui, ça fait beaucoup 😉 C’est l’heure de se dire « Good Bye », c’est difficile de laisser partir Emanuel ; lui aussi a du mal à partir. C’était juste 4 jours vous me direz mais 4 jours intenses avec de beaux partages. Emanuel a su être bien plus qu’un chauffeur. Toujours attentionné et joyeux, il nous a « offert » Flores, une île qui promet déjà à elle seule une extraordinaire aventure.

 

Pour contacter Emanuel, c’est ici :

https://www.facebook.com/roadtriparoundbeautyisland/

WA : 082145436263
Gmail : emilianussaman27@gmail.com

 

 

 

 

 

Mes aventures de malade en bateau !!!… Par Jonas.

Pour aller à l’île de Flores, je devais prendre un bateau. Avec Jeromine, on sautait du bateau de plus de 3 mètres et pour se motiver, elle disait : « Il faut crier pour se donner du courage ! » Moi, pour avoir confiance, je criais « Bonzaiiiii ! »

Avec Jeromine, Mathilde, Gaël, Papa, Maman et Lily, nous sommes allés voir les dragons. Les dragons ont du venin et des bactéries sur la langue et les dents. S’ils nous mordent ou nous lèchent, ils nous paralysent et peuvent nous manger tranquillement. Ils sont carnivores, ils mangent des buffles, des cerfs et même leurs bébés.

Pendant la nuit de la tempête, je pensais à plein d’autres choses parce que j’avais peur et qu’il y avait de grosses vagues. Je pensais aux jolies choses qu’on verrait comme les dragons et les raies si on avait de la chance.

S’il arrivait quelque chose de grave, il y avait des gilets de sauvetage et des canoés de secours. Toux ceux qui dormaient sur le pont extérieur du bateau ont reçu comme un tsunami sur la figure et des poissons volants.

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Jonas.

Fin.